Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Moniales bénédictines

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
La possession des richesses a des filets invisibles où le coeur se prend insensiblement.
Bossuet


« Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend »
(Mt 13,23)

Une image contenant texte, personne, jaune, peinture  Description générée automatiquementLe Christ, parole unique de l'Écriture Sainte : Dans la condescendance de sa bonté, Dieu, pour se révéler aux hommes, leur parle en paroles humaines : « En effet, les paroles de Dieu, exprimées en langues humaines, ont pris la ressemblance du langage humain, de même que le Verbe du Père éternel, ayant assumé l'infirmité de notre chair, est devenu semblable aux hommes » (Vatican II, Dei Verbum 13). À travers toutes les paroles de l'Écriture Sainte, Dieu ne dit qu'une seule Parole, son Verbe unique en qui il se dit tout entier (He 1,1-3) : « Rappelez-vous que c'est une même Parole de Dieu qui s'étend dans toutes les Écritures, que c'est un même Verbe qui résonne dans la bouche de tous les écrivains sacrés, lui qui, étant au commencement Dieu auprès de Dieu, n'y a pas besoin de syllabes parce qu'il n'y est pas soumis au temps » (Saint Augustin).

Pour cette raison, l'Église a toujours vénéré les divines Écritures comme elle vénère aussi le Corps du Seigneur. Elle ne cesse de présenter aux fidèles le Pain de vie pris sur la table de la Parole de Dieu et du Corps du Christ (Dei Verbum 21). Dans l'Écriture Sainte, l'Église trouve sans cesse sa nourriture et sa force, car en elle, elle n'accueille pas seulement une parole humaine, mais ce qu'elle est réellement : la Parole de Dieu (1Th 2,13). « Dans les Saints Livres, en effet, le Père qui est aux Cieux vient avec tendresse au-devant de ses fils et entre en conversation avec eux » (Dei Verbum 21).

Dieu est l'auteur de l'Écriture Sainte. « La vérité divinement révélée, que contiennent et présentent les livres de la Sainte Écriture, y a été consignée sous l'inspiration de l'Esprit Saint » (Dei Verbum 11). (...)

Cependant, la foi chrétienne n'est pas une « religion du Livre ». Le christianisme est la religion de la « Parole » de Dieu, « non d'un verbe écrit et muet, mais du Verbe incarné et vivant » (Saint Bernard). Pour que les Lettres sacrées ne restent pas lettre morte, il faut que le Christ, Parole éternelle du Dieu vivant, par l'Esprit Saint nous « ouvre l'esprit à l'intelligence des Écritures » (Lc 24,45).

Catéchisme de l'Église catholique, § 101-105, 108

 

  

La plénitude de la Révélation

Transfiguration du Christ, attribué à Barna da Siena (actif entre 1330 et 1350), San Gimignano (Italie), Collegiata di Santa Maria Assunta. © Bridgeman Images.

La ville médiévale de San Gimignano, équidistante de Florence et de Sienne, vaut d'autant plus le voyage qu'elle est moins submergée que ses illustres voisines par les déferlements touristiques. Parmi ses nombreuses richesses artistiques, la collégiale Sainte-Marie-de-l'Assomption, élevée au XIIe siècle, est particulièrement remarquable, notamment par les fresques qui ornent ses murs. Parmi celles-ci, on trouve la Transfiguration qui orne la couverture de votre Magnificat. Cette œuvre, qui peut être datée vers 1330-1345, a été longtemps attribuée à Barna da Siena, mais les spécialistes s'accordent aujourd'hui pour dire que son auteur nous est inconnu. Quoi qu'il en soit, il s'agit d'un artiste qui se situe dans la postérité stylistique de Giotto (1267-1337), peut-être proche de l'atelier de Lippo Memmi (1291-1356), lequel réalisa nombre des autres Histoires du Nouveau Testament qui décorent la basilique.

