" Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Octobre : mois consacré au Rosaire



Histoire du Rosaire

Les origines

Dès les premiers temps de l’Église, Marie est unie à son Fils Jésus dans l’amour des chrétiens et la prière des fidèles.

Au IIIe siècle, on se tourne vers Marie en reprenant les paroles de l’ange Gabriel à l’Annonciation: « Je vous salue, pleine de grâce ».

Au IXe siècle, l’antienne de l’offertoire du 4e dimanche de l’Avent ajoute à la salutation de l’ange à Marie l’exclamation d’Elisabeth lors de la Visitation. Seul est ajouté au texte le nom de Marie. Ce sera, jusqu’à la fin du XVe siècle, la première expression du Je vous salue Marie.

Au XIIe siècle, la dévotion à Marie prend une importance considérable en Occident. Cette antienne de l’Ave Maria devient une prière populaire que l’on aime à répéter, comme à la même époque, en Orient, on répète le nom de Jésus dans ce qu’on appelle la prière du coeur. Dans les monastères, elle remplace peu à peu les Pater Noster que récitent les frères convers pendant que les moines chantent les psaumes en latin. Les cordelettes à noeuds puis les bouliers à grains inventés, peut-être sous l’influence des musulmans rencontrés lors des pèlerinages en Terre Sainte ou lors des premières Croisades, pour compter les psaumes et les Notre Père, vont être utilisés dès lors pour compter les Je vous salue Marie. On parle du Psautier de Marie.

Au XIIIe siècle, la grande mystique sainte Gertrude ajoute le nom de Jésus en conclusion du Je vous salue Marie.

Au XIVe siècle, on aime couronner les statues de la Vierge avec des petits chapeaux de fleurs ou chapelets, ou avec des guirlandes de roses ou rosaires, comme ceux dont on coiffait les jeunes filles aux jours de fête. C’est alors qu’on baptise de ces jolis noms les cordelettes et les bouliers qui servent à compter les Pater et les Ave. Chaque Ave Maria est comme une rose offerte à la Vierge Marie!

Dominique le Chartreux père du Rosaire

Au XVe siècle, en Prusse, le prieur de la Chartreuse de Trèves conseille à un novice de réciter chaque jour cinquante Ave Maria en méditant la vie de Jésus. Le jeune chartreux Dominique rédige alors 50 courtes méditations, ou clausules, non seulement en latin mais aussi en allemand. Son prieur est séduit par cette proposition nouvelle et l’envoie à divers monastères de son ordre. Puis Dominique rédige une série de trois fois 50 clausules, en parallèle avec les 150 psaumes. Peu à peu, pour faciliter la mémorisation, on passe à l’usage de regrouper les Ave en quinze dizaines, toutes introduites par un Pater. On réduit ainsi le nombre de clausules qui passe de 150 à 15. Le Rosaire est né. Par la suite, on réserve l’usage du mot « Rosaire » aux quinze dizaines, chapelet n’en désignant que cinq. C’est au frère Alain de la Roche, né en Bretagne en 1428, entré dans l’Ordre des prêcheurs (dominicains) que l’on doit sa diffusion. Il prêche en Flandre puis à Lille où, en contact avec des monastères chartreux, il découvre les clausules de Dominique de Prusse qui l’enthousiasment. Alain de la Roche devient le grand apôtre du Rosaire. Il prône la création des Confréries du Rosaire dont le succès est immense, jusqu’en Italie et dans le reste de l’Europe occidentale.

Curieusement, Alain de la Roche attribue l’origine du Rosaire à saint Dominique, le fondateur de son ordre, mort en 1221! Bien que sans aucun fondement historique, cette légende sera répétée jusqu’à une époque très récente.

À la fin du XVe siècle, apparaît la formule «Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pécheurs». L’adjectif «pauvres» accolé à «pécheurs» est ajouté plus tard.

La prière du peuple chrétien

Au XVIe siècle, l’imprimerie permet de multiplier les livrets ornés de gravures représentant les « mystères » choisis pour les méditations.

En 1571, le Pape Pie V, dominicain, institue comme fête de Notre-Dame du Rosaire le 7 octobre, déjà fête de la confrérie, en action de grâce pour la victoire de Lépante sur les Turcs considérée comme un miracle obtenu par la prière du Rosaire dans laquelle toute la chrétienté s’est impliquée à sa demande.

En 1572 le même Pie V officialise la liste des quinze mystères. Le Rosaire devient la prière du peuple chrétien.

Au long des siècles, de grands chrétiens vont y attacher leur nom.

Au XVIIIe siècle, Louis-Marie Grignion de Montfort est le grand apôtre du Rosaire.

Au XIXe siècle Pauline Jaricot lance le Rosaire vivant; à la grotte de Lourdes, en 1858, Bernadette Soubirous récite le chapelet avec la Sainte Vierge; Bartolo Longo fonde à Pompéi un sanctuaire dédié à la Vierge du Saint Rosaire; le Pape Léon XIII consacre à la prière douze encycliques, ce qui le fait appeler « le Pape du Rosaire ».

Au XXe siècle, à Fatima, en 1917, la Vierge elle-même déclare à trois enfants: « Je suis Notre-Dame du Rosaire. Je suis venue pour exhorter les fidèles à réciter chaque jour le chapelet, à faire pénitence pour leurs péchés et à changer de vie ».

En ce début du XXIe siècle, Jean-Paul II proclame une année du Rosaire. Il lance un cri poignant à tous les chrétiens: « Que mon appel ne reste pas lettre morte » et ajoute aux quinze mystères, joyeux, douloureux, glorieux, des « petits nouveaux », les cinq mystères lumineux.

Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

 


* Spiritualité bénédictine *
TOURS DE CLOÎTRE

Jean-Marie Burucao

II - Le Fils Rédempteur du monde et saint Joseph

- parution de deux articles par mois -

    

Articles parus : I - II

 

 

  



Le jour où le Soleil dansa (1917)

Ce samedi 13 octobre 1917, à Fatima, petit village perdu dans la campagne à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne, le temps est maussade : le ciel est complètement couvert et il pleut de façon continue depuis le début de la matinée. Pourtant, à la Cova da Iria, un champ situé à quatre kilomètres du village, une foule considérable d’environ 70 000 personnes est massée, attendant depuis quelques heures de voir un miracle dont elle ne sait rien, mais annoncé depuis trois mois par trois petits bergers affirmant avoir vu plusieurs fois la Sainte Vierge en ce même lieu. Au cours de la matinée, rien ne se passe : la foule attend, immobile et trempée. Enfin, vers 13 h 30, à l’heure de la culmination du soleil ce jour-là, toutes les personnes présentes observent un phénomène exceptionnel : pendant une dizaine de minutes, elles voient le soleil tourner sur lui-même, lancer des rayons de lumière de toutes les couleurs, puis se rapprocher de la terre en zigzaguant, faisant croire qu’il allait l’écraser.

Ce phénomène céleste défie toutes les lois de la nature. Il faut remonter aux temps apostoliques pour en trouver un analogue. De mémoire d’homme, avant celui de Fatima, on n’en recense que trois : le déluge, l'arrêt du soleil pendant la bataille de Josué contre les Amorrhéens à Gabaon et les ténèbres du Vendredi Saint.

Les raisons d'y croire

Le lieu, la date et l’heure du miracle ont été annoncés trois mois à l’avance, le 13 juillet 1917, par trois petits bergers.

Sur place, le phénomène solaire extraordinaire a été vu par environ 70 000 personnes, dont au moins un tiers étaient initialement venus pour se moquer de la religion, persuadés qu’il ne se passerait rien. Pourtant, a posteriori, il a été impossible de trouver ne serait-ce qu’une personne affirmant n’avoir rien vu.

Les photos montrent bien que tous les témoins regardent un même point très haut dans le ciel. Étrangement, ils ont pu fixer le soleil pendant une dizaine de minutes sans être éblouis.

Ce ne peut pas être une supercherie :

On voit mal comment il serait possible de mettre sur pied un artifice aussi formidable. Les pouvoirs en place n’ont jamais pu prouver qu’il y avait eu supercherie, alors qu’ils avaient tous les moyens pour enquêter : police, justice, presse …

Personne, ni les voyants, ni les membres de leur famille, n’a tiré un quelconque bénéfice de l’événement, et on ne voit aucun motif pour lequel ils auraient monté cette histoire.

Ce ne peut pas être une hallucination collective :

On n’a jamais observé d’hallucination collective simultanée sur des milliers de personnes.

Une hallucination collective suppose au préalable une longue mise sous stress, ce qui ne fut pas le cas à Fatima. Les photos montrent une foule calme et paisible, regardant dans la même direction, loin d’une quelconque hystérie.

Un tiers des personnes sur place, incroyantes, étaient convaincues qu’elles ne verraient rien d’ordre miraculeux, mais elles virent malgré elles : le phénomène n’est donc pas le fruit d’une autopersuasion.

Personne en tout cas ne s’attendait à quoi que ce soit lié au soleil : on pensait plutôt à un événement d’un autre type (fin de la guerre par exemple) et beaucoup, voyant l’heure de midi passée, étaient persuadés qu’il ne se passerait rien.

Après la danse du soleil, les 70 000 personnes, trempées jusqu’aux os, constatèrent que leurs vêtements étaient complètement secs – phénomène impossible à attribuer à une hallucination.

De nombreuses personnes, éloignées de Fatima de plusieurs dizaines de kilomètres, observèrent le même phénomène, ce qui met à mal aussi bien l’hypothèse d’une hallucination collective que celle d’une supercherie.

Ce ne peut pas être un phénomène météorologique naturel :

Un phénomène météo peut créer des jeux de lumière, comme pour un arc-en-ciel, mais ne peut pas provoquer de mouvements désordonnés du soleil, ni des changements de couleur uniformes sur tout l’environnement.

Ce fut un phénomène très local, ce qui rend sa prévision précise trois mois à l’avance très improbable, voire impossible.

Ce ne peut pas être un phénomène physiologique :

Certains ont voulu expliquer le phénomène par le phosphénisme (persistance rétinienne d’une image survenant après la fixation d'une source lumineuse ponctuelle). Mais il n’y eut pas d’exposition au soleil avant le phénomène puisque le ciel était resté couvert toute la matinée.

Un phénomène de phosphénisme n’aurait d’ailleurs pas déclenché, exactement au même instant, les mêmes réactions sur des milliers de personnes, dont certaines situées à plusieurs kilomètres de là.

Ce miracle du soleil, unique dans l’histoire, ne s’est jamais produit auparavant et ne s’est jamais reproduit depuis. Il ne s’agit pas d’un phénomène naturel ou humain. Tout indique une intervention divine, comme l’avait en effet annoncé l’apparition de la Sainte Vierge aux trois bergers.

En savoir plus

Le contexte historique.

Après l’assassinat du roi Charles 1er en 1908, puis l’expulsion de son successeur Manuel II en 1910, un régime républicain, profondément anticlérical, fut instauré, qui entreprit de violentes persécutions contre l’Église.

Le 13 mai 1917, trois petits bergers, Lucie dos Santos (dix ans), François Marto (neuf ans) et sa sœur Jacinthe (sept ans) affirment à leurs parents avoir vu la Sainte Vierge au-dessus d’un petit chêne vert à la Cova da Iria, ajoutant qu’elle a promis de revenir le 13 des cinq prochains mois. Après l’apparition du 13 juillet, les trois petits voyants annoncent que la Sainte Vierge fera un miracle le 13 octobre à midi, en ce même lieu, et que tout le monde pourra le voir. Ils le confirment après les apparitions du 19 août et du 13 septembre.

La journée du 13 octobre.

Depuis la veille, 70 000 personnes, de toutes conditions et de toutes classes sociales, des croyants comme des incroyants, convergent vers la Cova da Iria. Parmi elles, des journalistes et un photographe. Nombreux sont venus, absolument convaincus qu’il ne se passera rien, mais curieux de voir comment se terminera le canular. C’est une affluence record dans toute l'histoire des apparitions, affluence d'autant plus exceptionnelle qu'à l'époque, les moyens de communication et de transport étaient beaucoup moins développés qu’aujourd’hui.

Depuis tôt le matin, le ciel est couvert et il pleut continuellement. Tout le monde est trempé jusqu’aux os. Vers 13 heures, comme il ne s’est toujours rien passé, la curiosité commence à s’émousser, et les anticléricaux crient à la supercherie. Peu après, les petits voyants voient la Sainte Vierge. À la fin de l’apparition, Lucie s’écrie : « Elle s’en va. », puis : « Regardez le soleil. » Il est environ 13 h 30, ce qui correspond à midi à l’heure solaire, c’est-à-dire le moment où le soleil culmine (l’heure légale est en avance de deux heures – le Portugal ayant adopté l’heure en vigueur en Europe). D’après la compilation des déclarations unanimes de tous les témoins interrogés, voici ce qui se passe ensuite.

La danse du soleil.

La pluie s’arrête subitement. Les nuages se déchirent et le soleil commence à percer l’épaisse couche nuageuse. Le ciel se dégage presque complètement, prenant une teinte gris perle, le soleil se détachant sur un ciel parfaitement pur. Les nuages restants semblent passer derrière lui sans le voiler, donnant l’impression qu’il s’est rapproché à la hauteur des nuages.

Le soleil prend une couleur s’apparentant à celle de l’argent mat, mais plus claire et plus riche, avec des nuances semblables à l’orient d’une perle. Il ressemble à un disque taillé dans de la nacre, avec un contour très net. Tout le monde peut le fixer sans être ébloui. Sa lumière ne fait pas mal aux yeux. Il semble avoir pâli comme s’il était derrière un voile. Mais il n’y a pas de brume, et le disque d’argent ne paraît ni voilé ni brouillé. Malgré cela, il reste lumineux et l’on voit tout très clairement, contrairement à ce qui se passe lors d’une éclipse.

Après quelques instants, le soleil se met à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, projetant dans toutes les directions des gerbes de lumière de toutes les couleurs, comme ferait une roue de feu d’artifice. À un moment, il s'arrête quelques instants, puis reprend sa danse de lumière de manière encore plus éblouissante. Il s'arrête à nouveau pour recommencer une troisième fois son fantastique feu d'artifice, qu'aucun artificier n'aurait pu imaginer.

Pendant tout le phénomène, tout prend successivement les mêmes couleurs que le soleil, comme si sa lumière arrivait à travers les vitraux d’une immense cathédrale. Le firmament, les nuages, la terre, les arbres, les rochers, les visages, les vêtements des petits voyants et de la foule silencieuse apparaissent successivement teintés de bleu, de jaune, de rouge, de violet... Tout a la même couleur, quelle que soit la direction dans laquelle on regardait. Lorsque la lumière passe au jaune, les gens paraissent laids et disgracieux, comme atteints par la jaunisse. Cette lumière colorée se répand de façon parfaitement uniforme jusqu’à l’infini, sur les chênes verts, sur les pierres, sur toute la campagne environnante.

Soudain, tout en conservant son mouvement rapide de rotation, le soleil paraît se détacher du ciel, et, comme une roue de feu, s’avance vers la terre en zigzaguant, dégageant une forte chaleur, comme s’il allait tomber sur la foule et l’écraser. Un cri de frayeur sort de toutes les poitrines. Enfin, après avoir ainsi dansé et tremblé quelques instants, le soleil reprend sa place dans le ciel. Le phénomène a duré dix minutes.

Des faits inexplicables.

Tous les témoins ont décrit le phénomène de façon identique, et il a été impossible de trouver ne serait-ce qu’une personne affirmant n’avoir rien vu. Le phénomène a été vu également par de nombreuses personnes situées dans un rayon d’une quarantaine de kilomètres de Fatima, en particulier par les habitants du village d’Albiturel, situé à une dizaine de kilomètres, ainsi que par le poète Alfonso Lopez Vieira qui se trouvait dans sa résidence de São Pedro de Muel, au bord de l’océan, à quarante kilomètres de là. Les jours suivants, de nombreux journaux rapportèrent l’événement.

Autre fait surprenant : après la danse du soleil, tous les témoins constatèrent que leurs vêtements étaient secs !

Jusqu’à présent, aucune explication naturelle n’a été trouvée. De plus, le phénomène est unique dans l’histoire. Il ne s’est jamais produit avant et ne s’est jamais reproduit depuis.

La marque d’une intervention divine.

Cette danse du soleil n’a donc aucune explication naturelle. Comment trois petits bergers sans instruction ont-ils pu prévoir trois mois à l’avance le lieu, la date et l’heure d’un tel phénomène, non seulement unique dans l’histoire, mais qui défie les lois de la nature ? Certains ont avancé que le phénomène était dû à des « esprits » qui auraient prévenu les enfants. Mais pourquoi des « esprits », et dans quel but ? La seule véritable explication est qu’une personne céleste, dotée d’un pouvoir considérable, a prévenu les enfants et qu’au jour dit, elle a déclenché ce phénomène. Cette personne, c’est la Sainte Vierge, qui a authentifié sa venue par un miracle extraordinaire. Aucune apparition n’a été authentifiée d’une façon aussi extraordinaire. Ce miracle exceptionnel est non seulement la marque irréfutable d’une intervention divine, mais aussi le signe de l’importance du message délivré par Notre Dame : Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur immaculé de Marie.

Yves de Lassus, animateur du site Cap Fatima et président de l’ Action Familiale et Scolaire .

Aller plus loin

Le chapitre 20 « Fatima, illusion, supercherie ou miracle », pages 449 à 488, dans le livre de Michel-Yves Boloré et Oliver Bonnassies, Dieu, la science, les preuves, Guy Trédaniel éditeur, 2021.

En complément

Les Mémoires de sœur Lucie, Secretariado dos Pastorinhos, 2001.

Chanoine Barthas, Il était trois petits enfants, Résiac, 1997.

Les trois livres du frère Michel de la Sainte Trinité Toute la vérité sur Fatima, Contre-réforme catholique édition, 1986.

Le site de Cap Fatima : https ://fatima100.fr .

Joseph de Belfont, Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima, NEL, 2016.

1000 raisons de croire


  


Mutilé, décapité, scalpé : Isaac Jogues, missionnaire jésuite au Canada






  


ÉLÉVATIONS SUR SAINT JOSEPH

Série d'articles pour mieux faire connaître
l'époux de Marie et le père de Jésus

- Dom Bernard Maréchaux
-


II - Le Fils Rédempteur du monde et saint Joseph




Litanies de la Vierge Marie

 

À LIRE ...

 

    



  

Saint Luc fut le premier à exécuter des images de Marie

 

D'après la tradition, ce fut saint Luc qui, le premier, exécuta trois images de la sainte Mère de Dieu portant dans ses bras l'Enfant Dieu. Il les soumit à l'approbation de la Sainte Vierge, alors qu'elle était encore en vie. Celle-ci accueillit avec joie ces Saintes Images et dit : « Que la grâce de Celui qui a été enfanté par moi soit en elles ! ». Par la suite, saint Luc représenta en image les saints Apôtres et transmit à l’Église cette pieuse et sainte Tradition de la vénération des Icônes du Christ et de ses saints.

Saint Luc était originaire de la ville d'Antioche la Grande. De noble naissance, il excellait en particulier dans les domaines de la science médicale et de l'art pictural. Sous le règne de l'empereur Claude (vers 42 ap. J.C.), alors qu'il dispensait ses soins aux malades de la région de Thèbes en Béotie, il rencontra l'Apôtre Paul, dont les paroles de feu le convainquirent que la vérité absolue qu'il recherchait depuis tant d'années se trouvait effectivement chez les disciples de Jésus-Christ.

Après avoir été séparé de son maître, Luc retourna en Grèce pour y proclamer l’Évangile. Il se fixa à nouveau dans la région de Thèbes, où il mourut dans la paix à l'âge de quatre-vingts ans. Voulant rendre gloire à son fidèle serviteur, Dieu fit couler de son tombeau un liquide miraculeux, qui guérissait les maladies des yeux de ceux qui s'en oignaient avec foi. C'est ainsi que, même après sa mort, saint Luc continua d'exercer la médecine.

De longues années plus tard (3 mars 357), l'empereur Constance, fils du Grand Constantin, fit transporter la relique du Saint à Constantinople par l'intermédiaire de Saint Artémios, duc d'Égypte, et la fit déposer sous l'autel de l'église des Saints-Apôtres, auprès des Saintes Reliques des Apôtres André et Timothée.

Monastère Orthodoxe des Saints Elie et Elisée

 


À méditer ...

« De qui est cette image ? » : en se faisant homme, Dieu restaure en nous l'image de la Trinité

Mes frères, si la foi nous découvre partout Dieu présent, l’espérance nous fait faire tout ce que nous faisons dans la seule vue de plaire au bon Dieu, par la pensée heureuse d’une récompense éternelle. Puisque, mes frères, cette vertu adoucit tant nos maux, voyons tous ensemble en quoi consiste cette belle et précieuse vertu d’espérance.

Si, mes frères, nous avons le bonheur de connaître par la foi, qu’il y a un Dieu qui est notre Créateur, notre Sauveur et notre souverain Bien, qui ne nous a créés que pour le connaître, l’aimer, le servir et le posséder ; l’espérance nous apprend que, quoique indignes de ce bonheur, nous pouvons l’espérer par les mérites de Jésus-Christ. Pour rendre, mes frères, nos actions dignes d’être récompensés, il faut trois choses, que voici : la foi, qui nous y fait voir Dieu présent ; l’espérance, qui nous les fait faire dans la seule vue de lui plaire, et l’amour, qui nous attache à lui comme à notre souverain Bien. Oui, mes frères, nous ne connaîtrons jamais le degré de gloire que chaque action nous procurera dans le ciel, si nous la faisons bien purement pour le bon Dieu ; les saints mêmes qui sont dans le ciel ne le comprennent pas. (…)

Mais, me direz-vous, que veut dire ce mot : espérer ? Le voici, mes frères. C’est soupirer après quelque chose qui doit nous rendre heureux dans l’autre vie ; c’est désirer ardemment la délivrance des maux de cette vie, et désirer la possession de toutes sortes de biens capables de nous contenir pleinement. (…) Je dis qu’il faut que notre espérance soit universelle, c’est-à-dire, qu’il faut avoir recours au bon Dieu dans tout ce qui peut nous arriver.

Saint Jean-Marie Vianney

« Même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte »

 

Notre très aimable Sauveur nous assure en divers lieux de ses saintes Écritures, qu'il est dans un soin et dans une vigilance continuelle au regard de nous ; qu'il nous porte et qu'il nous portera toujours lui-même dans son sein, dans son cœur et dans ses entrailles...

Prenons bien garde à ne nous appuyer point, ni sur le pouvoir ou la faveur de nos amis, ni sur nos biens, ni sur notre esprit, ni sur notre science, ni sur nos forces, ni sur nos bons désirs et résolutions, ni sur nos prières, ni même sur la confiance que nous sentons avoir en Dieu, ni sur les moyens humains, ni sur aucune chose créée, mais sur la seule miséricorde de Dieu. Ce n'est pas qu'il ne faille employer les choses susdites, et apporter de notre côté tout ce que nous pouvons pour vaincre le vice, pour nous exercer en la vertu et pour conduire et accomplir les affaires que Dieu nous a mises en main, et nous acquitter des obligations qui sont attachées à notre condition. Mais nous devons renoncer à tout l'appui et à toute la confiance que nous pourrions avoir sur ces choses-là, et nous appuyer sur la pure bonté de notre Seigneur. De sorte que nous devons prendre autant de soin et travailler de notre côté, comme si nous n'attendions rien de la part de Dieu : et néanmoins nous ne devons non plus nous appuyer sur notre soin et travail, que si nous ne faisions rien du tout, mais attendre tout de la seule miséricorde de Dieu.

Saint Jean Eudes

Le zèle amer des pharisiens

Il se rencontre des formes de mauvais zèle qui prennent les apparences du bon. C’est, par exemple, le zèle des pharisiens, stricts observateurs de la loi extérieure. Ce zèle « amer » (…) a sa source non dans l’amour de Dieu et du prochain, mais dans l’orgueil. Ceux qui en sont atteints sont remplis de l’estime déréglée de leur propre perfection ; ils ne conçoivent pas d’autre idéal que le leur ; tout ce qui ne s’y accorde pas est nécessairement blâmé ; ils veulent tout plier à leur manière de voir et de faire : de là dissensions ; ce zèle aboutit à la haine.

Voyez avec quelle âpreté les Pharisiens, animés de ce zèle, poursuivaient le Seigneur, lui posant des questions insidieuses, lui tendant des pièges et des embûches, cherchant non à connaître la vérité, mais à prendre le Christ en défaut. Voyez comme ils le pressent, comme ils le provoquent à condamner la femme adultère : « Moïse nous ordonne de lapider cette femme ; vous, Maître, que dites-vous ? » (Jn 8,5). Voyez comme ils lui reprochent d’opérer des guérisons le jour du sabbat (Lc 6,7) ; comme ils font grief aux disciples de froisser des épis le jour du repos (Mt 12,2) ; comme ils se scandalisent de voir le divin Maître prendre ses repas avec des pécheurs et des publicains (Mt 9,2) ; autant de manifestations de ce « zèle amer » où il entre si souvent de l’hypocrisie.

Bienheureux Columba Marmion



  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT