"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

SAINT ATHANASE
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DÉCEMBRE 2018 -
PAX No. XLII

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique

OBLATS / OBLATES


_________

OBLATS / OBLATES

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Certains se plaignent de ce que Dieu a placé des épines sur les rosiers, alors que d'autres le louent de ce qu'Il a placé des roses parmi les épines. Ne méprise pas ta situation, car c'est à travers celle-ci que Dieu te forme tel un divin potier qui façonne un vase qui lui sera utile.
Saint Curé d'Ars


8 décembre : Immaculée Conception

Comment représenter le mystère
de l’Immaculée Conception ?

 

  Tota Pulchra es

      Tota pulchra es est une prière dédiée à la Vierge Marie. C'est l'abrègement de la formule latine Tota pulchra es, Maria qui signifie Tu es toute belle, Marie en français.

   Ce chant est très ancien. Il vient du XIVe siècle et son auteur est anonyme. On trouve les paroles Tota Pulchra Es dans le cantique des cantiques : Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut. (Ct 4:7).

   Les mots Tota Pulchra Es se trouvent également dans la prière O Sanctissima.

   La prière souligne la beauté de la Vierge Marie. Le corps miroite l'âme : cela est le sentiment exprimé par les fidèles. L'Ave Regina souligne aussi sa beauté par les vers Salut, splendeur radieuse et Belle entre toutes les femmes.

   Le 8 octobre 2004, Jean-Paul II a fait remarquer, en faisant allusion à cette prière, que la beauté de Marie miroite celle du Christ. Ce poème fait référence à l'Immaculée-Conception, parce qu'il dit que la faute originelle n'est pas en Marie. Aussi, puisque Marie ne subit pas le péché originel, elle est comme la Nouvelle Ève. La formule Toi, la gloire de Jérusalem renvoie au livre de Judith (Jdt 15:9).

Tota Pulchra es

Vous êtes toute belle, ô Marie, toute belle ! 
Il n'y a pas de tache en vous. 
Quelle grâce répand, quel charme rayonne 
Votre Conception immaculée ! 

Vous avancez, telle l'aurore rutilante,
Apportant la joie du salut. De vous, 
Dieu notre Christ, le Soleil de justice 
A surgi, ô Porte étincelante du jour ! 

Vous êtes, tel le lys entre les épines, 
Entre toutes les filles, la Vierge bénie. 
Comme la neige votre robe resplendit, 
Comme le soleil, votre face. 

En vous, nous espérons la vie et la vertu, 
Et la grâce, et la voie à toute vérité. 
A votre suite nous accourons sous l'attrait 
Qui émane de vos parfums. 

Jardin clos, puits scellé, paradis de la grâce, 
Vierge sainte, Mère de Dieu :
Voici que fuit l'hiver, la pluie et les nuées :
Déjà l'on voit pointer les fleurs. 

Sur notre terre un chant très doux s'est fait entendre :
Chant de la tourterelle ou voix de la colombe. 
Ô parfaite Colombe, en hâte, ouvrez vos ailes, Prenez votre essor et venez !

 

SUGGESTIONS DE LECTURE ...
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La vie de saint Jean-Baptiste d'après les hauts-reliefs de la cathédrale d'Amiens, sur fond de chant grégorien (Rorate Caeli, introït du IVe dimanche de l'Avent).

  Rorate caeli desuper

       

TEXTE LATIN

R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.

1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

VERSION FRANÇAISE

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste

« Ton Dieu sera ta lumière éternelle »

 


Qu'ils sont donc heureux, qu'ils sont dignes d'envie, les serviteurs que le Maître, à son retour, trouvera vigilants. Une vigilance bienheureuse qui les tient éveillés pour la rencontre de Dieu, le Créateur de l'univers, dont la majesté remplit toutes choses et les dépasse toutes.

Et pour moi qui suis son serviteur, malgré mon indignité, Dieu veuille m'éveiller du sommeil de mon indolence. Qu'il fasse brûler en moi le feu de l'amour divin ; que la flamme de son amour monte plus haut que les étoiles ; que brûle sans cesse au-dedans de moi le désir de répondre à son infinie tendresse.

Ah ! s'il m'était donné de pouvoir tenir à longueur de nuit ma lampe allumée et ardente dans le temple du Seigneur ! Si elle pouvait éclairer tous ceux qui pénètrent dans la maison de mon Dieu ! Seigneur, accorde-moi cet amour qui se garde de tout relâchement, que je sache tenir toujours ma lampe allumée, sans jamais la laisser s'éteindre ; qu'en moi elle soit feu, et lumière pour mon prochain.

Ô Christ, daigne allumer toi-même nos lampes, toi notre Sauveur plein de douceur, fais-les brûler sans fin dans ta demeure, et recevoir de toi, lumière éternelle, une lumière indéfectible. Que ta lumière dissipe nos propres ténèbres, et que par nous elle fasse reculer les ténèbres du monde.

Veuille donc, Jésus, je t'en prie, allumer ma lampe à ta propre lumière, et qu'ainsi, à cette clarté, m'apparaisse le Saint des saints où toi, Prêtre éternel des temps éternels, tu fais ton entrée sous les portiques de ce temple immense. Qu'à ta lumière je ne cesse de te voir, de tendre vers toi mon regard et mon désir. Alors, dans mon cœur, je ne verrai que toi seul, et en ta présence ma lampe sera toujours allumée et ardente.

Fais-nous la grâce, je t'en prie, puisque nous frappons à ta porte, de te manifester à nous, Sauveur plein d'amour. Te comprenant mieux, puissions-nous n'avoir d'amour que pour toi, toi seul. Sois, nuit et jour, notre seul désir, notre seule méditation, notre continuelle pensée. Daigne répandre en nous assez de ton amour pour que nous aimions Dieu comme il convient. Remplis-nous de ton amour jusqu'au plus intime de nous-mêmes, qu'il nous possède tout entiers et que ta charité pénètre toutes nos facultés, pour que nous ne sachions plus rien aimer sinon toi, qui est éternel. Alors les grandes eaux du ciel, de la terre et de la mer ne pourront éteindre en nous une si grande charité, selon cette parole du Cantique des cantiques : Les grandes eaux n'ont pu éteindre l'amour.

Qu'en nous se réalise, en partie tout au moins, ce progrès de l'amour par ta grâce, Seigneur Jésus Christ, à qui est la gloire dans les siècles des siècles. Amen.

HOMÉLIE DE S. AMBROISE 

POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE SON FRÈRE

 

Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire : Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Qu'est-ce que le Christ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort. En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. ~ Mais quel est le remède ? Qui me délivrera de ce corps de mort ? — La grâce de Dieu, par Jésus Christ, notre Seigneur.

Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps de mort, c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps ; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.

Qu'ajouter à cela? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.

Que dire encore de cette mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que la mort seule a recherché l'immortalité et que la mort s'est rachetée elle-même ? II ne faut pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée et n'a pas voulu fuir. ~

La mort n'était pas naturelle, mais elle l'est devenue ; car, au commencement, Dieu n'a pas créé la mort : il nous l'a donnée comme un remède. ~ L'homme, condamné pour sa désobéissance à un travail continuel et à une désolation insupportable, menait une vie devenue misérable. Il fallait mettre fin à ses malheurs, pour que la mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L'immortalité serait un fardeau plutôt qu'un profit, sans le souffle de la grâce. ~

L'âme a donc le pouvoir de quitter le labyrinthe de cette vie et la fange de ce corps, et de tendre vers l'assemblée du ciel, bien qu'il soit réservé aux saints d'y parvenir ; elle peut chanter la louange de Dieu dont le texte prophétique nous apprend qu'elle est chantée par des musiciens : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres. Seigneur, Dieu tout-puissant: justes et véritables sont tes chemins. Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint. Toutes les nations viendront se prosterner devant toi. Et l'âme peut voir tes noces, Jésus, où ton épouse est conduite de la terre jusqu'aux cieux, sous les acclamations joyeuses de tous — car vers toi vient toute chair — ton épouse qui n'est plus exposée aux dangers du monde, mais unie à ton Esprit. ~

C'est ce que le saint roi David a souhaité, plus que toute autre chose, pour lui-même, c'est ce qu'il a voulu voir et contempler : La seule chose que je demande au Seigneur, la seule que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, et de découvrir la douceur du Seigneur.

  Tota Pulchra es

   

   Tota pulchra es est une prière dédiée à la Vierge Marie. C'est l'abrègement de la formule latine Tota pulchra es, Maria qui signifie Tu es toute belle, Marie en français.

   Ce chant est très ancien. Il vient du XIVe siècle et son auteur est anonyme. On trouve les paroles Tota Pulchra Es dans le cantique des cantiques : Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut. (Ct 4:7).

   Les mots Tota Pulchra Es se trouvent également dans la prière O Sanctissima.

   La prière souligne la beauté de la Vierge Marie. Le corps miroite l'âme : cela est le sentiment exprimé par les fidèles. L'Ave Regina souligne aussi sa beauté par les vers Salut, splendeur radieuse et Belle entre toutes les femmes.

   Le 8 octobre 2004, Jean-Paul II a fait remarquer, en faisant allusion à cette prière, que la beauté de Marie miroite celle du Christ. Ce poème fait référence à l'Immaculée-Conception, parce qu'il dit que la faute originelle n'est pas en Marie. Aussi, puisque Marie ne subit pas le péché originel, elle est comme la Nouvelle Ève. La formule Toi, la gloire de Jérusalem renvoie au livre de Judith (Jdt 15:9).

 

Tota Pulchra es

 

Vous êtes toute belle, ô Marie, toute belle ! 
Il n'y a pas de tache en vous. 
Quelle grâce répand, quel charme rayonne 
Votre Conception immaculée ! 

Vous avancez, telle l'aurore rutilante,
Apportant la joie du salut. De vous, 
Dieu notre Christ, le Soleil de justice 
A surgi, ô Porte étincelante du jour ! 

Vous êtes, tel le lys entre les épines, 
Entre toutes les filles, la Vierge bénie. 
Comme la neige votre robe resplendit, 
Comme le soleil, votre face. 

En vous, nous espérons la vie et la vertu, 
Et la grâce, et la voie à toute vérité. 
A votre suite nous accourons sous l'attrait 
Qui émane de vos parfums. 

Jardin clos, puits scellé, paradis de la grâce, 
Vierge sainte, Mère de Dieu :
Voici que fuit l'hiver, la pluie et les nuées :
Déjà l'on voit pointer les fleurs. 

Sur notre terre un chant très doux s'est fait entendre :
Chant de la tourterelle ou voix de la colombe. 
Ô parfaite Colombe, en hâte, ouvrez vos ailes, Prenez votre essor et venez !

 


   

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »

Le Seigneur a dit : Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Cette faim n'a rien de corporel, cette soif ne désire rien de terrestre. Elles aspirent à être rassasiées de justice et, lorsqu'elles ont été introduites dans le secret de tous les mystères, elles souhaitent être comblées du Seigneur lui-même.

Heureuse l'âme qui convoite cette nourriture et qui brûle de désir pour une telle boisson : elle n'y aspirerait pas si elle n'avait déjà goûté quelque chose de sa douceur. Elle a entendu l'Esprit qui fait parler les prophètes, quand il lui disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Alors elle a reçu comme une parcelle de la douceur d'en haut, elle s'est enflammée d'amour pour cette volupté très pure. Aussi, méprisant tous les biens corporels, elle a brûlé de toute son ardeur pour cette nourriture et cette boisson de la justice, et elle a saisi la vérité de ce premier commandement qui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force. Car aimer Dieu n'est rien d'autre que désirer la justice.

Enfin, de même que le souci du prochain se rattache à l'amour de Dieu, ainsi la vertu de miséricorde s'unit à ce désir de la justice, si bien qu'il est dit : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Reconnais, chrétien, la valeur de ta sagesse ; comprends à quelles récompenses tu es appelé, et par la pratique de quels enseignements tu les obtiendras. La Miséricorde veut que tu sois miséricordieux ; la Justice, que tu sois juste, afin que le Créateur apparaisse dans sa créature et que, dans le miroir du cœur humain, resplendisse l'image de Dieu exprimée par les traits qui la reproduisent. Ta foi peut être assurée, si elle s'accompagne de la pratique : tout ce que tu désires viendra à ta rencontre, et tu posséderas sans fin ce que tu aimes.

Et parce que tout est pur pour toi grâce à ton aumône, tu parviendras aussi à la béatitude que le Seigneur promet ensuite lorsqu'il dit : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! Quelle grande félicité, mes bien-aimés, pour laquelle est préparée une telle récompense ! Qu'est-ce donc qu'avoir le cœur pur, sinon s'appliquer aux vertus qui viennent d'être énumérées ? Voir Dieu, quel esprit peut concevoir, quelle langue peut exprimer une telle béatitude ? C'est cependant ce qu'on obtiendra lorsque la nature humaine sera transformée : ce ne sera plus comme une image obscure, dans un miroir, mais face à face, qu'elle verra, telle qu'elle est, la divinité que nul être humain n'a jamais pu voir. Et alors, ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, elle le possédera dans la joie indicible d'une éternelle contemplation.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

Tu possèdes toutes les délices, et tu as une épouse de la terre ! Ô amour, où abaisses-tu la majesté? De grâce, ô amour, où mènes-tu la fontaine de sagesse? Oui, jusqu’à l’abîme de misère. Ô amour, à toi seul, à toi seul appartient ce vin excellent et abondant dont mon coeur est vaincu et enivré.

 

 

Benedictine
Oblates

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The life and Révélation
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St. Mechtildes

The life of
St. Mechtildes

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The Life of Our Most
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