Ne rien préférer à l’amour du Christ "
Toggle Menu

Devenir Oblat

 

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique I

Psautier
monastique II

Psautier
monastique III

Office des lectures
pour l'année

 

Benedictine
Oblates

________

OBLATS / OBLATES

Nom d'utilisateur





Juillet : mois du Très Précieux-Sang de Jésus


11 juillet
Saint Benoît de Nursie

 

  


St. Benedict prayer is so powerful because it is a prayer that firmly places a person under the protection of Jesus Christ and His Holy Cross.

The prayer is powerful not because of Saint Benedict himself, but because it proclaims Christ's victory over sin, temptation, and evil.

Saint Benedict was known for his holiness, deep prayer life, and courage in resisting the attacks of the devil.

Throughout his life, he relied on the Cross of Christ, fasting, and prayer. The words associated with the Saint Benedict Medal are a direct rejection of Satan and an affirmation that Jesus alone is Lord.

Catholics also believe the prayer is powerful because it is used with faith and has been approved by the Church as part of a sacramental tradition.

It serves as a reminder to trust in God, resist temptation, and remain faithful to Christ.

The power of Saint Benedict's prayer is not in the words alone, but in its unwavering proclamation that Jesus Christ and His Holy Cross have already conquered evil.

ST. BENEDICT PRAYER

“May the Holy Cross be my light. Let not the dragon be my guide. Begone, Satan! Never tempt me with your vanities. What you offer me is evil. Drink the poison yourself."

La prière selon saint Benoît est si puissante parce qu’elle place fermement une personne sous la protection de Jésus-Christ et de Sa Sainte Croix. La prière est puissante non pas à cause de saint Benoît lui-même, mais parce qu’elle proclame la victoire du Christ sur le péché, la tentation et le mal. Saint Benoît était connu pour sa sainteté, sa vie de prière profonde et son courage à résister aux attaques du diable. Tout au long de sa vie, il s’est appuyé sur la Croix du Christ, le jeûne et la prière. Les mots associés à la Médaille Saint-Benoît sont un rejet direct de Satan et une affirmation que Jésus seul est Seigneur. Les catholiques croient également que la prière est puissante car elle est utilisée avec foi et a été approuvée par l’Église dans le cadre d’une tradition sacramentelle. Elle sert de rappel de faire confiance à Dieu, de résister à la tentation et de rester fidèle au Christ. La puissance de la prière de saint Benoît ne réside pas seulement dans les paroles, mais dans sa proclamation inébranlable que Jésus-Christ et Sa Sainte Croix ont déjà vaincu le mal.

PRIÈRE DE SAINT BENOÎT

« Que la Sainte Croix soit ma lumière. Que le dragon ne soit pas mon guide. Va-t’en, Satan ! Ne me tente jamais avec tes vanités. Ce que tu m’offres est maléfique. Bois le poison toi-même. »


 



Icône byzantine


 


La Tour de Babel (1563), Pieter Bruegel l'Ancien.

Dieu ou Babel, le choix décisif

Le discernement ne va pas de soi devant les progrès inouïs de l’Intelligence artificielle. Dans "Magnifica Humanitas", le pape Léon XIV place l’humanité devant un choix décisif : l’addition des savoirs ou la communion des volontés.

En mars dernier, le printemps nous apportait quelques nouvelles d’une chienne dont la planète entière ignorait tout jusque-là, Rosie. Il y a près de deux ans, son propriétaire, l’australien Paul Conyngham apprend que sa fidèle compagne est atteinte d’un cancer. Après avoir essayé des soins vétérinaires nombreux, il cherche, via ChatGPT quelle méthode mettre en place pour lutter contre les tumeurs. Lui-même consultant en intelligence artificielle, il utilise ses compétences et sollicite des médecins. Quelques milliers d’euros plus tard, après avoir prélevé l’ADN de la tumeur, il la fait étudier par l’IA qui, analysant des milliards de données, propose un vaccin sur mesure pour Rosie. La force de conviction du maître et son porte-monnaie convainquent un laboratoire de produire le sérum qui va détruire une partie des tumeurs : certaines réduiront jusqu’à 70%.

Le discernement ne va pas de soi

La capacité et la rapidité d’intégration de données par l’IA ouvre un horizon inouï. Une nouvelle fois, l’homme perçoit que les limites qui sont les siennes sont en train d’être repoussées. Après la machine, après l’ordinateur, voici l’immatériel numérique ! Dans la marche à travers le grand désert qui nous mène de la terre d’esclavage à celle promise par Dieu, nous voici une nouvelle fois à devoir écouter cette supplication divine : "Voici que je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction. Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance" (Ex 30,19).

Le discernement ne va pas de soi tant paraît certaine l’illusion que le jardin des délices est désormais accessible, à portée de main. Alors qu’il n’est qu’un mirage qui nous trompe en prétendant que l’Eden puisse être ailleurs que là où est Dieu. Par le truchement de notre écran de téléphone et le toucher d’un pouce, notre pauvre cerveau se voit d’un coup enrichi de huit milliards d’autres : et demain de combien plus ?

Dans la communion de nos volontés

"La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble" écrit Léon XIV au commencement de son encyclique Magnifica Humanitas. Affirmer cette magnificence de l’humanité au cœur de l’immense beauté de la création ne va pas de soi à l’heure des peurs et du dénigrement de tout par tous.

Dès les premiers mots, le Pape propose une parole plutôt contre-intuitive pour nombre de nos contemporains. Sur le choix aussi : nos conditionnements ne nous enferment-ils pas à l’heure de la crise des identités, dans une prédestination fatale ? Avons-nous donc le choix ? ne sommes-nous pas condamnés à nous débrouiller seul de ce monde qui souffre et de nos cultures qui s’effritent ? C’est dans la communion de nos volontés que jaillit une source, non dans l’addition pure de nos savoirs. Car les intelligences, aussi brillantes fussent-elles, ne sont rien sans nos désirs et sans nos vouloirs. La mission du chrétien est d’annoncer et de rappeler que, lorsque "l’humanité court le danger de perdre son visage", il nous faut lever "les yeux vers le Dieu qui s’est fait chair, sachant que "le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné"", poursuit-il, citant Gaudium et Spes (MA, n. 1).

Une étape de l’histoire

Le progrès est chose admirable lorsqu’il ne bride pas l’évolution de l’humanité vers cette communion que le Christ vient lui offrir. Ce qui surgit sous nos yeux n’est pas la fin de l’histoire, elle n’en est qu’une étape. Et c’est dans cette étape que Jésus nous appelle à donner de nous-même, pour que chacun puisse y puiser force et espoir afin de poursuivre ce chemin merveilleux par lequel le Créateur mène à lui toute sa création.

Aleteia - Benoist de Sinety


  


L'un des plus grand maître
de la spiritualité catholique

Un article paraîtra chaque semaine

- textes choisis -


XVII - Les articles de foi




Litanies de la Vierge Marie

 

À LIRE ...

 

    



  

Histoire du premier sanctuaire dédié à la Vierge Marie

De tous les pèlerinages que possède la catholique Espagne un des plus célèbres sans doute est le sanctuaire consacré à Dieu sous l’invocation de Notre-Dame du Pilier. Quand les douze premiers Apôtres se dispersèrent pour évangéliser le monde, saint Jacques le Majeur avait été conduit par la Providence vers l’Espagne. Malgré l’ardeur de son zèle, son ministère était resté presque sans fruit.

Suivant une antique et pieuse tradition, saint Jacques, ayant visité Oviédo, Padron et d’autres lieux, s’était arrêté plus longuement à Saragosse, où il avait fait plusieurs disciples. Il les réunissait tous les soirs en un lieu agreste; là il les instruisait et les entretenait du royaume de Dieu. Cependant le succès ne répondait pas à l’ardeur de ses désirs, car lents étaient les progrès de la bonne nouvelle, le grain semé par lui levait à peine, et petit était le nombre des âmes qu’il avait pu gagner à Jésus-Christ. Il se laissa aller à une grande douleur; et, la nuit venue, il prit, à l’exemple du divin Maître, ses disciples avec lui, les mena sur les rivages de l’Èbre, comme Jésus menait les Siens sur les rives du Jourdain, et là, il se livra avec eux à une prière accompagnée de larmes abondantes.

Tandis qu’il s’abandonnait à ses pieux sanglots et à ses gémissements, les fidèles qui entouraient le saint Apôtre entendirent les chœurs des anges chantant sur un rythme divin: Ave, Maria, gratia plena! Ils virent aussitôt, au milieu des Esprits célestes éclatants de splendeur, la figure d’une dame, radieuse de beauté, posée sur un pilier de marbre. Saint Jacques reconnut la Mère de Dieu et se prosterna devant Elle. La très Sainte Vierge Marie lui dit: En ce même lieu, édifiez une église à Dieu en Mon nom, d’autant que Je sais que cette partie de l’Espagne Me sera fort dévote et affectionnée. Dès à présent, Je le prends en Ma sauvegarde et en Ma protection. Après ces paroles, la vision disparut, et le saint Apôtre exécuta ce qui lui avait été ordonné du ciel: il fit bâtir une chapelle qu’on appela Notre-Dame du Pilier, de ce que la sainte Vierge lui était apparue sur un pilier de jaspe.

Nous ne savons pas bien le temps que le saint Apôtre demeura en Espagne, mais ce qu’il y a de certain, c’est qu’il retourna à Jérusalem, où il fut martyrisé et fut le premier d’entre les apôtres à verser son sang pour la cause de Jésus-Christ.

R. P. Huguet - Magnificat


À méditer ...

"Je n’abandonne jamais celui qui me cherche"

Je suis une colonne stable et sûre, [dit le Seigneur à sainte Hildegarde dans une vision] et je n’abandonne jamais celui qui me cherche. Celui qui me saisit et se serre contre moi avec confiance ne tombera jamais dans la perdition. Mais celui qui me relègue dans l’oubli de son âme et, qui, en se rengorgeant, s’élève au-dessus de moi, c’est-à-dire qu’il a plus confiance en lui-même qu’en moi et, pour cela, se moque bien d’avoir confiance en moi, car il compte pour rien la grâce de Dieu, celui-là, je suis dans son âme comme un vent tourbillonnant car il me méprise et se moque de moi avec un superbe orgueil.

Dans son désespoir, non pas à cause de la gravité des péchés qu’il a commis, mais à cause de son orgueil, il se moque de moi en disant : « Qu’est-ce que la grâce de Dieu ? » Celui-là, je le détruirai en le rejetant et je ne veux pas l’élever par mon choix, car il est mort pour la félicité éternelle. Et les hommes qui ne croient pas fermement qu’ils peuvent se relever de toutes les lourdes fautes de leurs péchés, et qui rejettent ainsi le Dieu tout-puissant et sa grâce, c’est-à-dire ceux qui, dans une immense tristesse, se désespèrent en pensant qu’ils ne peuvent plus échapper à l’énormité de leurs crimes, ceux-là sont abattus et rejetés, et ils se précipitent avec acharnement vers la mort.

Mais mes fils bien-aimés qui me reçoivent avec un esprit ouvert, la bonne volonté de leur âme, une intelligence aiguisée, qui me touchent par leurs gémissements et leurs larmes, m’embrassant avec joie, dans un élan sans retenue, ceux-là sont comme des fleurs. Dès qu’ils sentent que je suis là, aussitôt ils se réjouissent en moi et moi en eux… Je veux les polir et les purifier sans cesse, jusqu’à ce qu’ils soient placés de façon honorable et glorieuse dans la Jérusalem céleste… Souvent je les abandonne, pour qu’en eux l’homme extérieur ne soit pas gonflé d’orgueil…. de cette façon, je soumets leur foi à un rude examen.

Sainte Hildegarde de Bingen

« Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mc 2,7)

Il y a deux choses qui reviennent à Dieu seul : l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. Nous devons lui faire notre confession et attendre de lui le pardon. À Dieu seul il appartient, en effet, de pardonner les péchés ; c'est donc à lui seul qu'il faut les confesser. Mais le Tout-Puissant, le Très-Haut, ayant pris une épouse faible et insignifiante, a fait de cette servante une reine. Celle qui était en retrait à ses pieds, il l'a placée à côté de lui ; car c'est de son côté qu'elle est sortie et c'est par là qu'il se l'est fiancée (Gn 2,22 ; Jn 19,34). Et de même que tout ce qui est au Père est au Fils et tout ce qui est au Fils est au Père de par leur unité de nature (Jn 17,10), de même l'Époux a donné tous ses biens à l'épouse et il a pris en charge tout ce qui appartient à l'épouse qu'il a unie à lui-même et aussi à son Père...

C'est pourquoi l'Époux, qui est un avec le Père et un avec l'épouse, a enlevé en celle-ci tout ce qu'il a trouvé chez elle d'étranger, le fixant à la croix où il a porté ses péchés sur le bois et les a détruits par le bois. Ce qui est naturel et propre à l'épouse, il l'a assumé et revêtu ; ce qui lui est propre et divin, il l'a donné à l'épouse... Il partage ainsi la faiblesse de l'épouse ainsi que son gémissement, et tout est commun à l'Époux et à l'épouse : l'honneur de recevoir la confession et le pouvoir de pardonner. C'est la raison de cette parole : « Va te montrer au prêtre » (Mc 1,44).

Isaac de l'Étoile

Du bon usage des tentations

Comme le bon soldat n'a pas peur du combat, de même le bon chrétien n'a pas peur de la tentation [...] La plus grande tentation est de n'en point avoir ! On peut presque dire qu'on est heureux d'avoir des tentations : c'est le moment de la récolte spirituelle où nous amassons pour le ciel [...]. Si nous étions bien pénétrés de la sainte Présence de Dieu, il nous serait très facile de résister à l'ennemi. Avec cette pensée : Dieu te voit ! nous ne pécherions jamais.

Il y avait une sainte qui se plaignait à notre Seigneur après la tentation et Lui disait : « Où étiez-vous donc, mon Jésus tout aimable, pendant cette horrible tempête ? ». Notre Seigneur lui répondit : « J'étais au milieu de ton cœur... ».

Saint Jean-Marie Vianney




  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT