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PSAUTIER MONASTIQUE


          trouve, consumé par la douleur et le repentir, jusqu'à en perdre
          les forces. À la fin, plein de confiance en Dieu, il annonce sa
          délivrance de ses ennemis, délivrance qui sera pour lui comme
          le signe et le gage que Dieu lui a pardonné et lui a rendu sa
          faveur.
             Ce psaume est le premier des sept que l’Église appelle
          Psaumes pénitentiaux. Il figure aussi au Rituel pour la visite aux
          infirmes et comme prière en temps de peste.
             7 Appel à la Justice Divine — Saül, jaloux de la gloire et des
          exploits de David, avait essayé plusieurs fois de le mettre à
          mort. Sa haine était encore excitée par les calomnies de
          courtisans perfides, parmi lesquels se trouvait un homme de la
          tribu de Benjamin, nommé Chus ou Chusi ; ils faisaient
          entendre au roi que le jeune héros avait formé une conspiration
          pour le renverser du trône et régner à sa place. C'est à l'occasion
          de ces calomnies que David, errant et fugitif, composa ce
          Psaume. Il commence par implorer le secours de Dieu (vers. 2-
          3), et proteste qu'il n'a donné à ses ennemis aucun sujet de le
          haïr (4-6) ; que le Seigneur prononce entre eux et lui (7-10) ; le
          méchant ne saurait échapper à sa justice (11-17). Il termine par
          un cri de reconnaissance (vers. 18). Comp. I Rois, 24, 10 sv.
             Dans le sens spirituel, David représente le Messie, calomnié
          et persécuté par ses ennemis. Tout pécheur doit se considérer
          humblement comme un de ces ennemis, puisqu'il a contribué
          par ses fautes aux souffrances du Sauveur. Qu’il se hâte donc de
          se convertir, s'il veut échapper à la justice de Dieu.
             8 Grandeur de Dieu ; sa bonté pour l'homme (Cri
          d'admiration) — Ce psaume est un écho poétique du récit que
          Moïse nous a laissé de la création. David commence par
          célébrer la grandeur de Dieu manifestée dans ses œuvres d'une
          manière si frappante, que les enfants mêmes la saisissent et la
          proclament à leur manière, à la confusion des impies (vers. 2-3).
          Cette grandeur de Dieu fait d’autant mieux ressortir sa bonté
          pour l’homme, cet être petit et faible, qu’il a établi roi de la
          création (4-9). Un refrain encadre le tout.

             Ce qui est dit ici de l'homme en général convient dans un
          sens supérieur à l'homme par excellence, au Verbe incarné, au
          Fils de Dieu fait homme, en qui et par qui la nature humaine a
          été rétablie dans son intégrité originelle, et qui a reçu de son
          Père la domination universelle sur toutes les créatures. Cf. Mt
          21, 16 ; I Cor 15, 27 Hébr. 2, 10.
             9 Action de grâces et prière — Ce Psaume est, dans la
          première partie (vers. 2-21), un chant de reconnaissance pour


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