"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

SAINT LÉON
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FÉVRIER 2019 -
PAX No. XLV

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique

Office des lectures
février

OBLATS / OBLATES


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OBLATS / OBLATES

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
L’incarnation montre à l’homme la grandeur de sa misère.
Pascal


SUGGESTIONS DE LECTURE ...
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COMMENTAIRE DE SAINT JEAN FISHER
SUR LES PSAUMES


Les merveilles de Dieu

 

 

Dieu a délivré le peuple d'Israël de la servitude d'Égypte en multipliant les signes et les prodiges. Il leur a fait traverser la Mer Rouge à pied sec ; au désert, il les a nourris d'aliments célestes, la manne et les cailles ; comme ils souffraient de la soif, il a tiré du rocher très dur une source intarissable ; il les a rendus victorieux de tous les ennemis qui leur faisaient la guerre ; il a fait reculer pour quelque temps les flots du Jourdain, à contre-courant ; il leur a partagé et distribué la terre promise selon le nombre des tribus et des familles. Alors qu'il leur avait montré son amour en les comblant de bienfaits, ces hommes ingrats, comme s'ils avaient tout oublié, abandonnèrent et rejetèrent le culte de Dieu en s'attachant plus d'une fois au crime mortel de l'idolâtrie.

Puis nous-mêmes, quand nous étions païens, nous étions entraînés vers les idoles muettes. Mais Dieu nous a retranchés de l'olivier sauvage du paganisme, et nous a, contrairement à notre nature, greffés sur l'olivier franc du peuple d'Israël et nous a unis à ses racines et à sa sève, c'est-à-dire à sa grâce. Enfin, il n'a pas refusé son propre Fils, il l'a livré pour nous tous, en sacrifice et oblation présentés à Dieu comme un parfum d'agréable odeur, afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier un peuple qui lui plaise.

Tous ce faits ne sont pas seulement des preuves, mais des signes absolument certains de son immense amour et de sa bienveillance envers nous. Mais nous sommes infiniment ingrats, nous dépassons toutes les bornes de l'ingratitude, nous ne tenons pas compte de son amour, nous méconnaissons l'immensité de ses bienfaits, nous négligeons l'auteur et le dispensateur de tant de biens, nous le traitons pour ainsi dire avec mépris. Et une si remarquable miséricorde offerte inlassablement aux pécheurs ne nous pousse pas à régler notre vie et nos mœurs conformément à sa loi très sainte !

Tout cela, qui est écrit pour les générations futures, afin d'en perpétuer la mémoire, mérite bien que tous les chrétiens de l'avenir, en reconnaissant toute la bonté de Dieu pour nous, ne cessent jamais de célébrer ses louanges.

HOMELIÉ DE SAINT BERNARD SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES


Là où le péché s'était multiplié, la grâce a surabondé

 

 

Où donc notre fragilité peut-elle trouver repos et sécurité, sinon dans les plaies du Sauveur ? Je m'y sens d'autant plus protégé que son salut est plus puissant. L'univers chancelle, le corps pèse de tout son poids, le diable tend ses pièges : je ne tombe pas, car je suis campé sur un roc solide. J'ai commis quelque grave péché : ma conscience se trouble, mais elle ne perd pas courage, puisque je me souviens des plaies du Seigneur, qui a été transpercé à cause de mes fautes. Rien n'est à ce point voué à la mort que la mort du Christ ne puisse le libérer. Dès que je pense à cette médecine si forte et efficace, la pire des maladies ne m'effraie plus.

Il se trompait donc, celui qui a dit : Mon péché est trop grand pour que j'en obtienne pardon. Il est vrai qu'il n'était pas un membre du Christ, et que les mérites du Christ ne le concernaient pas ; il n'avait pas le droit de les revendiquer pour lui, comme un membre peut dire siens les biens de la tête.

Pour moi, ce qui me manque par ma faute, je le tire hardiment des entrailles du Seigneur, car la miséricorde y abonde, et elles sont percées d'assez de plaies pour que l'effusion se produise. Ils ont percé ses mains, ses pieds, et d'un coup de lance son côté. Par ces trous béants, je puis goûter le miel de ce roc et l'huile qui coule de la pierre très dure, c'est-à-dire goûter et voir combien le Seigneur est bon. Il formait des pensées de paix et je ne le savais pas. Qui, en effet, a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Mais le clou qui pénètre en lui est devenu pour moi une clef qui m'ouvre le mystère de ses desseins. Comment ne pas voir à travers ces ouvertures ? Les clous et les plaies crient que vraiment, en la personne du Christ, Dieu se réconcilie le monde. Le fer a transpercé son être et touché son cœur afin qu'il n'ignore plus comment compatir à mes faiblesses.

Le secret de son cœur paraît à nu dans les plaies de son corps ; on voit à découvert le grand mystère de sa bonté, cette miséricordieuse tendresse de notre Dieu, Soleil levant qui nous a visités d'en haut. Et comment cette tendresse ne serait-elle pas manifeste dans ses plaies ? Comment montrer plus clairement que par tes plaies que toi, Seigneur, tu es doux et compatissant et d'une grande miséricorde, puisqu'il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour des condamnés à mort ?

Tout mon mérite, c'est connaître la pitié du Seigneur, et je ne manquerai pas de mérite tant que la pitié ne lui fera pas défaut. Si les miséricordes de Dieu se multiplient, mes mérites seront nombreux, Mais qu'arrivera-t-il, si j'ai à me reprocher quantité de fautes ? Là où le péché s'était multiplié la grâce a surabondé. Et si la bonté du Seigneur s'étend de toujours à toujours, de mon côté je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur. Est-ce là ma justice ? Seigneur, je ferai mémoire de ta seule justice, car c'est elle qui est devenue ma justice, puisque pour moi tu es devenu justice de Dieu.


Ceux qui ont été dignes de devenir fils de Dieu et de renaître de l'Esprit Saint, qui ont en eux-mêmes le Christ pour les éclairer et les réconforter, sont guidés par l'Esprit Saint selon des voies diverses et variées ; invisiblement, dans leur cœur, ils sont animés par la grâce en demeurant dans le repos spirituel. ~

Parfois ils sont comme plongés dans le deuil et l'affliction pour le genre humain, ils répandent des prières pour toute l'humanité, ils se livrent à la tristesse et aux larmes, parce que l'Esprit les embrase d'amour pour tous les hommes.

D'autres fois, l'Esprit fait brûler en eux tant d'exaltation et d'amour que, si c'était possible, ils enfermeraient dans leur cœur tous les hommes, sans distinction de bien ou de mal.

D'autres fois, ils s'abaissent plus bas que tous les autres dans l'humilité de l'Esprit, au point de s'estimer les derniers et les moindres de tous.

D'autres fois, ils demeurent dans une joie inexprimable sous l'action de l'Esprit.

D'autres fois, ils sont comme un vaillant héros qui revêt l'armure royale, se porte au combat, lutte courageusement contre les ennemis et remporte la victoire. C'est ainsi que l'homme spirituel prend les armes célestes de l'Esprit, assaille les ennemis, leur livre combat et les met sous ses pieds.

Parfois, l'âme se repose dans un profond silence, dans le calme et la paix, ne connaît que la jouissance spirituelle, un repos et une plénitude inexprimables.

Parfois, la grâce l'établit dans une compréhension et une sagesse sans pareille, dans une profonde connaissance, par l'Esprit, sur les mystères que ni la langue ni la bouche ne peuvent déclarer.

Parfois, il devient comme un homme quelconque.

C'est ainsi que, chez de tels hommes, la grâce produit des effets variés et conduit l'âme par des chemins divers, la réconforte selon la volonté de Dieu, l'exerce de toutes sortes de manières, pour la ramener parfaite, irréprochable et pure, devant le Père du ciel. ~

Prions Dieu, nous aussi, prions avec amour et beaucoup d'espérance, qu'il nous accorde la grâce céleste du don de l'Esprit, qu'il nous guide afin que nous accomplissions la volonté de Dieu; qu'il nous ranime par toute la richesse de son réconfort. Ainsi, par la grâce de cette direction, de cet exercice et de ce progrès spirituels, nous deviendrons dignes de parvenir à la perfection de la plénitude du Christ, selon la parole de l'Apôtre : Vous serez comblés et vous entrerez dans toute sa plénitude.

DE L'INTRODUCTION À LA VIE DÉVOTE

PAR S. FRANÇOIS DE SALES

 

Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune selon son genre : ainsi commande-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu'ils produisent des fruits de dévotion, un chacun selon sa qualité et vocation. La dévotion doit être différemment exercée par le gentilhomme, par l'artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariée ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dévotion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier. Je vous prie, Philothée, serait-il à propos que l'Évêque voulût être solitaire comme les Chartreux ? Et si les mariés ne voulaient rien amasser non plus que les Capucins, si l'artisan était tout le jour à l'église comme le religieux, et le religieux toujours exposé à toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l'Évêque, cette dévotion ne serait-elle pas ridicule, déréglée et insupportable ? Cette faute néanmoins arrive bien souvent. Non, Philothée, la dévotion ne gâte rien quand elle est vraie, ainsi elle perfectionne tout, et lorsqu'elle se rend contraire à la légitime vocation de quelqu'un, elle est sans doute fausse. « L'abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les intéresser », les laissant entières et fraîches comme elle les a trouvées ; mais la vraie dévotion fait encore mieux, car non seulement elle ne gâte nulle sorte de vocation ni d'affaires, mais au contraire elle les orne et embellit. Toutes sortes de pierreries jetées dedans le miel en deviennent plus éclatantes, chacune selon sa couleur et chacun devient plus agréable en sa vocation la conjoignant à la dévotion : le soin de la famille en est rendu paisible, l'amour du mari et de la femme plus sincère, le service du prince plus fidèle, et toutes sortes d'occupations plus suaves et amiables. C'est une erreur mais une hérésie, de vouloir bannir la vie dévote de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du ménage des gens mariés. Il est vrai, Philothée, que la dévotion purement contemplative, monastique et religieuse ne peut être exercée en ces vocations-là mais aussi, outre ces trois sortes de dévotion, il y en a plusieurs autres, propres à perfectionner ceux qui vivent ès états séculiers. Où que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer à la vie parfaite. 


   

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »

Le Seigneur a dit : Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Cette faim n'a rien de corporel, cette soif ne désire rien de terrestre. Elles aspirent à être rassasiées de justice et, lorsqu'elles ont été introduites dans le secret de tous les mystères, elles souhaitent être comblées du Seigneur lui-même.

Heureuse l'âme qui convoite cette nourriture et qui brûle de désir pour une telle boisson : elle n'y aspirerait pas si elle n'avait déjà goûté quelque chose de sa douceur. Elle a entendu l'Esprit qui fait parler les prophètes, quand il lui disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Alors elle a reçu comme une parcelle de la douceur d'en haut, elle s'est enflammée d'amour pour cette volupté très pure. Aussi, méprisant tous les biens corporels, elle a brûlé de toute son ardeur pour cette nourriture et cette boisson de la justice, et elle a saisi la vérité de ce premier commandement qui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force. Car aimer Dieu n'est rien d'autre que désirer la justice.

Enfin, de même que le souci du prochain se rattache à l'amour de Dieu, ainsi la vertu de miséricorde s'unit à ce désir de la justice, si bien qu'il est dit : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Reconnais, chrétien, la valeur de ta sagesse ; comprends à quelles récompenses tu es appelé, et par la pratique de quels enseignements tu les obtiendras. La Miséricorde veut que tu sois miséricordieux ; la Justice, que tu sois juste, afin que le Créateur apparaisse dans sa créature et que, dans le miroir du cœur humain, resplendisse l'image de Dieu exprimée par les traits qui la reproduisent. Ta foi peut être assurée, si elle s'accompagne de la pratique : tout ce que tu désires viendra à ta rencontre, et tu posséderas sans fin ce que tu aimes.

Et parce que tout est pur pour toi grâce à ton aumône, tu parviendras aussi à la béatitude que le Seigneur promet ensuite lorsqu'il dit : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! Quelle grande félicité, mes bien-aimés, pour laquelle est préparée une telle récompense ! Qu'est-ce donc qu'avoir le cœur pur, sinon s'appliquer aux vertus qui viennent d'être énumérées ? Voir Dieu, quel esprit peut concevoir, quelle langue peut exprimer une telle béatitude ? C'est cependant ce qu'on obtiendra lorsque la nature humaine sera transformée : ce ne sera plus comme une image obscure, dans un miroir, mais face à face, qu'elle verra, telle qu'elle est, la divinité que nul être humain n'a jamais pu voir. Et alors, ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, elle le possédera dans la joie indicible d'une éternelle contemplation.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

Tous les saints Patriarches et Prophètes, de grâce, obtenez-moi la charité, aussi grande, aussi pure que l’exige de moi mon Époux Jésus.

 

 

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