
AVEC LA RÉSURRECTION DU CHRIST
L'HISTOIRE DU MONDE N'EST PLUS LA MÊME,
ELLE PREND SENS
!
TOUT EST DÉSORMAIS CHANGÉ !
NOUS MARCHONS VERS LA PAROUSIE ET LA VIE ÉTERNELLE !
Comment le Christ a dépassé l’enfer
Dès que l’âme du Christ quitta son corps, l’enfer trembla.
Père Henry James Coleridge SJ
Dès que l’âme du Christ quitta son corps, l’enfer trembla...
Il devait sembler aux yeux des hommes que la victoire des ennemis de notre Seigneur atteignait son apogée et sa consommation au moment où Il rendit son dernier souffle sur la Croix.
Les récits des Évangélistes procèdent de Sa mort pour donner un bref récit de la cérémonie solennelle et paisible de son inhumation par ses disciples, sous la direction de Sa Mère endeuillée. Ils concluent cette partie de l’histoire lorsqu’ils nous ont raconté la pierre que Joseph a roulée jusqu’à la porte du sépulcre, ajoutant aussi que les Juifs ont pris la précaution de placer la garde des soldats romains pour sécuriser le corps, de peur qu’il ne soit volé par les disciples.
Mais ni les Juifs ni les soldats ne pensèrent à ce qui s’était réellement passé, avant que le Corps sacré ne soit touché par les fidèles dévots qui l’avaient retiré de la Croix sur laquelle il était suspendu, avant même qu’ils n’aient eu le temps de lui montrer la moindre révérence ou amour, avant qu’il ne repose brièvement dans les bras de la Sainte Vierge qui l’avait mis au monde, et dont il était chargé de s’en quitter avant qu’il ne soit placé dans le tombeau. Le moment de la mort de notre Bienheureux Sauveur fut le début de Son triomphe, lorsque Son Âme la plus glorieuse prit possession de l’empire des âmes dont Il était le Sauveur.
Ses ennemis l’avaient proclamé Roi des Juifs en dérision, alors qu’en réalité il était roi, non pas d’une seule nation, mais de tous les enfants d’Adam, de tout l’univers, de tous les peuples, tribus et langues. Dès que le souffle quitta Son Corps, Il commença à assumer Ses droits sur cette partie des enfants des hommes contenus dans ce que nous appelons le monde d’en bas.
D’immenses foules dans l’autre monde—reconnaissant sa souveraineté
Il y avait une foule rassemblée, attendant Sa venue, bien plus nombreuse d’âmes que la population du monde entier, si tout avait été amené à ses pieds, aurait pu en fournir. La Terre ne contient, à tout moment, qu’une petite partie de la race humaine, tandis que le monde des esprits humains est composé de chaque génération suivante, et toute la masse de l’humanité, depuis le commencement des âges, était désormais à ses pieds en tant que Seigneur de tout.
Personne parmi toutes les myriades dont toute la multitude d’esprits désincarnés est composée, n’était prêt ou contraint de Le reconnaître comme Roi. Certains L’avaient connu alors qu’ils étaient eux-mêmes encore sur terre, et tous pouvaient l’avoir connu d’une manière ou d’une autre comme sujet de prophétie ou objet d’espoir. Quant à l’étendue de leur connaissance, nous n’avons aucune révélation claire, mais nous sommes certains qu’elle a dû être bien plus étendue que ce que les hommes de ce monde pensent communément, dont la vision de ceux qui les ont précédés ne dépasse pas souvent les choses sensées. Mais avec les myriades d’âmes n’étant plus emprisonnées dans la chair, il ne pouvait y avoir aucun doute sur la souveraineté, la majesté ou l’omnipotence de leur Roi.
Certains peuvent en effet trembler devant Lui, mais comme le dit l’Apôtre, au nom de Jésus, chaque genou doit s’incliner, pour les choses qui sont au ciel, sur la terre et sous la terre, et chaque langue doit confesser que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. Les paroles de l’Apôtre expriment la vérité de la domination illimitée et de la souveraineté incontestable de notre Seigneur sur toutes choses, visibles et invisibles, et dans ce Royaume Il entra au moment de Sa mort.
Il faudrait beaucoup de temps pour ne compter que les principaux chefs des myriades d’esprits qui devinrent alors ses sujets, dont dans le même passage saint Paul parle d’avoir reçu cet empire d’âmes parce qu’Il était devenu obéissant jusqu’à la mort, jusqu’à la mort de la Croix. Il serait nécessaire et agréable de devoir parler de tout ce qui était grand et noble dans ce monde spirituel, ainsi que de ceux qui ont pris part parmi les ennemis tremblants de notre Seigneur, qui néanmoins se recroquevillaient sous Son bâton. Il ne nous reste qu’à préciser que cette grande multitude d’esprits est devenue à partir de ce moment les sujets du Fils de l’Homme crucifié, et apparemment la première classe du butin de Sa conquête à être visitée en personne.
Là, donc, nous croyons que l’Âme de notre Seigneur, désormais vêtue de gloire et de béatitude, prit son envol, accompagnée de milliers d’anges adorateurs, les esprits maléfiques reculant et fuyant devant Son visage. Les saints qui avaient été rachetés par Son Sang affluèrent à sa rencontre aux portes, qui avaient été brisées par le souffle de son approche. Son Âme n’était pas seulement dans la gloire et la béatitude elle-même, mais fut à la fois la source d’innombrables joies et bénédictions pour des milliers et des milliers de Ses rachetés. Mais nous ne pouvons pas en dégager l’ensemble du tableau évoquant — une partie, et seulement une partie, de cette joie que notre Seigneur avait placée devant Lui lorsque, méprisant la Croix, Il endura la honte, comme le dit l’Apôtre.
L’ouverture du Royaume des Cieux
Ces choses sont inscrites dans les réflexions des enfants fidèles de l’Église, qui se réjouissent de découvrir que ses enfants les connaissent. Nous n’avons ici et maintenant qu’à nous rappeler l’enseignement simple des Docteurs Catholiques, qui nous disent que les habitants ou voyageurs de ce monde des esprits peuvent commodément être divisés en quatre classes, selon l’état dans lequel le grand Juge de tous les hommes les trouve lorsqu’ils viennent se tenir devant Lui au moment de leur mort.
Certaines âmes passent devant Lui sans aucune tache de péché en elles, et, depuis que les portes du Ciel ont été ouvertes aux hommes par la rédemption que notre Seigneur a accomplie pour nous tous, ces âmes ont un droit par Lui au Royaume des Cieux comme leur sort éternel. Mais, jusqu’à ce que le Paradis soit ouvert par notre Seigneur, la voie était toujours bloquée aux enfants d’Adam. Mais l’Église chante dans son hymne, Te Deum : Tu devicto mortis aculeo, aperuisti credentibus regna cælorum - Toi qui as vaincu l'aiguillon de la mort, tu as ouvert le royaume des cieux aux croyants.
Il n’était donc pas encore possible pour les saints d’entrer dans le Royaume des cieux, car notre Seigneur ne l’avait pas ouvert par Sa présence, et donc ceux qui mouraient sans aucune tache de péché étaient totalement annulés, ne pouvaient pas encore hériter du Royaume. Ainsi, nous trouvons notre Seigneur dans Sa Parabole, si elle doit être appelée ainsi, de Lazare, disant que l’âme de Lazare fut prise par les anges dans le sein d’Abraham.

Reçus par Léon XIV, les exorcistes alertent sur la montée de l’occultisme
Former davantage de prêtres exorcistes et sensibiliser les séminaristes à la réalité du monde démoniaque : telles sont les recommandations formulées par l'Association internationale des Exorcistes au pape Léon XIV, lors d'une audience le 13 mars 2026. L'organisation alerte sur la multiplication des cas liés à l'occultisme et au satanisme.
Plus de prêtres formés à l'exorcisme : telle est la demande formulée par l'Association internationale des Exorcistes (AIE) auprès de Léon XIV lors d'une audience privée, le 13 mars 2026. Mgr Karel Orlita, président de l'AIE, et le père Francesco Bamonte, membre des Serviteurs du Cœur Immaculé de Marie et vice-président, ont abordé en présence du Pape les questions relatives au ministère de l'exorcisme, appuyant sur le besoin de formation et de disponibilité de prêtre exorciste dans chaque diocèse du monde.
L'AIE a remis au Pape un rapport et a notamment soulevé un point préoccupant, celui de la recrudescence de cas liés à l'occultisme, à l'ésotérisme et au satanisme, et sur les conséquences spirituelles que cela engendre pour de nombreuses personnes. D'après elle, il existe une "situation douloureuse et de plus en plus répandue de personnes gravement affectées par l'action extraordinaire du diable en raison de leur implication dans des sectes occultes". "La propagation de l’occultisme, sous ses diverses formes, et du satanisme, ouvre malheureusement la porte à l’action extraordinaire du diable dans le monde d’aujourd’hui. Cela peut causer de graves souffrances à ceux qui, par imprudence, ont recours à ces pratiques, à travers d’éventuels cas de possession, de harcèlement, d’obsession ou d’infestation démoniaque", a ainsi affirmé auprès d'ACI Prensa le père Bamonte.
Formation des prêtres et des évêques
Afin de garantir la bonne poursuite du ministère de l'Église en la matière, l'AIE a exhorté le Pape à veiller à ce que chaque diocèse du monde dispose d'un exorciste. "L’Église, en tant que famille de Dieu, a pour mission de prendre soin de ses membres dans tous leurs besoins, même les plus extrêmes sur le plan spirituel ; le prêtre exorciste est un pasteur qui offre cette aide", rappelle à ACI Prensa le père Bamonte. En particulier, l'AIE appelle à mieux former le clergé et recommande notamment la dispense d'une formation sur "l’existence réelle et la nature du monde démoniaque" dès le séminaire. Pour les nouveaux évêques, elle conseille un cours dédié à la pastorale exorciste pour discerner si une situation donnée nécessite ou non l'intervention d'un exorciste.
L'Église affirme la réalité de l'existence du démon et de son action dans le monde. L'exorcisme est une prière solennelle de l'Église qui invoque le pouvoir du Christ pour libérer une personne, un lieu ou une chose de l'influence démoniaque. Le Catéchisme de l'Église catholique (n° 1673) précise ainsi que l'exorcisme "vise à expulser les démons ou à libérer de l'emprise démoniaque, par l'autorité spirituelle que Jésus a confiée à son Église." Elle différencie les cas de possession des maladies psychiques, "dont le soin relève de la science médicale". Une collaboration étroite entre les prêtres exorcistes et les praticiens comme les psychiatres est donc souvent nécessaire, et a été de nouveau recommandée par l'AIE dans son rapport remis au Pape. En France, il existe environ une centaine de prêtres exorcistes, nommés par leur évêque.
Cécile Séveirac - Aleteia
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V - Les dons du Saint-Esprit
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Litaniae Sanctorum
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Livre en 16 articles qui paraîtront successivement les 1er 3e et vendredi des prochains mois.
Ces articles sont un sommet de théologie spirituelle rarement atteint sur le sujet du dogme catholique de la Communion des Saints : interrelation constante de l’Église militante, souffrante et triomphante. L’auteur nous demande de nous insérer dans une union mystique commune avec nos frères et sœurs qui demandent notre aide par nos prières dans l’amour miséricordieux du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Ayant lu et méditer les articles de ce livre, il est impossible de ne pas pratiquer et partager cette dévotion découlant du divin amour !
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Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été
sans le « oui » de Joseph
Quand de son autorité d'époux et de chef, et comme ayant, au titre d'époux, droit incontestable sur la Vierge, il gardait le vœu de virginité de Marie, Joseph ne voyait pas d'une manière explicite que cela équivalait d'une certaine façon à l'introduction du Fils de Dieu dans ce monde. Il ne faisait que poser dans l'être une condition de l'Incarnation, en abandonnant entièrement son épouse à l'action très sainte de Dieu pour l'œuvre de Dieu comme Dieu voudrait la réaliser en elle, en donnant ainsi d'autorité Marie à tout le mystère divin comme Dieu voudrait l'accomplir.
Mais ce faisant, Joseph acquérait justement une autorité de Père, de chef, sur ce qui naîtrait de la Vierge pour l'accomplissement du mystère divin. Par un acte tout à fait positif et par un acte de sa souveraine autorité de chef de famille, il a consacré la Vierge dans la condition qui était nécessaire pour l'accomplissement de l'Incarnation. Voilà le principe, l'origine de son autorité paternelle sur l'Enfant Jésus.
Pour l'Incarnation, à Marie et à Joseph, Dieu a demandé leur consentement ; à chacun d'eux d'une manière différente cependant. Marie devait donner le concours de son être ; aussi devait-elle répondre explicitement : « Qu'il me soit fait selon votre parole ». Joseph, lui, devait donner le concours de son autorité : il suffisait qu'il laissât à Dieu toute liberté de réaliser son œuvre divine ; or, cette liberté pour l'initiative divine, Joseph l'avait accordée, dans le fidèle respect des droits de Dieu, en acceptant la consécration virginale de Marie, en acceptant que sa fiancée fût le domaine réservé de Dieu.
Nous voyons et c'est l'aspect qui est le plus habituellement considéré, que Dieu a demandé le consentement de la Vierge pour l'incarnation. Oui mais la Vierge était à Joseph, l’Évangile le marque avec insistance ; et par conséquent la Vierge ne pouvait donner cette réponse à la vocation divine que parce qu'elle savait que Joseph à qui elle appartenait la réservait entièrement au bon plaisir de Dieu, que parce qu'elle savait que Joseph la voulait entièrement consacrée à Dieu.
Chanoine D.-J. Lallement, Mystère de la paternité de saint Joseph, Téqui 1986 p. 34-35
À méditer ...
« Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple »
Notre bon Seigneur m'a dit une fois : « Toutes choses finiront bien » ; une autre fois, il a dit : « Tu le verras toi-même : tout tournera en bien. » En ces deux paroles, mon âme a compris (…) qu'il veut que nous sachions qu'il prête attention non seulement aux choses nobles et grandes, mais aussi à celles qui sont humbles, petites, peu élevées, simples. C'est ce qu'il signifie lorsqu'il dit : « Toute chose, quelle qu'elle soit, finira bien. »
Il veut que nous comprenions que même la chose la plus minime ne sera pas oubliée. Et il veut que nous comprenions que beaucoup d'actions sont si mauvaises à nos yeux et causent de si grands maux qu'il nous paraît impossible qu'elles aient jamais une bonne fin. Et donc nous nous affligeons et nous nous lamentons tellement que nous ne trouvons plus la paix dans la bienheureuse contemplation de Dieu, comme nous le devrions. Car ici-bas nous raisonnons de façon si aveugle, si basse, si simpliste qu'il nous est impossible de connaître la haute et merveilleuse sagesse, puissance et bonté de la bienheureuse Trinité. (…) C'est comme si Dieu disait : « Prenez garde maintenant de croire et de me faire confiance, et à la fin vous verrez tout dans la vérité et donc la plénitude de la joie » (…)
Il y a une œuvre que la très sainte Trinité accomplira au dernier jour, d'après ce que je vois. Quand cette œuvre sera faite et comment elle sera faite, nulle créature en dessous du Christ ne le sait et ne le saura avant son accomplissement. (…) Si Dieu veut nous faire savoir qu'il fera cette œuvre, c'est pour que nous soyons plus à l'aise, plus paisibles dans l'amour, que nous cessions de fixer notre regard sur toutes les tempêtes qui nous empêchent de nous réjouir en lui vraiment. Telle est la grande œuvre ordonnée par notre Seigneur de toute éternité, trésor profondément caché en son sein béni et connu de lui seul. Par cette œuvre, il fera en sorte que tout finisse bien, car de même que la très sainte Trinité a créé toutes choses de rien, de même elle rendra bonnes toutes choses qui ne le sont pas.
Julienne de Norwich
L’humilité du cœur
Très souvent le juste abattu par quelques adversités se voit contraint de faire état de ses œuvres, tel le bienheureux Job, qui après une vie juste était accablé de fléaux ; mais quand l’homme injuste entend la parole du juste, il voit en elle orgueil plutôt que sincérité. C’est, en effet, avec son propre cœur qu’il apprécie la parole du juste et il ne pense pas que la parole du sage puisse être dite avec humilité. Si, en effet, c’est faute grave de s’arroger ce qu’on n’est pas, très souvent aussi il n’y a point de faute à dire avec humilité la vertu que l’on a. Aussi arrive-t-il souvent que juste et injuste aient les mêmes paroles : mais leurs cœurs sont toujours loin de se ressembler, et selon qu’elles viennent de l’injuste ou du juste, les mêmes paroles offensent ou apaisent le Seigneur.
Ainsi le Pharisien entré dans le Temple disait : « Je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède. » Mais le Publicain sortit du Temple justifié, et non lui. Le roi Ézéchias aussi, gravement atteint par la maladie et parvenu au terme de sa vie, disait dans la componction de sa prière : « Je t’en supplie, Seigneur, rappelle-toi, je te le demande, comment j’ai marché dans la vérité avec un cœur parfait. » (Is 38,3) À cette déclaration de perfection le Seigneur n’oppose pourtant ni dédain ni refus : il exauce aussitôt sa prière. Voilà le Pharisien, qui s’est déclaré juste dans ses œuvres, et Ézéchias, qui a affirmé être juste jusque dans sa pensée : une même attitude, et l’un a offensé le Seigneur, l’autre l’a apaisé. Pourquoi donc en est-il ainsi ?
C’est que Dieu tout-puissant pèse les paroles de chacun de nous d’après nos pensées et son oreille n’entend aucun superbe dans les paroles qui viennent de l’humilité du cœur. Aussi, quand il exposait ses bonnes œuvres, le bienheureux Job ne fut-il aucunement enflé d’orgueil contre Dieu, parce qu’il disait avec humilité ce qu’il avait fait en vérité.
Saint Grégoire le Grand
« Moi non plus, je ne te condamne pas... Moi, je suis la lumière du monde » (Jn 8,11-12)
Mon Dieu qui aimes pardonner, mon Créateur,
fais grandir sur moi l'éclat de ta lumière inaccessible
pour emplir mon cœur de joie.
Ne t'irrite pas ; ne m'abandonne pas !
Mais fais resplendir mon âme de ta lumière,
car ta lumière, mon Dieu, c'est toi...
Je me suis écarté de la route droite, de la route divine,
et je suis tombé lamentablement de la gloire qui m'avait été donnée.
J'ai été dépouillé de la robe lumineuse, la robe divine,
et, tombé dans les ténèbres, je gis maintenant dans les ténèbres,
et je ne sais pas que je suis privé de lumière...
Car si tu as brillé d'en haut, si tu es apparu dans l'obscurité,
si tu es venu dans le monde, ô Miséricordieux,
si tu as voulu vivre avec les hommes,
selon notre condition, par amour pour l'homme,
si...tu t'es dit la Lumière du monde (Jn 8,12)
et que nous, nous ne te voyons pas,
n'est-ce pas que nous sommes totalement aveugles
et plus malheureux que des aveugles, ô mon Christ ?...
Mais toi, qui es tous les biens, tu les donnes sans cesse
à tes serviteurs, à ceux qui voient ta lumière...
Qui te possède, réellement possède en toi toute chose.
Que je ne sois pas privé de toi, Maître ! que je ne sois pas privé de toi, Créateur !
Que je ne sois pas privé de toi, Miséricordieux, moi l'humble étranger...
Je t'en prie, place-moi avec toi,
même si j'ai multiplié les péchés plus que tous les hommes.
Reçois ma prière comme celle du publicain (Lc 18,13),
comme celle de la prostituée, Maître, même si je ne pleure pas comme elle (Lc 7,38)...
N'es-tu pas source de pitié, fontaine de miséricorde
et fleuve de bonté : à ce titre, aie pitié de moi !
Oui, toi qui as eu les mains, toi qui as eu les pieds cloués sur la croix,
et ton côté percé par la lance, Très Compatissant,
aie pitié de moi et arrache-moi au feu éternel...
Qu'en ce jour je me tienne sans condamnation devant toi
pour être accueilli dans ta salle des noces
où je partagerai ton bonheur, mon bon Maître,
dans la joie inexprimable, pour tous les siècles. Amen.
Syméon le Nouveau Théologien - Hymne 45; SC 196
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LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT
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