Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

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Comment la Vierge Marie peut-elle m'aider à connaître Jésus ?

    





Août : Mois consacré au Cœur Immaculé de Marie



 

  




 

Dans la liturgie catholique, le prêtre verse une petite quantité d'eau dans le vin avant la consécration. Ce geste est très ancien : il est attesté dès les premiers siècles du christianisme et possède une riche signification biblique et théologique.

1. L'union de la divinité et de l'humanité du Christ

C'est la signification principale retenue par l'Église.

Pendant ce geste, le prêtre dit à voix basse :

« Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. »

Le vin représente le Christ, tandis que l'eau symbolise notre humanité. En se mélangeant sans pouvoir être séparés, ils rappellent que Jésus est à la fois pleinement Dieu et pleinement homme.

Versets associés :

*Jean 1,14 : « Le Verbe s'est fait chair et il a habité parmi nous. »

*Philippiens 2,6-8 : Le Fils de Dieu s'est abaissé en prenant la condition de serviteur.

*Hébreux 2,14 : « Puisque les enfants ont en commun le sang et la chair, lui aussi y participa. »

2. Notre union au Christ

L'eau représente aussi les fidèles qui sont appelés à être unis au Christ.

Comme l'eau disparaît dans le vin, le chrétien est appelé à vivre en communion avec Jésus.

Versets :

*Jean 15,4-5 : « Demeurez en moi, comme moi en vous. »

*2 Pierre 1,4 : Nous sommes appelés à devenir « participants de la nature divine ».

3. L'eau et le sang sortis du côté du Christ

Les Pères de l'Église ont également vu dans ce mélange un rappel de la Passion.

Au Calvaire, lorsque le soldat perce le côté de Jésus :

« Aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. »

(Jean 19,34)

Le sang évoque l'Eucharistie et l'eau le Baptême, les deux grands sacrements par lesquels l'Église naît et vit.

Témoignage des premiers chrétiens

Dès le IIᵉ siècle, Saint Justin Martyr décrit la célébration de l'Eucharistie en mentionnant la coupe contenant « de l'eau et du vin ». Plus tard, Saint Cyprien de Carthage explique que le vin représente le Christ et l'eau le peuple chrétien uni à lui.




 



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Le beau clin Dieu du dernier voyage de deux bénédictines

8 septembre 1963, deux jeunes femmes allongées face contre terre donnent leur vie au Christ. Le 1er juillet 2026, leurs deux cercueils étaient placés devant le même autel de l’abbaye de Valognes pour un dernier À-Dieu.

Les familles rassemblées sont stupéfaites, leurs sœurs émerveillées, voici le beau clin Dieu de ces deux sœurs de 96 ans. Sœur Mechtilde, née Christine de Bernes de Longvilliers, était hospitalisée depuis quelques heures lorsqu’elle s’est éteinte paisiblement le 25 juin dernier. Sœur Marie-Etienne, Odile Fontana de son nom de naissance, a demandé à aller prier auprès d'elle, et depuis ce moment "elle n’a cessé de chanter Christ est ressuscité !", racontent les sœurs bénédictines. Le lendemain, elle a remis son souffle au Père. Juste à temps pour que la communauté organise un départ en duo.

Le jour des obsèques, dans la lumineuse abbaye décorée de fleurs du jardin, les deux cercueils sont posés devant l’autel, semblables et drapés de blanc, comme une évidence. Tout est accompli, et la communauté comme les familles rendent grâce pour ces vies données et si fécondes ! À l’issue de la messe, la procession chemine dans le cloître des sœurs avant de rejoindre le jardin. C’est dans le petit cimetière, un recoin bien protégé dans cet endroit béni, que les cercueils sont chacun déposés. 

Sœur Mechtilde et Sœur Marie Étienne sont des femmes qui ont aimé l’Église, leur abbaye, l’église diocésaine mais aussi l’église universelle, notamment par leur mission au monastère de Koubri en Afrique, d’où sœur Mechtilde avait rapporté une kora. Petites mains discrètes et actives, elles ont œuvré après le Concile Vatican II pour un renouveau liturgique, selon l’enseignement des papes.

Sœur Mechtilde et sœur Marie Étienne, sont des femmes de paix. Elles ont accueilli, accompagné, écouté ceux qui poussaient la porte de l’abbaye, à l’hôtellerie ou au magasin. "Le sourire de sœur Mechtilde en a désarmé plus d’un, et celui de sœur Marie-Etienne, qu’elle cachait sous un visage sévère, nous a appris que sous un caillou, il y avait toujours une fleur qui poussait", témoignent leurs sœurs de Valognes.

Les deux sœurs, attachées à leur communauté et à leurs familles ont sans nul doute été bien heureuses de voir famille et amis réunis lors de la "Célébration de la Pâque" dans l’église de l’abbaye. Là-même où 63 ans plus tôt, elles s’étaient prosternées ensemble "pour se livrer à l’amour et n’avoir rien de plus cher que le Christ", comme saint Benoît.


  


L'un des plus grand maître
de la spiritualité catholique

Un article paraîtra chaque semaine

- textes choisis -


XXIII - Le don de la sagesse




Litanies de la Vierge Marie

 

À LIRE ...

 

    



  

La Vierge Marie regarde le bienheureux Frédéric Jansoone (1838-1916)

Le 22 juin 1888, vers 19 heures, 3 hommes entrèrent prier dans la petite église nouvellement dédiée à la Vierge du Rosaire au sanctuaire de Notre-Dame du Cap à Trois-Rivières (Canada, Québec) : le père Désilets, un laïc, Pierre Lacroix, et le bienheureux Frédéric Jansoone, religieux franciscain envoyé en mission dans le Nouveau monde. Pendant qu’ils prient, un phénomène se produit que les visiteurs n’ont jamais oublié. La statue en plâtre de la Vierge qui est devant eux a les yeux entièrement baissés. Mais subitement les trois hommes constatent l’inexplicable : Marie vient d’ouvrir les yeux. Son regard est fixe ; elle regarde droit devant elle. Ils s’en rendent compte immédiatement : l’illusion est impossible. En effet, le visage de Marie se trouve « en pleine lumière »par suite du soleil luisant à travers une fenêtre qui, de ce fait, éclaire parfaitement toute l’église. Les yeux de la Mère de Dieu sont noirs, beaux, « en pleine harmonie avec l’ensemble du visage », témoigne le bienheureux Frédéric. Son regard est indéniablement celui d’une personne vivante ; son « expression de sévérité, mêlée de tristesse », bouleverse les trois témoins. Ce miracle a duré « approximativement de cinq à dix minutes». Saint Jean-Paul II a béatifié le « bon père Frédéric » en 1988.


À méditer ...

Dans le Christ, fils de la Reine du ciel

Sur quoi repose cette heureuse certitude d’être fils de la Reine du ciel ? Avant tout, sur le dogme de notre incorporation au Christ en qualité de membres.

Une femme n’est-elle pas mère dès qu’elle est source de vie pour autrui ? Dès qu’elle communique la vie dont elle jouit elle-même ? Dans l’ordre surnaturel, d’où vient en nous cette vie divine destinée, non pas à finir avec la mort comme notre vie corporelle, mais à s’épanouir en gloire dans l’éternité ? Ève nous a donné la vie selon la nature et le péché ; mais la vie de la grâce est descendue vers nous par Marie. Marie est la nouvelle Ève associée par sa prédestination au nouvel Adam. Combien efficace ne fut pas sa coopération à l’œuvre rédemptrice ! Lors de l’Annonciation, comme nous l’avons dit, c’est à son consentement que Dieu, en quelque manière, voulut subordonner la venue de son Fils. La Vierge devint dès lors la créature privilégiée qui communique à tous le don de Dieu, la vie surnaturelle ; elle acceptait sa maternité selon l’ampleur des intentions divines. Or, les desseins de Dieu comportaient qu’elle fût mère non seulement du Christ, mais encore de tous ses membres. (…)

En acceptant d’être fils de Marie, nous entrons pleinement dans les desseins miséricordieux du Seigneur. Le Père ne nous a-t-il pas « prédestinés à devenir conforme à l’image de son Fils » (Rm 8,29) ? (…) Quelle consolation ! Par notre vénération et notre amour envers Marie, nous parachevons peu à peu notre ressemblance au Sauveur.

Bienheureux Columba Marmion

« Qui s'abaissera sera élevé »

 

Ne cesse pas de faire des actes d'humilité et d'amour à l'égard de Dieu et des hommes ; car Dieu parle à celui qui tient son cœur humble devant lui, et il l'enrichit de ses dons.

Si Dieu te réserve les souffrances de son Fils et veut te faire toucher du doigt ta propre faiblesse, mieux vaut faire acte d'humilité que perdre courage. Fais monter vers Dieu une prière d'abandon et d'espérance quand ta fragilité cause ta chute, et remercie le Seigneur de toutes les grâces dont il t'enrichit.

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina

Bâtir l’édifice de notre âme

Mon très cher et bien aimé Père dans le Christ Jésus, moi, Catherine, la servante et l'esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans son précieux sang, avec le désir de vous voir une pierre ferme, fondé sur le doux Jésus, la pierre inébranlable. (…)

Ô très cher Père, y a-t-il une chose meilleure et plus douce que de bâtir l'édifice de notre âme ? Oui, c'est une chose bien douce, d'avoir trouvé la pierre, l'architecte et l'ouvrier qu'il faut pour cet édifice. Oh ! le bon architecte, que le Père éternel, en qui reposent la sagesse, la science, la bonté infinies ! Notre Dieu est Celui qui est ; toutes les choses qui ont l'être le tiennent de lui ; c'est un maître qui fait tout ce qui est utile, et qui ne veut que notre sanctification. Tout ce qu'il donne ou permet est pour notre bien, pour nous purifier de nos péchés, ou pour augmenter en nous la grâce et la perfection. C'est donc un doux maître puisqu'il sait bien édifier, et qu'il nous donne ce dont nous avons besoin. (…) Nous avions perdu la grâce par le péché commis, et il est venu s'unir et se greffer sur notre nature ; il s'est donné tout à nous, car sa vertu est dans son Fils ; il l'a fait artiste aussi, en lui donnant sa puissance ; il l'a fait pierre, comme le dit saint Paul : « Notre pierre est le Christ » (1 Co 10,4). Il l'a fait le serviteur et l'ouvrier de l'édifice, car la charité, l'amour ineffable avec lequel il a donné sa vie et son sang, a préparé la chaux, et rien maintenant ne nous manquera.

Réjouissons-nous donc et tressaillons d'allégresse, parce que nous avons un bon architecte, une pierre excellente et un ouvrier qui nous a cimentés avec son sang ; et son ouvrage est si fort, que ni le démon, ni les créatures, ni la grêle, ni la tempête, ni le vent ne pourront jamais renverser cet édifice, si nous n'y consentons.

Sainte Catherine de Sienne




  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT