"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

Saint Pierre Chrysologue
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Octobre 2018 -
PAX No. XL

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

OBLATS / OBLATES


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OBLATS / OBLATES

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Une grande misère parmi les homme, c'est qu'ils savent si bien ce qui leur est dû et qu'ils sentent si peu ce qu'ils doivent aux autres.
Saint François de Sales


SUGGESTIONS DE LECTURE ...
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  Ave mundi spes Maria

       Moines du monastère bénédictin de Silos




 

Ave mundi spes Maria, ave mitis, ave pia, ave plena gratia.

Ave virgo singularis, quae per rubum designaris non passus incendia.
Ave rosa speciosa, ave Jesse virgula:
Cujus fructus nostri luctus relaxavit vincula.

Ave cujus viscera contra mortis foedera ediderunt filium.
Ave carens simili, mundo diu flebili reparasti gaudium.
Ave virginum lucerna, per quam fulsit lux superna his quos umbra tenuit.
Ave virgo de qua nasci, et de cujus lacte pasci res caelorum voluit.

Ave gemma coeli luminarium.
Ave Sancti Spiritus sacrarium.

Oh, quam mirabilis, et quam laudabilis haec est virginitas!
In qua per spiritum facta paraclitum fulsit foecunditas.

Oh, quam sancta, quam serena, quam benigna, quam amoena esse virgo creditur!
Per quam servitus finitur, posta coeli aperitur, et libertas redditur.
Oh, castitatis lilium, tuum precare filium, qui salus est humilium:
Ne nos pro nostro vitio, in flebili judicio subjiciat supplicio.

Sed nos tua sancta prece mundans a peccati faece collocet in lucis domo.
Amen dicat omnis homo.

La loi de la Nouvelle Alliance 


Notre Seigneur Jésus Christ, mes bien-aimés, prêchait l'Évangile du Royaume ; il guérissait toutes sortes de maladies à travers toute la Galilée et la renommée de ses miracles se répandait à travers toute la Syrie ; de grandes foules affluaient de la Judée entière vers le céleste médecin. En effet, la foi des hommes ignorants est lente à croire ce qu'elle ne voit pas et à espérer ce qu'elle ne connaît pas. Il fallait donc que, pour être fortifié par l'enseignement divin, leur esprit soit stimulé par des bienfaits corporels et des miracles visibles. En éprouvant une puissance si bienfaisante, ils ne douteraient pas que sa doctrine apportât le salut.

Donc, pour transformer les guérisons extérieures en remèdes intérieurs, et rendre la santé aux âmes après avoir guéri les corps, le Seigneur s'éloigna des foules qui l'entouraient, gagna la retraite d'une montagne voisine et y appela ses Apôtres pour les imprégner des plus sublimes enseignements du haut de ce lieu symbolique. Par le caractère même du lieu et de l'action, il se désignait comme celui-là même qui jadis avait daigné s'entretenir avec Moïse. Mais alors c'était avec la plus terrible justice, à présent avec la plus sainte douceur, afin que s'accomplît la promesse annoncée par le prophète Jérémie : Voici que des jours viennent, parole du Seigneur, où j'établirai une alliance nouvelle avec la maison d'Israël et la maison de Juda. Après ces jours-là, parole du Seigneur, je mettrai mes lois dans leur pensée, je les écrirai dans leur cœur.

Celui qui avait parlé à Moïse parla donc aussi aux Apôtres ; dans le cœur de ses disciples, la main du Verbe, comme celle du scribe rapide, écrivit les commandements de la Nouvelle Alliance. Ce n'était plus comme autrefois au milieu de nuées épaisses, ni par des tonnerres et des éclairs effrayants qui empêchaient un peuple terrorisé d'approcher la montagne : c'était dans la tranquillité d'un entretien accessible à tous les assistants. Ainsi la douceur de la grâce supprimait l'âpreté de la loi, et l'esprit d'adoption enlevait la crainte de l'esclavage.

Quelle est la doctrine du Christ, ses propres paroles le proclament : ceux qui désirent parvenir à l'éternelle béatitude doivent découvrir les degrés de cette ascension vers un bonheur infini : Heureux, dit-il, les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux. On aurait pu se demander de quels pauvres parlait la Vérité si, en disant : Heureux les pauvres, elle n'avait pas précisé de quel genre de pauvres il fallait l'entendre ; et il aurait paru suffire, pour mériter le Royaume des cieux, de connaître le dénuement que beaucoup subissent par le poids et la rigueur de la nécessité. Mais en disant : Heureux les pauvres de cœur, le Seigneur montre que le Royaume des cieux doit être accordé à ceux que recommande l'humilité de l'âme plutôt que le manque de ressources

DE LA RÈGLE PASTORALE DE SAINT GRÉGOIRE LE GRAND

Parler avec audace et discernement

 

Le supérieur doit garder le silence avec discernement et parler de façon utile : il ne doit ni divulguer ce qu’il faut taire, ni taire ce qu’il faut divulguer. Car une parole étourdie peut entraîner dans l’erreur, tout comme un silence mal avisé laisse dans l’erreur ceux qu’on aurait dû éclairer. Souvent des supérieurs, manquant de sagesse et craignant de perdre la bienveillance des hommes, ont peur de dire franchement ce qui est bien ; mais selon une parole de la Vérité en personne, ils n’accomplissent plus leur service, qui est de garder le troupeau avec le zèle des pasteurs mais, comme des mercenaires, ils s’enfuient à l’arrivée du loup lorsqu’ils se cachent dans le silence.

C’est pourquoi le Seigneur les blâme, par la bouche du Prophète, en les traitant de chiens muets, incapables d’aboyer. Et il s’en plaint encore lorsqu’il dit : Vous n’êtes pas montés à l’assaut, vous n’avez pas construit un rempart pour la maison d’Israël, afin de tenir fermes dans le combat, au jour du Seigneur. Monter à l’assaut, c’est s’opposer aux puissances de ce monde par une parole hardie pour défendre le troupeau. Et tenir ferme dans le combat, au jour du Seigneur, c’est résister à des adversaires déloyaux par amour de la justice.

Pour un pasteur, craindre de dire ce qui est bien, n’est-ce pas la même chose que de prendre la fuite pas son silence ? Celui qui s’expose pour son troupeau construit un rempart pour la maison d’Israël contre ses ennemis. C’est pourquoi Dieu dit encore à son peuple pécheur : Tes prophètes ont eu pour toi des visions fausses et sottes, ils n’ont pas révélé ton péché pour te provoquer à la conversion. Dans l’Écriture Sainte, on appelle parfois prophètes les maîtres qui, en signalant la présence de signes fugitifs, découvrent l’avenir. La parole divine leur reproche d’avoir des visions fausses, parce qu’en craignant de blâmer les fautes ils flattent vainement les coupables en leur promettant la sécurité, et ils ne révèlent pas l’indignité des pécheurs parce qu’ils gardent le silence au lieu de les blâmer.

La clé de cette révélation, c’est le discours de réprimande, parce que, en blâmant la faute, on la découvre, alors que souvent elle est ignorée même de son auteur. Aussi saint Paul disait : Qu’il soit capable d’exhorter dans la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs. Et il est dit dans Malachie : Les lèvres du prêtre doivent garder le savoir et c’est de sa bouche qu’on recherche l’instruction, parce qu’il est le messager du Seigneur de l’univers. Le Seigneur donne aussi cet avertissement par la bouche d’Isaïe : Crie à pleine voix sans relâche, élève ta voix comme une trompette.

Celui qui accède au sacerdoce reçoit l’office du héraut, qui est de proclamer la venue du juge redoutable qui le suit. Si donc le prêtre ne sait pas prêcher, comment criera-t-il, ce héraut muet ? C’est pour cela que sur les premiers pasteurs l’Esprit Saint s’est reposé sous l’apparence de langues : en effet, ceux qu’il remplit, il en fait aussitôt par lui-même des gens qui parlent.

« L'amour est fort comme la mort »

Forte est la mort, puisqu'elle peut nous enlever le don de la vie. Fort est l'amour, puisqu'il peut nous ramener à un meilleur usage de la vie.
Forte est la mort, puisqu'elle a le pouvoir de nous dépouiller de notre corps. Fort est l'amour, puisqu'il a le pouvoir d'arracher à la mort ce qu'elle nous a pris, et de nous le restituer.
Forte est la mort : aucun homme ne peut lui résister. Fort est l'amour, au point de pouvoir triompher d'elle, de briser son aiguillon, de mater ses efforts, de changer sa victoire en défaite. Tout cela se réalisera lorsque la mort sera insultée et s'entendra dire : Où est-il, mort, ton aiguillon ? Où est-elle, mort, ta victoire?
L'amour est fort comme la mort, car l'amour du Christ est la mort de la mort. C'est pourquoi il dit : Je suis ta mort, ô mort; enfer, je serai ta morsure. De même, l'amour dont nous aimons le Christ est fort, lui aussi, comme la mort, puisqu'il constitue à sa manière une mort: une mort où prend fin la vie ancienne, où les vices sont abolis, et abandonnées, les œuvres mortes.
De fait, cet amour que nous avons pour le Christ représente une certaine réciprocité; même s'il est loin d'égaler celui du Christ pour nous, il est à l'image et à la ressemblance du sien. Le Christ en effet nous a aimés le premier, et par l'exemple d'amour qu'il nous a proposé, il s'est fait pour nous un sceau afin que nous devenions conformes à son image, en nous débarrassant de l'image de l'homme terrestre, et en prenant sur nous l'image de l'homme céleste. Comme il nous a aimés, aimons-le, nous aussi. En ceci, en effet, il nous a laissé un modèle pour que nous suivions ses traces.
C'est pourquoi il nous dit : Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme s'il disait : « Aime-moi à la manière dont je t'aime. Garde-moi dans ton esprit, dans ta mémoire, dans ton désir, ton soupir, ton gémissement, tes sanglots. Souviens-toi, homme, avec quelle qualité je t'ai créé : de combien je t'ai préféré aux autres créatures, de quelle dignité je t'ai ennobli, de quelle gloire et de quel honneur je t'ai couronné et comment je t'ai fait de peu inférieur aux anges, comment j'ai tout placé sous tes pieds. Souviens-toi non seulement de tout ce que j'ai fait pour toi, mais encore de ce que j'ai supporté de ta part, en fait de peine et de mépris. Et vois si tu n'es pas injuste à mon égard en ne m'aimant pas. Qui en effet t'a aimé comme moi ? Qui t'a créé, sinon moi ? Qui t'a racheté, sinon moi ? »
Seigneur, enlève de moi ce cœur de pierre, ce cœur figé, ce cœur incirconcis. Et donne-moi un cœur nouveau, un cœur de chair, un cœur pur. Toi qui purifies le cœur et qui aimes le cœur pur, possède mon cœur et habite en lui ; contiens-le et remplis-le, toi qui dépasses tout ce que je suis et qui m'es plus intérieur et intime que moi-même. Toi, le modèle de la beauté et le sceau de la sainteté, scelle mon cœur dans ton image, scelle mon cœur sous ta miséricorde, Dieu de mon cœur, Dieu, ma part à jamais.


    VOUS aurez des tribulations en ce monde, disait Jésus aux siens; vous aurez des contradictions à subir en vous-mêmes, des tentations à supporter de la part du prince de ce monde, des contrariétés qui surgiront des événements. Mais, ajoutait-il, « que votre coeur ne se trouble pas; ayez confiance en Dieu et en moi », qui suis Dieu également et qui « demeure avec vous jusqu’à la fin des siècles »; « votre affliction se changera un jour en joie (1) ». L’heure sonnera, en effet, où « je viendrai vous chercher moi-même afin de vous donner place avec moi, où je suis dans le royaume de mon Père » Accipiam vos ad meipsum ut ubi sum ego et vos sitis.
Ô promesse divine, donnée par la Parole incréée, par la Vérité infaillible; promesse pleine de douceur: « Je viendrai moi-même!... » Nous serons au Christ, et par lui au Père, dans le sein de la béatitude. « En ce jour, dit Jésus, vous connaîtrez » — non plus in umbra fidei, « dans les ombres de la foi », mais dans « la pleine clarté de la lumière éternelle », in lumine gloriae — « que je suis dans le Père et vous en moi et moi en vous »; vous verrez «ma gloire de Fils unique», et cette vision bienheureuse sera pour vous la source toujours vive d›une joie inamissible.

Le Christ dans ses mystères, p. 60.

Courage donc! « Voyez, disait saint Paul en faisant allusion aux jeux publics qui avaient lieu de son temps, voyez à quel régime sévère se soumettent ceux qui veulent prendre part aux courses dans l’arène pour remporter le prix. Et quel prix? Une couronne d’un jour. Tandis que nous, c’est pour une couronne impérissable que nous nous imposons le renoncement, — et cette couronne, c’est de participer pour toujours à la gloire et à la béatitude de notre chef. »

Le Christ, vie de l’âme, p. 257.

(1) Cfr Évangile de la messe.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

Oh ! qui me donnera que je devienne selon son coeur, afin qu’il ait en moi ce qu’il désire selon son bon plaisir qui est si bon! Ce serait la seule chose capable de me consoler et de me réjouir.

 

 

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