Au sommet du mont Thabor, stylisé selon les canons ­byzantins, Jésus devenu lumineux est transfiguré. Sa main gauche porte le livre de l'Évangile et sa main droite fait le signe du Magister, le Maître seul habilité à enseigner la Parole divine et qui sera finalement le Juge souverain. Aux débuts de l'iconographie chrétienne, ce geste était réservé aux représentations du Logos (le Verbe). Jésus transfiguré est « contenu » dans une mandorle (en forme d'amande) dont le rayonnement semble à la fois émaner de lui (lumière dorée) et exister par lui-même en arrière-plan (lumière verte). Cette mandorle manifeste la gloire divine en tant qu'elle procède du Père et du Fils.

À la gauche apparaît Moïse, le fondateur et le ­législateur du Peuple de Dieu, et à droite Élie, le grand prophète qui en fut le restaurateur. La robe d'Élie est verte, couleur de l'ascèse. Les deux personnages de l'Ancien Testament sont ostensiblement tournés vers Jésus dans une attitude de dévotion, pour bien montrer que le chemin préparé par l'ancienne Alliance aboutit à Jésus, le Christ de Dieu. Au pied de la scène, saint Pierre, saint Jean et saint Jacques portent des vêtements dont les couleurs relèvent encore des conventions des icônes byzantines. L'attitude des deux derniers nommés montre qu'ils sont bouleversés. Quant à saint Pierre, ses mains jointes sur sa poitrine et son attitude de suppliant indiquent qu'il propose à Jésus de monter trois tentes pour faire durer le ravissement : Il ne savait pas ce qu'il disait, commente le récit évangélique. Et voici que la voix de Dieu, le Père, atteste : « Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi. » Et elle commande : « Écoutez-le ! » (Lc 9, 33.35).

Mais pourquoi donc Moïse et Élie vont-ils disparaître ­aussitôt cette parole du Père prononcée ? La réponse nous est donnée par le commencement de la lettre aux Hébreux (1, 1-3) : À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu'il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. [Le Fils est le] rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être.

« Écoutez-le ! » Leurs missions accomplies, la Loi et les Prophètes s'effacent donc, non qu'ils disparaissent, mais ils se fondent dans la réalité dont ils étaient la figure. « Écoutez-le ! » dit le Père : la Loi et les Prophète se devaient alors, selon le mot de Bossuet, de « céder la Parole à Jésus ». L'aigle de Meaux en conclut que désormais, en régime chrétien, la seule prédication admissible est celle qui fait entendre « la parole du Fils de Dieu même ».

« Écoutez-le ! » Lui seul.

Hozanna - Pierre-Marie Varennes

Mois d’août ! Mois consacré au Coeur Immaculé de Marie

Prière de Consécration au Cœur Immaculé de Marie

 

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Ô Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère,
je me consacre à votre Coeur Immaculé pour être pleinement offerts et consacrés au Seigneur.
Veuillez s’il vous plaît me prendre sous votre protection maternelle;
défendez-moi contre les dangers,
aidez-moi à vaincre les tentations,
à fuir les péchés,
et veillez je vous en conjure sur la pureté de mon corps et de mon âme.
Que votre Coeur Immaculé soit mon refuge et le chemin qui conduit jusqu’à Dieu.
Donnez-moi la grâce de prier
et de me sacrifier par amour pour Jésus,
pour la conversion des pécheurs
et en réparation des péchés commis contre votre Coeur Immaculé.
En me confiant à Vous
et en union avec le Coeur de votre divin Fils,
je veux vivre pour la Très Sainte Trinité
en qui je crois,
que j’adore,
que j’espère et que j’aime.
Ainsi soit-il.

L’EMBRYON EST-IL UNE PERSONNE HUMAINE ?

 

Une image contenant texte  Description générée automatiquement L’Église ne s’est pas formellement prononcée sur le moment précis de l’animation de l’être humain, mais elle a toujours invité à respecter la vie dès sa conception. La distinction parfois suggérée dans certains textes juridiques internationaux entre être humain et personne humaine est artificielle et sans fondement scientifique, ni philosophique.

La démarche scientifique n’est pas le tout de la raison humaine

Elle n’épuise pas à elle seule le discours que nous pouvons tenir sur l’humanité de l’embryon. Si la science possède son ordre de légitimité propre, la réflexion doit être cependant enrichie par l’apport d’un raisonnement métaphysique qui ouvre à une connaissance intégrale « de l’être humain dans sa totalité corporelle et spirituelle » (Dignitas personae (DP), n. 4). Certains en effet sont prêts à concéder que l’embryon dès sa conception est un individu humain mais pas une personne corps et âme substantiellement unis.

L’âme spirituelle est le principe de vie du corps humain tout entier

Elle active et informe l’organisme humain de son énergie et de sa force unificatrice, selon la terminologie de la métaphysique classique. La réflexion sur l’union de l’âme et du corps fait bien partie d’un autre champ de l’intelligence que celui des disciplines scientifiques, c’est le champ propre de la métaphysique : on ne saurait indûment affirmer que les arguments biologiques suffisent à eux seuls à révéler la présence ou non d’une âme spirituelle. « Aucune donnée expérimentale ne peut être de soi suffisante pour faire reconnaître une âme spirituelle » (DV, I, 1), constate l’instruction romaine Donum vitae (DV). Les sciences ne prouvent pas l’âme.

La question du moment de l’animation, successive ou immédiate, est cependant un sujet dont l’Église ne se désintéresse pas

Selon une première conception, le principe spirituel qu’est l’âme humaine s’unit après un certain nombre de jours au corps embryonnaire lorsque celui-ci est suffisamment organisé. Selon une seconde, cette union coïncide avec la fécondation biologique. L’embryon est-il apte à recevoir une âme ? À cette question, saint Thomas d’Aquin, en s’appuyant sur les connaissances biologiques d’Aristote, répond qu’il existe un délai de 40 jours avant l’infusion de l’âme rationnelle dans le corps humain. Si l’Église n’a pas souhaité « s’engager expressément dans une affirmation de nature philosophique », comme le rappelle Dignitas personae, elle n’est pas non plus restée silencieuse sur le sujet.

 L’Église est à l’écoute de la science qui a fait beaucoup avancer la réflexion

« Même si la présence d’une âme spirituelle ne peut être détectée par aucune observation de donnée expérimentale, les conclusions scientifiques elles-mêmes au sujet de l’embryon humain fournissent une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition de la vie humaine » (DP, n. 5), déclare Dignitas personae en s’appuyant sur une remarque déjà avancée par Donum vitae.  L’originalité de ce passage mérite d’être soulignée. L’instruction romaine ne cache pas que les découvertes scientifiques actuelles, qu’elle présente comme des conclusions et une indication précieuse, sont en mesure de nous aider à discerner chez l’embryon humain une présence personnelle.

Les données fournies par la science du développement embryonnaire sont un acquis inestimable que la métaphysique peut regarder comme un point d’orientation dont l’importance n’est pas subalterne

En s’appuyant sur les avancées de la génétique et de la biologie cellulaire, la réflexion ontologique sur le statut anthropologique de l’embryon peut se prononcer en faveur de la saisie immédiate de l’être humain par l’âme rationnelle dès le premier instant de son existence.
Saint Jean-Paul II n’a-t-il pas déployé la portée intellectuelle de l’instruction Donum vitae quand il affirme publiquement à propos de l’embryon que « l’approfondissement anthropologique porte à reconnaître que, en vertu de l’unité substantielle du corps et de l’esprit, le génome humain n’a pas seulement une signification biologique ; il est porteur d’une dignité anthropologique qui a son fondement dans l’âme spirituelle qui l’envahit et le vivifie » (Jean-Paul II, Discours aux participants à la IVe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie, 24 février 1998.).

Mais alors, l’enseignement de saint Thomas d’Aquin sur ce point précis serait-il à rejeter ? Loin s’en faut, répond l’Académie pontificale pour la Vie

« La théorie de l’animation retardée, soutenue par Aristote puis par saint Thomas, (…) dépendrait essentiellement des connaissances biologiques limitées qui étaient disponibles au temps où ces auteurs écrivaient. Une application correcte des principes aristotélico-thomistes, tenant compte des connaissances scientifiques actuelles, porterait au contraire à soutenir la théorie de l’animation immédiate et à affirmer en conséquence la pleine humanité de l’être humain nouvellement formé. » (Académie pontificale pour la Vie, L’embryon humain dans la phase préimplantatoire, aspects scientifiques et considérations c, p. 39. On reconnaît dans ces propos les écrits novateurs du père Pascal Ide qui fut d’ailleurs invité à présenter ses travaux lors de ce Congrès et qui font de plus en plus autorité dans l’Église. Pour un plus ample développement, voir Pascal Ide, Le zygote est-il une personne ? dans Aimer et protéger la vie, Éditions de l’Emmanuel, Paris, 2003). Et l’Académie de conclure : « La théorie de l’animation immédiate, appliquée à chaque être humain qui vient à l’existence, se montre pleinement en accord avec la réalité biologique. (…) Cette perspective ne contredit pas les principes fondamentaux de la métaphysique de saint Thomas. »

 « Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? », avait demandé le cardinal Joseph Ratzinger dans l’Instruction Donum vitae

Autrement dit, les deux concepts d’individu et de personne sont tout à fait solidaires l’un de l’autre. On peut donc faire valoir que la présomption est en faveur de la réponse affirmative, la charge de la preuve revient à qui veut répondre négativement. En effet, quiconque voudrait emprunter ce faux chemin devrait montrer que la proposition « Il existe certains individus humains qui ne sont pas des personnes. » est possible.
Saint Jean-Paul II avait sévèrement critiqué « la distinction qui est parfois suggérée dans certains documents internationaux entre être humain et personne humaine pour reconnaître ensuite le droit à la vie et à l’intégrité physique uniquement à la personne déjà née, (qui) est une distinction artificielle sans fondement scientifique, ni philosophique. » (Jean-Paul II, Discours aux participants à la VIIIe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie, 27 février 2002).

L’Instruction Donum vitae postule cette interdépendance totale entre les deux notions

Elle rappelle un principe moral fameux, ancêtre de notre moderne principe de précaution : il n’est jamais permis d’agir avec une conscience douteuse lorsque la vie d’un innocent est en jeu.
L’Académie pontificale pour la vie ne dit pas autre chose : « Si l’on doute, devant un embryon humain, de se trouver devant une personne humaine, il est nécessaire de respecter l’embryon comme s’il l’était ; autrement, on accepterait le risque de commettre un homicide. Du point de vue moral, donc, le simple fait d’être en présence d’un être humain exige à son égard le plein respect de son intégrité et de sa dignité : tout comportement qui, d’une façon ou d’une autre, pourrait représenter une menace ou une offense vis-à-vis de ses droits fondamentaux, en premier lieu le droit à la vie, doit être considéré comme gravement immoral. » (Académie pontificale pour la vie, L’embryon humain dans la phase préimplantatoire, aspects scientifiques et considérations 
bioéthiques, Libreria editrice vaticana, 8 juin 2006, p. 43). « L’enjeu est si important, avait solennellement écrit sa sainteté Jean-Paul II, que du point de vue de l’obligation morale, la seule probabilité de se trouver en face d’une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer l’embryon humain » (Evangelium vitae, n. 60).

Il faut entrer dans une démarche de contemplation devant l’embryon humain pour y découvrir l’empreinte du Créateur 

Au-delà de ce discours scientifique, métaphysique et éthique qui nous permet de penser adéquatement le statut de l’embryon, l’Église nous invite à porter loin notre regard et à cultiver un émerveillement humble devant la réalité de l’être humain dans sa plus extrême jeunesse. N’est-ce pas ce à quoi nous convie le pape Benoît XVI lorsqu’il demande aux scientifiques eux-mêmes d’entrer dans une démarche de contemplation devant l’embryon humain pour y découvrir l’empreinte du Créateur : « En réalité, celui qui aime la vérité, comme vous, chers chercheurs, devrait percevoir que la recherche sur un thème aussi profond nous met en condition de voir, et presque même de toucher, la main de Dieu. (…) L’amour de Dieu ne fait pas de différence entre celui qui vient d’être conçu et se trouve encore dans le sein de sa mère, et l’enfant, ou le jeune, ou bien encore l’homme mûr ou âgé, car en chacun d’eux il voit l’empreinte de sa propre image et ressemblance » ? (Benoît XVI,  Discours aux participants du Congrès international organisé par l’Académie pontificale pour la Vie sur le thème « L’embryon humain dans sa phase préimplantatoire », 27 février 2006.)

Aleteia - Pierre Olivier Arduin


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT