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À la découverte d’une incroyable Bible du XIIIe siècle

MARC

 

 

Discours sur les Psaumes

Saint-Augustin

Dès sa conversion, Augustin s’enthousiasma pour le chant des psaumes. « Comme je prenais feu pour toi à leur contact » (Confessions IX, 4, 8). Ces psaumes, il les prie et les commente intégralement, selon un principe qui vaut pour toute l’Écriture : « Le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien, et l’Ancien dévoilé dans le Nouveau. » Le Christ est la clef secrète de leur compréhension.

Il faut rapporter le tout au Christ, si nous voulons saisir le véritable sens ; ne nous écartons point de la pierre angulaire, de peur que notre intelligence ne tombe en ruine ; qu’en lui se consolide tout ce qui est mobile et chancelant, qu’en lui s’affermisse tout ce qui est incertain. Quelque doute que fassent naître dans notre esprit les saintes Écritures, que l’homme ne s’éloigne pas du Christ, et s’il le découvre dans ses lectures, qu’il soit certain de les avoir comprises, et qu’il ne se persuade point qu’il les comprend, tant qu’il n’y rencontre pas le Christ, « qui est la fin de la loi pour justifier ceux qui croiront en lui » (Rm 10, 4) (in Ps 96, 2).



Discours sur le
Psaume I



Discours sur le
Psaume II



Discours sur le
Psaume III



Discours sur le
Psaume IV

 

La Bible


Prier les psaumes avec saint Augustin

De sa conversion à sa mort, la prière des psaumes a rythmé toute la vie de saint Augustin. Nous sommes invités à les reprendre pour vivre selon l’esprit du Christ.

Dès sa conversion, en 386, Augustin s’est mis à prier les psaumes. Quand il les découvre, il explose de joie. « Quels cris, mon Dieu, j’ai poussés vers toi en lisant les psaumes de David, chants de foi, accents de piété où n’entre aucune enflure d’esprit! » Il voudrait aussitôt faire partager sa découverte, en particulier aux manichéens, une secte dont il fut un adepte pendant neuf ans. Ces derniers n’avaient que mépris pour tout ce qui venait de l’Ancien Testament, où ils voyaient à l’oeuvre un Dieu mauvais. « J’aurais voulu qu’ils se fussent trouvés là, et qu’ils aient regardé mon visage et entendu mes cris! » Désormais, le chant des psaumes rythme sa vie de chrétien, puis de moine. Bientôt, il entreprendra le commentaire intégral des 150 psaumes.

Le sens caché des psaumes

Il faut revenir en arrière Le premier contact d’Augustin avec les Écritures fut décevant. Ce fut un é chec. Il avait alors 18 ans. Il avouera plus tard qu’à cette époque, « il n’en pénétra pas l’intérieur ». Autrement dit, il s’en tenait à la lettre, au lieu d’aller au sens spirituel. Il avait abordé le texte seul, avec tous les préjugés d’un esprit rationnaliste. Il devait rejeter avec les manichéens non seulement tout l’Ancien Tesstament, mais encore ne retenir du Nouveau Testament qu’une partie, car, selon les manichéens, bien des pages y auraient été falsifiées, « dans le dessein d’introduire la loi judaïque dans la foi chrétienne ».
Le tournant se produit à Milan C’est l’évêque Ambroise qui lui donne la véritable clef de lecture des Écritures. Cette clef, qui vient de saint Paul, s’énonce ainsi: la lettre tue, mais l’esprit vivifie (2 Co 3, 6). Pour Augustin, c’est une libération: « Dans des textes qui semblaient à la lettre contenir une doctrine perverse, il (Ambroise) soulevait le voile mystique et découvrait un sens spirituel.» C’est ainsi qu’à propos du psaume 134, Augustin écrit: « Tous ces faits, nous les avons vus, reconnus et loués, pris à la lettre et tels qu’ils sont écrits dans les livres saints. Mais ils ont un sens caché ».

Le Christ est la clef des psaumes

Les psaumes sont le véritable lieu de respiration spirituelle du chrétien.

C’est selon cette distinction entre sens littéral et sens caché qu’il va lire, prier, interpréter les psaumes. Mais le sens caché des psaumes est multiple. Plusieurs sont possibles et légitimes. Si l’Écriture est une « forêt de symboles », pour Augustin, sa vérité ultime est pourtant le Christ, selon le mot de saint Paul: « la fin de la loi, c’est le Christ! » (Rm 10, 4) « Toute notre attention doit donc s’attacher, quand nous entendons chanter un psaume […], à voir là le Christ, à comprendre là le Christ.» (Ps 98, 1). Le principe qui guide Augustin est le suivant : le Nouveau Testament est caché dans l’Ancien et l’Ancien dévoilé dans le Nouveau! Ce principe de lecture lui permet de résoudre bien des difficultés.
Prenons un psaume d’imprécation contre Babylone On lit au Ps. 136: « Heureux qui saisira tes petits enfants pour les broyer contre le roc! ». Comment ne pas être choqué? Peut-on souhaiter un malheur à des enfants innocents! La liturgie actuelle a simplement supprimé ces passages. Augustin ne supprime rien: on ne touche pas à la parole de Dieu! Au sens littéral, le psaume est certes en contradiction avec l’Évangile. Mais écartant l’interprétation littérale, Augustin suggère une interprétation spirituelle. Que sont les petits enfants sinon nos passions à l’état naissant? Le psaume invite à les tuer dès qu’elles apparaissent. Comment? En les jetant contre ce roc qu’est le Christ.
Un miroir de la vie chrétienne

Bien compris, les psaumes sont la prière par excellence du chrétien

Bien compris, les psaumes sont la prière par excellence du chrétien Chacun peut les reprendre et faire sien leur contenu. Ils expriment toutes les attitudes spirituelles: « Louez Dieu avec nous par ces paroles; si le psaume demande, demandez ; s’il gémit, gémissez; s’il remercie, réjouissez-vous; s’il espère, espérez et s’il exprime des sentiment de crainte, craignez. Car tout ce qui est écrit ici est notre miroir. » (Ps 30). En reprenant les paroles des psaumes, nous sommes assurés de prier avec les mots mêmes de Dieu, puisqu’ils sont inspirés. On trouve dans les psaumes tout ce qui fait la vie humaine, ses joies et ses tristesses.
Les psaumes permettent à Augustin d’évoquer aussi ce qui fait alors l’actualité de l’Église en Afrique Par exemple, quand le psaume 32, invoque la miséricorde du Seigneur, Augustin l’actualise en invitant les chrétiens à être miséricordieux à leur tour, sans exclure personne, ni les païens, ni les donatistes séparés de l’Église. « Bon gré, mal gré, ils sont nos frères. Ils cesseraient d’être nos frères s’ils cessaient de dire: Notre Père»!
Augustin va dès lors insister pour que le chrétien ait l’intelligence de sa prière, c’est-à-dire qu’il en cherche le sens caché, à la lumière du Christ. Commentant le psaume 18: « Bienheureux, le peuple qui a l’intelligence de sa prière! », il écrit: « Les merles, les perroquets, les corbeaux, les pies et autres oiseaux sont parfois dressés par l’homme à émettre des sons qu’ils ne comprennent pas. Avoir l’intelligence de son chant, c’est un privilège que la volonté divine a accordé à la nature humaine.»
Un chant ininterrompu

Les psaumes sont essentiellement une invitation à vivre selon l’esprit du Christ.

Les psaumes sont essentiellement une invitation à vivre selon l’esprit du Christ. D’où cette mise en garde: « Prends soin de ne pas vivre mal, tout en chantant musicalement bien! » (Ps 49). « Hélas, il sont nombreux ceux qui prient Dieu sans avoir le sentiment de Dieu, une pensée vraie sur Dieu! Ils peuvent proférer le son d’une prière, mais pas la voix d’une prière, parce qu’il y manque la vie. Mais pour celui qui a une vie spirituelle, qui comprend son Dieu, qui sait par qui il a é té libéré, qui sait très bien de quoi il a été libéré, cette vie elle-même, c’est la voix de sa prière.» (Ps 139). D’où encore l’insistance pour mettre en accord la vie avec le chant. « Ne vous bornez pas à célébrer de la voix les louanges de Dieu, mais que vos oeuvres s’accordent avec votre voix. Après que vous aurez chanté de la voix, vous vous tairez sans doute quelque temps, mais que votre vie soit un chant que rien n’interrompe.» (Ps 146). « Lorsque chacun s’en va chez soi, il semble cesser de louer Dieu. S’il ne cesse pas de bien vivre, il loue Dieu continuellement. Ta louange ne cesse que lorsque tu te détournes de la justice…» (Ps 148, 2) « Qu’il le chante ce cantique, non des lèvres, mais par toute sa vie! » (Ps 32)
Les psaumes sont le véritable lieu de respiration spirituelle du chrétien. C’est là que se forme son regard chrétien sur la vie. En même temps que le regard, ils élargissent le coeur. ?

Marcel Neusch

Source : http://www.assomption.org/

 

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