Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

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Psautier
monastique II

Office des lectures
pour l'année

 

Benedictine
Oblates

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Pourquoi le violet est la couleur du Carême ?

Pendant le Carême, les prêtres revêtent des vêtements liturgiques violets. Cette couleur, également portée durant l’Avent, est remplie d’un fort symbolisme.

 

En ce début du Carême, marqué par le Mercredi des Cendres, les prêtres troquent leurs vêtements liturgiques verts contre du violet. Une couleur qui se compose du mélange des couleurs rouge et bleu. Dans l’iconographie de l’Église orientale, le rouge manifeste l’humanité du Christ et le bleu sa divinité. Le violet est réservé au temps de l’Avent, qui prépare l’Église à l’Incarnation de Dieu, mais aussi au temps du Carême, qui invite à préparer l’humanité à entrer dans le passage de Pâques. Cette couleur, symbolisant le pardon, l’attente et la pénitence, est aussi utilisée dans l’Église catholique pour le sacrement de réconciliation. Elle remplace le noir (symbole de la mort par opposition au blanc, de la captivité et des ténèbres), employé autrefois pour les offices et les messes des défunts. Dans son ouvrage La Sainte Messe, Notes sur sa Liturgie, Abbaye de Maredsous, Dom Eugène Vandeur (1875-1967), moine bénédictin, écrit au sujet de la signification du violet dans l’histoire de l’antiquité et de l’Église :

« Le violet, dont les reflets chatoyants et sombres saturent les yeux, était regardé dans l’Antiquité comme la couleur, significative de la royauté, de la puissance, des hautes dignités, de la richesse. L’Église a transposé plutôt que renversé ce symbolisme, en l’appliquant à la pénitence, à la prière, dans l’affliction, à l’humiliation ; n’est-ce pas là en effet ce qui nous enrichit et nous élève ? ».

Comme le note Michel Pastoureau dans L’Église et la couleur, des origines à la Réforme, « toutes les couleurs, qu’elles soient permanentes ou circonstancielles, qu’elles soient sur verre ou sur étoffe, sur pierre ou sur parchemin, se parlent et se répondent à l’intérieur de l’édifice ». Il en ressort donc qu’en liturgie ce n’est pas une couleur figée qui est réclamée car toute couleur s’adresse toujours à une autre. Ainsi, le violet s’atténue en rose le troisième dimanche d’Avent et le quatrième dimanche de Carême, en signe de lumière de l’espérance éclaircissant les ténèbres de nos péchés.

Anna Ashkova - Aleteia

Marie doit fuir en Egypte

Mt 2, 13-15 : « Voici que l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : “Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Et restes-y jusqu’à ce que je te le dise. Car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.” Il se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. »

Voyez comment la Vierge Marie a souffert, quand Joseph lui a dit qu’ils devaient prendre immédiatement l’Enfant et se réfugier en Égypte, comme l’ange venait de le lui révéler en songe, pour que le roi Hérode ne le tue pas.

Regardez Marie, cherchant quoi prendre et quoi laisser, et elle prend sans hésiter l’Enfant Jésus et abandonne tout, pour s’enfuir avec Joseph.

Comme c'était l'hiver, il fallut supporter le froid, la pluie, le vent, par des chemins raides et boueux. Marie, alors âgée de quinze ans, était une vierge délicate, nullement habituée à de pareilles fatigues. La Sainte famille n'avait personne pour la servir. Elle a beaucoup souffert en fuyant. Alors que l’Enfant frissonnait dans la nuit, les parents eux étaient pris de fatigue, écrasés par la faim et la fuite, et préoccupés par le voyage vers un pays inconnu, sans aucune connaissance de quelqu’un pour les accueillir.

Dans cette fuite, ils ne pensaient qu’à sauver l’Enfant Jésus. Quelles angoisses n’ont-ils pas éprouvées en voyant leur Enfant, l’Enfant de Dieu, qu’ils aimaient tant, pourchassé par des ennemis si cruels. D’ailleurs, ce nouveau-né, de qui était-Il victime ? De quoi est-Il victime ?

Cette douleur de la Mère des Douleurs est la douleur de la mort des innocents, douleur de l'injustice, douleur d'être mêlés à l'injustice puisque l'élément déclencheur de la fureur du tyran a été la naissance de Jésus, douleur d'être impuissants et de devoir fuir pour protéger Jésus.


L'ART EST-IL UNE VOIE D'ACCÈS À DIEU ?

SAINT ANTOINE DU DÉSERT, LE « PÈRE DES MOINES »

   À méditer ...

Qu’est-ce que la vraie charité ?

Penser plus au prochain, à ses intérêts, à sa satisfaction, à sa joie, qu’à nous-même, c’est le signe non équivoque d’une vraie charité : car pour agir de cette façon, non pas une fois, mais dix fois, mais toujours, en toute circonstances, à l’égard de tous nos frères sans distinction, il faut aimer vraiment Dieu ; un pareil amour du prochain réclame de nous trop d’abnégation pour pouvoir se soutenir longtemps en s’appuyant sur lui-même : il ne le peut que s’il naît de Dieu. Aussi la charité envers le prochain est-elle donnée par Jésus en personne comme le signe par excellence de la présence de Dieu dans une âme. (…)

Qu’est-ce, en effet, que la charité ? C’est l’amour de Dieu embrassant dans un même élan Dieu et tout ce qui lui est uni : l’humanité du Christ, et dans le Christ, tous les membres de son corps mystique. Le Christ est affligé dans les affligés ; malade dans les malades, triste dans les âmes accablées de tristesse. N’est-ce pas la parole même de la vérité infaillible : « Ce que vous ferez au moindre des miens, c’est à moi que vous l’aurez fait » (Mt 25,40) ? En s’incarnant Notre-Seigneur a pris sur lui toutes nos infirmités (cf. Is 53,4). En les soulageant dans le prochain, c’est lui-même que nous soulageons. (…)

Voyons dans notre frère le Christ lui-même qui se présente à nous, et nous le servirons alors avec empressement. (…) Si nous avons ces vues de la foi, notre amour sera toujours zélé, désintéressé, et nous ne nous plaindrons pas si nous devons souvent nous donner aux autres.

Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)

abbé

Le bon zèle (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 545-548 ; rev.)

Préparons un sacrifice de miséricorde

Pour traduire en actes ce bien de la charité, mes frères, il est vrai que tous les temps sont bons ; et pourtant, les jours que nous vivons nous y exhortent particulièrement. Ceux qui désirent accueillir la Pâque du Seigneur avec la sainteté de l’esprit et du corps doivent s’efforcer avant tout d’acquérir cette grâce qui contient la somme des vertus et « couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8).

Sur le point donc de célébrer le plus grand de tous les mystères, celui où le sang de Jésus Christ a effacé nos iniquités, préparons tout d’abord le sacrifice de la miséricorde. Ce que la bonté de Dieu nous a donné, nous le rendons ainsi à ceux qui nous ont offensés. Que les injures soient jetées dans l’oubli, que les fautes ignorent désormais la torture et que toutes les offenses soient libérées de la peur de la vengeance ! (…) Ainsi lorsque nous dirons, selon l’enseignement du Seigneur : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12), nous ne douterons pas, en formulant notre prière, d’obtenir le pardon de Dieu.

Nous devons aussi montrer une bonté plus généreuse envers les pauvres et ceux qui souffrent de diverses faiblesses, pour que des voix plus nombreuses puissent rendre grâces à Dieu et que nos jeûnes contribuent au soulagement de ceux qui sont dans le besoin. Aucun dévouement des croyants n’est plus agréable au Seigneur que celui dont ses pauvres bénéficient : là où Dieu trouve le souci de la miséricorde, il reconnaît l’image de sa bonté.

Saint Léon le Grand (?-v. 461)

pape et docteur de l'Église

Sermon 48, 2-5 ; PL 54, 299-300 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche D16; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d'Orval)

L'origine du Carême : accompagner les catéchumènes
vers le baptême à Pâques

      Après ce temps consacré à l'observance du jeûne, l'âme, purifiée et épuisée, parvient au baptême. Elle reprend des forces en se plongeant dans les eaux de l'Esprit ; tout ce qui avait été brûlé par les flammes des maladies renaît de la rosée de la grâce du ciel. Abandonnant la nature périssable du vieil homme (Ep 4,22), le nouveau baptisé reçoit une nouvelle jeunesse… Par une nouvelle naissance, il renaît autre, alors qu'il est le même que celui qui avait péché.

      Par un jeûne ininterrompu de quarante jours et de quarante nuits, Élie a mérité de mettre fin, grâce à l'eau du ciel, à une sécheresse longue et pénible de la terre entière (1R 19,8; 18,41) ; il a étanché la soif brûlante du sol, en lui apportant une pluie abondante. Ces faits se sont produits pour nous servir d'exemple, pour que nous méritions, après un jeûne de quarante jours, la pluie bénie du baptême, afin que l'eau du ciel arrose toute la terre, aride depuis longtemps chez nos frères du monde entier. Le baptême comme une rosée du salut mettra fin à la longue stérilité du monde païen. En effet, c'est de sécheresse et d'aridité spirituelle que souffre quiconque n'a pas été baigné de la grâce du baptême.

      Par un jeûne du même nombre de jours et de nuits, le saint Moïse a mérité de parler à Dieu, de demeurer, de séjourner avec lui, de recevoir de ses mains les préceptes de la Loi (Ex 24,18)… Nous aussi, frères très chers, jeûnons avec ferveur pendant toute cette période, pour que…à nous aussi les cieux s'ouvrent et le séjour des morts se ferme.

Saint Maxime de Turin (?-v. 420)

évêque

Sermon 28 ; PL 57, 587 ; CC Sermon 35, 136 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 94s rev.)


  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT