Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

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AVEC LA RÉSURRECTION DU CHRIST
L'HISTOIRE DU MONDE N'EST PLUS LA MÊME,
ELLE PREND SENS !

TOUT EST DÉSORMAIS CHANGÉ !
NOUS MARCHONS VERS LA PAROUSIE ET LA VIE ÉTERNELLE !

 

 

Quand l’embryologie éclaire les paroles du « Je vous salue Marie » (I)


 

Marie, unie à la Résurrection de Jésus



Jean-Jacques Olier (1608 -1657 à Paris), prêtre et mystique français, fondateur  de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, et auteur d’un ouvrage intitulé Vie intérieure de la Très Sainte Vierge,  évoque notamment le lien profond qui unit la Vierge Marie au Christ ressuscité.

« Au moment de sa résurrection, Jésus-Christ, tout pénétré de la divinité, tout brillant de la clarté et de la splendeur de son Père, tout rempli de ses sentiments mêmes et de ses inclinations, s'unit à la très-sainte Vierge en sa splendeur divine, et se porte à elle par l'amour même de Dieu son Père pour elle, comme vers le plus bel objet qui fut jamais après Dieu. Il. demeure en elle, et elle en lui; et comme, dans sa résurrection, il est revêtu des titres d'honneur les plus magnifiques, que son Père lui donne en récompense de ses ignominies et de sa mort, Jésus, épris des beautés et des perfections divines qui éclatent dans sa Mère, et de l'amour qu'elle lui a témoigné dans sa Passion, veut qu'elle entre elle-même en participation de son triomphe et de sa gloire.

Aussi témoigne-t-il à sa Mère l'amour immense qu'il lui porte. Comme Père du siècle futur, il se lie à elle et devient avec elle, pour tout le corps de l'Église, un principe de divine génération. Ainsi, ayant reçu de Dieu, dans sa résurrection, d'avoir en soi la vie pour la donner à tous les  hommes et les justifier par la justice divine qui est en lui, il prend pour son aide la très-sainte Vierge, comme une nouvelle Ève; et, en même temps, il la met en communion de tout ce qu'il a reçu de son Père, pour la rendre Mère des vivants.

Quels inexplicables secrets sont renfermés dans ce divin mystère de l'union du Fils de Dieu avec sa sainte Mère ! Quelle communication intime, quelle donation de ce qu'il est et de ce qu'il possède ne lui fait-il pas au jour de sa résurrection ! O merveille des merveilles ! Tout ce que Jésus-Christ opèrera, depuis le moment de la formation de l'Église jusqu'au jour du jugement, il l'a formé dans sa Mère, et plus parfaitement, plus hautement, plus saintement, plus divinement qu'il ne l'aura formé dans toute l'étendue des chrétiens, dans tout le cours des siècles! (…)

Tout ce qui paraît dans l'Église est petit en comparaison de l'éminente participation que Jésus-Christ donne de soi-même à sa sainte Mère (…) parce qu'elle s'est livrée et abandonnée à lui sans réserve, sans mesure, sans retour et sans règle, et qu'elle a voulu partager les ignominies et les douleurs de sa Passion. O chère et sur aimable princesse! (…)  aujourd'hui, par la Résurrection, vous êtes la Mère et l’Épouse de Jésus en gloire, et, sans rien perdre de l'alliance que vous avez avec le Père éternel et de vos droits en qualité de son Épouse recouvrant un Fils plein de gloire, vous le recevez pour votre Époux et devenez ainsi, en Dieu le Père et en son Fils, la dispensatrice de leurs trésors envers toutes les créatures. »

Marie qui défait les noeuds


 


Saint Benoît-Joseph Labre, le pèlerin de Dieu

Fils aîné d’un couple d’agriculteurs du Pas-de-Calais, Benoît-Joseph Labre mène une existence hors du commun à bien des égards. Pèlerin infatigable du XVIIIe siècle, il sillonne l’Europe du nord au sud – France, Allemagne, Autriche, Suisse, Italie, Espagne – sans jamais se fixer durablement, ne demeurant nulle part plus de quelques mois. L’étonnant est que le jeune homme n’a jamais choisi de mener cette existence extravagante. Il ne fait qu’obéir à une intuition spirituelle, transmise par un confesseur déconcerté par sa singularité, qui finit par lui enjoindre de partir sur les routes, de sanctuaire en sanctuaire, dans un total dépouillement, jusqu’à découvrir ce que Dieu attend de lui. Ainsi s’accomplit une destinée radicale, faite d’errance, de prière et de pauvreté, qui marquera profondément ses contemporains. Il meurt le 16 avril 1783 à Rome.

Les raisons d'y croire

Benoît-Joseph Labre est élevé dans une famille très religieuse, restée à l’écart des idées des Lumières, et il se montre lui-même très pieux. Son avenir semble tout tracé : il entrera au séminaire et deviendra curé de campagne. Or, sans qu’il y soit pour rien, le jeune homme ne réussira jamais ni à poursuivre ses études ecclésiastiques ni à suivre une vocation religieuse, que ce soit à la Chartreuse, à la Trappe ou ailleurs. Ni lui, qui en souffre terriblement, ni aucun de ses supérieurs, pourtant conscients de ses vertus et de sa bonne volonté, ne comprendront jamais la raison de ces échecs répétés et systématiques. Il entend partout le même verdict : « Votre place n’est pas ici. » Seule sa grande foi lui permettra d’accepter ces renvois sans désespérer et d’y voir la volonté de Dieu.

Le jeune homme essaye de trouver un état de vie qui lui permette de subvenir à ses besoins et de trouver sa place dans la société. Mais il n’y parvient pas, sans que ce soit chez lui paresse, sottise, incompétence ou maladie mentale. Peu à peu, sans l’avoir choisi, car il ne s’agit nullement chez lui d’une philosophie du routard, il va donc accepter de mener une vie d’errance, sans domicile ni attaches.

Acceptant un dépouillement total, entièrement abandonné à la Providence, et ayant fait vœu de ne plus jamais rentrer chez lui, où les siens le secourraient, il offre à ses contemporains le parfait contre-exemple de leurs propres choix, de leur confort, de leur richesse, de leur soif de plaisirs et de jouissances. Son seul but est de trouver Dieu. Et cela se fera hors des sentiers battus.

Il n’y a chez lui aucune volonté de se singulariser. Au contraire, sa terreur est d’attirer l’attention et de passer pour un saint, alors qu’il se juge le pire des pécheurs, au point de ne plus oser approcher de l’eucharistie. Privé de la moindre consolation sensible, il poursuit pourtant sa quête. Ayant fait des études de théologie, il sait ce qu’est la nuit de l’âme, même s’il se juge indigne d’un état mystique réservé aux saints.

Comme l’on s’aperçoit de sa bonne éducation et de sa formation intellectuelle, il s’ingénie à donner une mauvaise image de lui. Il ne se lave plus, s’habille de guenilles, essaye de provoquer le dégoût, et y réussit. Il ne s’agit pas d’une jouissance maladive dans l’humiliation ni de masochisme, mais d’imiter le Christ dans son extrême humilité.

À une religieuse qui le surprend en extase et lui demande à quoi il pense, il répond spontanément : « À la sainte couronne d’épines. » Il révèle là, sans y penser, le fond de sa vie spirituelle, et se montre vrai chrétien dans un monde qui ne l’est plus.

Il multiplie les charismes, états et phénomènes mystiques sans même s’en rendre compte : lévitations, prophéties, lecture des âmes, capacité à déplacer des objets trop lourds pour qu’un seul homme, frêle de surcroît, les bouge, guérisons, multiplications de nourriture au profit des indigents, extases, capacité soudaine à parler l’italien pour dispenser des consolations, bilocations… Et il s’efforce pourtant de trouver une explication naturelle à ces miracles.

Lorsqu’on s’aperçoit de sa sainteté, il prend aussitôt la fuite afin d’échapper à la vénération, qu’il juge déplacée. Il recommence alors sa vie d’errance ailleurs, s’exposant à de nouveaux déboires de la part de ceux qui ne le connaissent pas. Ce renoncement à toute forme d’amour-propre lui vient de la contemplation familière de la divinité. Elle lui permet de mettre choses, gens et événements à leur vraie place, et dans l’unique perspective du Ciel.

Il finit par se faire à l’idée que cette vie étrange est sa vocation, que Dieu la lui a faite sur mesure, unique. Quand il le comprend, il accepte d’être pris pour un gueux, un voleur, un fainéant, un menteur, un escroc, un hérétique. Jamais personne ne le verra se défendre contre ces accusations. Ainsi imite-t-il le Christ devant Pilate : « Et Jésus se taisait. » Une telle constance en un pareil choix réclame des grâces rares.

En savoir plus

Prêts à faire à Dieu le sacrifice d’un aîné dont ils ont deviné la sainteté, les Labre renoncent à exiger de Benoît-Joseph qu’il reprenne la ferme familiale. Ils l’envoient étudier chez un oncle prêtre, puis au séminaire. Bien qu’il y fasse de bonnes études, il se persuade qu’il se damnera s’il poursuit dans cette voie. Dévoré de terribles scrupules de conscience, il pense pouvoir mieux assurer son salut chez les Chartreux ou chez les Trappistes. Mais Soligny et Sept-Fons, comme la Chartreuse, lui font comprendre qu’il n’est pas à sa place chez eux. Alors qu’il lui serait facile de rentrer chez lui et d’abandonner une vocation si contrariée, Benoît-Joseph, vers 1769, se fiant au conseil d’un directeur de conscience, décide d’aller de sanctuaire en sanctuaire à travers l’Europe jusqu’à ce qu’il ait compris quelle est sa vocation. Il fait vœu de ne jamais retourner chez lui, afin d’être sûr d’un parfait abandon à la Providence.

Ainsi entame-t-il, sans bien le comprendre, une expérience d’imitation du Christ encore inédite. Se donnant des allures de vagabond, sale et déguenillé, afin d’inspirer le dégoût, et non la compassion, le jeune homme parcourt l’Europe. Ceux qui prennent la peine de le regarder comprennent souvent qu’ils ont croisé un saint et veulent lui apporter des soutiens, qu’il refuse par principe. Ce qu’il faut, dit-il, c’est aimer Dieu.

À une infirme grabataire, à laquelle il promet le paradis au sortir de son lit de douleur, et qui lui demande comment il faut aimer Dieu, Benoît expose soudain sa méthode dans un italien impeccable, lui qui le baragouine à peine : « Pour aimer Dieu, il faut avoir trois cœurs. Le premier tout de feu afin que nous pensions sans cesse à lui, parlions sans cesse de lui, agissions sans cesse pour lui et supportions avec patience, toute notre vie, le mal qu’il lui plaît de nous laisser subir. Le second tout de chair afin d’aimer le prochain, nous porter à l’aider par l’aumône dans ses nécessités temporelles, plus encore dans ses nécessités spirituelles en l’instruisant, le conseillant, lui donnant l’exemple et en priant pour lui ; ce cœur doit être prompt à s’attendrir d’abord pour les pécheurs et pour nos ennemis, en demandant au Seigneur de les éclairer afin qu’ils fassent pénitence. Ce cœur doit aussi être plein de compassion envers les âmes du purgatoire et supplier sans cesse que Jésus et Marie les introduisent dans la gloire éternelle. Le troisième cœur, enfin, se doit d’être de bronze envers soi-même, lui faire haïr toute sensualité, refuser tout amour de soi, renoncer à sa volonté propre, châtier son corps par le jeûne et la pénitence, domptant ainsi la nature corrompue, car plus vous haïrez votre chair, plus grande sera votre récompense dans les cieux. »

La prière latine qu’il compose alors – Jésus roi de gloire s’en allait en paix –, et qu’il offre à ses hôtesses en leur promettant qu’elle protégera leurs maisons des catastrophes, se révélera miraculeuse. Leurs demeures, ainsi que celles où la prière s’est répandue, seront en effet les seules du bourg de Fabriano à être épargnées par le violent séisme de 1781.

Vivant dans les ruines du Colisée, Labre passe ses dernières années entre Lorette et Rome, où il meurt le 16 avril 1783, dans la paroisse Santa Maria dei Monti (Notre-Dame-des-Monts). Les mêmes gamins qui le persécutaient, le frappaient, l’insultaient, et qu’il laissait faire, seront alors les premiers à proclamer par les rues la sainteté de leur souffre-douleur. Au point qu’en pleine Semaine sainte, les foules vont se presser autour de la dépouille du sans domicile fixe français, à la vive horreur de l’ambassadeur de France, le cardinal de Bernis, qui s’excusera auprès de Louis XVI de n’avoir pu empêcher un « culte grotesque » qui « déshonore la France ». Ainsi, même un grand diplomate peut se tromper, puisque la gloire de Labre brillera haut dans l’éternité.

Spécialiste de l’histoire de l’Église, postulateur d’une cause de béatification, journaliste pour de nombreux médias catholiques, Anne Bernet est l’auteur de plus d’une quarantaine d’ouvrages, pour la plupart consacrés à la sainteté.

Au-delà

Certains saints apparaissent à la fois profondément admirables et presque impossibles à imiter, tant les austérités qu’ils s’imposaient dépassent la mesure commune. Celles de Benoît-Joseph Labre atteignent un degré saisissant. Mais, au-delà même de ces pratiques, c’est l’ensemble de sa vie qui constitue un signe fort adressé autant à son siècle – le XVIIIe siècle, en voie de déchristianisation – qu’au nôtre.

1000 raisons de croire

 





« Salut, Marie, par qui nous est venu le Remède de Vie »

« Salut, Marie, Reine de Clémence, Olivier de Miséricorde, Toi par qui nous est venu le Remède de Vie ; Reine de Clémence, Vierge et Mère du divin Rejeton, Toi par qui nous est venu le Fils de l'éternelle Lumière, l'odorant rejeton d'Israël. Ah ! Puisque, par ton Fils, Tu es devenue la véritable Mère de tous les hommes dont Lui, ton Unique, n'a pas dédaigné devenir le frère ; ainsi maintenant, pour son Amour, reçois-moi, malgré mon indignité, en ton Amour de Mère : Toi, aide ma foi, conserve-la et fortifie-la. Et ainsi maintenant, sois pour moi la Marraine de mon renouvellement et de ma foi, afin d'être pour l'Éternité mon unique et très aimante Mère toujours affectueuse ; accorde-moi Tes soins en cette vie, et reçois-moi à la plénitude de ta Maternité à l'heure de ma mort ».






  


L'un des plus grand maître
de la spiritualité catholique

Un chapitre paraîtra chaque semaine

- textes choisis -


VII - Les péchés contre le Saint-Esprit




Litaniae Sanctorum

 

LE PURGATOIRE

Livre en 16 articles qui paraîtront successivement les 1er 3e et vendredi des prochains mois.

Ces articles sont un sommet de théologie spirituelle rarement atteint sur le sujet du dogme catholique de la Communion des Saints : interrelation constante de l’Église militante, souffrante et triomphante. L’auteur nous demande de nous insérer dans une union mystique commune avec nos frères et sœurs qui demandent notre aide par nos prières dans l’amour miséricordieux du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Ayant lu et méditer les articles de ce livre, il est impossible de ne pas pratiquer et partager cette dévotion découlant du divin amour !

       

Chapitre X

L'EXCELLENCE DE LA CHARITÉ CHRÉTIENNE
ENVERS LES ÂMES DU PURGATOIRE

 

SOMMAIRE DE THÉOLOGIE DOGMATIQUE

 

     



  

Marie est le grand moule de Dieu

Marie est appelée par saint Augustin et est, en effet, le moule vivant de Dieu, forma Dei, c'est-à-dire que c'est en elle seule que Dieu fait homme a été formé au naturel, sans qu'il lui manque aucun trait de la Divinité, et c'est aussi en elle seule que l'homme peut être formé en Dieu au naturel, autant que la nature humaine en est capable, par la grâce de Jésus Christ.

Un sculpteur peut faire une figure ou un portrait au naturel de deux manières : 1e se servant de son industrie, de sa force, de sa science et de la bonté de ses instruments pour faire cette figure en une matière dure et informe ; 2e il peut la jeter en moule. La première est longue et difficile et sujette à beaucoup d'accidents : il ne faut souvent qu'un coup de ciseau ou de marteau donné mal à propos pour gâter tout l'ouvrage.

La seconde est prompte, facile et douce, presque sans peine, pourvu que le moule soit parfait ; pourvu que la matière dont il se sert soit bien maniable, ne résistant aucunement à sa main.

Marie est le grand moule de Dieu, fait par le Saint-Esprit, pour former au naturel un Homme Dieu par l'union hypostatique, et pour former un homme Dieu par la grâce. Il ne manque à ce moule aucun trait de la divinité ; quiconque y est jeté et se laisse manier aussi, y reçoit tous les traits de Jésus-Christ, vrai Dieu, d'une manière douce et proportionnée à la faiblesse humaine, sans beaucoup d'agonie et de travaux ; d'une manière sûre, sans crainte d'illusion, car le démon n'a point eu et n'aura jamais d'accès en Marie, sainte et immaculée, sans ombre de la moindre tache de péché.

Oh ! chère âme, qu'il y a de différence entre une âme formée en Jésus-Christ par les voies ordinaires de ceux qui, comme les sculpteurs, se fient en leur savoir-faire et s'appuient sur leur industrie, et entre une âme bien maniable, bien déliée, bien fondue, et qui, sans aucun appui sur elle-même, se jette en Marie et s'y laisse manier à l'opération du Saint-Esprit ! Qu'il y a de taches, qu'il y a de défauts, qu'il y a de ténèbres, qu'il y a d'illusions, qu'il y a de naturel, qu'il y a d'humain dans la première âme ; et que la seconde est pure, divine et semblable à Jésus-Christ !

Saint Louis Marie Grignion de Montfort, Le Secret de Marie, § 16-18

 



   
À méditer ...

Poser le Christ comme une lampe divine en nos cœurs

« Je suis la vérité » (Jn 14,6). De par notre condition naturelle, nous marchons, ici-bas, dans les ténèbres (cf. Lc 1,79). Pour nous élever vers Dieu, il nous faut être surnaturellement éclairés. Seul, le Christ manifeste la vérité religieuse, « Il est la lumière du monde » (Jn 8, 12). Son enseignement, sans dissiper toute obscurité, permet de le reconnaître comme l’envoyé du Père et d’adhérer à lui comme à la Vérité suprême et infaillible. « Dieu est ma lumière » (Ps 26,1).

L’Évangile apporte au monde la révélation de toutes les grandes vérités religieuses : celle de la Trinité, de l’incarnation, de la rédemption, des sanctions de l’au-delà. Il dévoile aussi aux hommes le mystère de la paternité divine. Quand Jésus nous parle de Dieu, il le représente toujours comme notre Père : « Je remonte à mon Père, et votre Père » (Jn 20,17) ! C’est une des caractéristiques du Nouveau Testament de nous avoir appris à nommer Dieu notre Père, à nous comporter envers lui comme ses enfants (cf. Mt 6,9 ; Rm 8,16). Avec la paternité divine, Jésus nous révèle encore notre adoption, notre destinée céleste et bienheureuse, toutes les attitudes de charité et de vertu propres au chrétien. Recueillons ces doctrines de ses lèvres bénies, réalisons qu’elles émanent de la Vérité même ; attachons-nous à elles par une foi inébranlable. En outre, le Christ apporte encore la vérité par une grâce d’illumination, toute personnelle, de notre âme. Cette illumination propre à chacun est essentielle au progrès de la vie du Christ en nous. (…)

Il nous faut donc considérer les chemins d’ici-bas à la lumière de la foi au Christ. Posons-le comme une lampe divine au milieu de notre cœur. Jetons aux pieds de Jésus nos idées, nos jugements, nos désirs, afin de regarder le monde, les personnes et les évènements comme par ses yeux. Alors, nous apprécierons à leur juste valeur les choses du temps et celles de l’éternité.

Bienheureux Columba Marmion

Son côté, un refuge où l'âme goûte
les douceurs de l'Homme-Dieu

Très cher Père dans le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l'esclave des serviteurs de Jésus Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir baigné, noyé dans le sang de Jésus crucifié, et caché dans la plaie de son côté.

Dans le sang vous trouverez le feu, car il l'a répandu par amour ; et dans le côté, vous trouverez l'amour du cœur, car tout ce que le Christ a fait pour nous a été fait avec l'amour du cœur. Alors votre âme s'enflammera du feu d'un saint désir, et ce désir est un effet de l'amour, qui ne vieillit jamais et rajeunit toujours au contraire, l'âme qui en est revêtue ; il la renouvelle dans la vertu, la fortifie, l'illumine et l'unit avec son Créateur ; car dans Jésus crucifié elle trouve le Père, et elle participe à sa puissance. Elle trouve la sagesse du Fils unique de Dieu, qui éclaire son intelligence ; elle goûte et voit la bonté de l'Esprit Saint, en trouvant le tendre amour que le Christ nous a montré dans le bienfait de sa Passion, lorsqu'il nous fit de son sang, un bain pour laver nos iniquités, et de son côté une demeure, un refuge où l'âme se repose et goûte les douceurs de l'Homme-Dieu.

Je veux que nous fassions toujours ainsi, mon très cher Père. Que l'œil de notre intelligence ne se ferme jamais, et qu'il voie toujours, qu'il contemple combien Dieu nous aime, comme il nous le prouve par le moyen de son Fils ; que la volonté aime toujours, et qu'elle ne cesse jamais ; que l'amour envers le Créateur ne se ralentisse ni par le plaisir, ni par la peine, ni par aucune chose qui aura été dite ou faite ; et lors même que toutes les autres œuvres (…) cesseraient, l'amour ne devrait jamais s'éteindre. Je ne vous en dis pas davantage. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus amour.

Sainte Catherine de Sienne

« C'est moi. Soyez sans crainte »

Seigneur, que les vagues sont hautes,

que la nuit est obscure !

Ne voudrais-tu pas l'éclairer

pour moi qui veille solitaire ?

Tiens fermement le gouvernail,

garde confiance et reste calme.

Ta barque a du prix à mes yeux,

je veux la mener à bon port.

Garde bien sans défaillance

les yeux fixés sur le compas.

Il aide à parvenir au but

à travers nuits et tempêtes.

L'aiguille du compas de bord

frémit mais se maintient.

Elle te montrera le cap

que je veux te voir prendre.

Garde confiance et reste calme :

à travers nuits et tempêtes

la volonté de Dieu, fidèle,

te guide, si ton cœur veille.

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)




  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT