"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

Saint Basile
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JANVIER 2019 -
PAX No. XLIII

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique

OBLATS / OBLATES


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OBLATS / OBLATES

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Voyons la vie sous son jour véritable...C'est un instant entre deux éternités.
Sainte Thérèse de Lisieux


Te Deum

SUGGESTIONS DE LECTURE ...
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  Rorate caeli desuper

       

TEXTE LATIN

R/. Rorate Cæli desuper, et nubes pluant justum.

1. Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuae et gloriae tuae, ubi laudaverunt te patres nostri.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

2. Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostrae quasi ventus abstulerunt nos, abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

3. Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terrae, de petra deserti ad montem filiae Sion ut auferat ipse jugum captivitatis nostrae.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

4. Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua quare moerore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

R/. Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

 

VERSION FRANÇAISE

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice. Voici, la cité sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple, et envoie celui que tu dois envoyer : envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut, pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ? Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

R./ Cieux , répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste

Extraits du Premier sermon pour la Nativité du Seigneur


« Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous »

Notre Sauveur, frères bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous !
Il n’est pas permis d’être triste en ce jour où naît la vie. Ce jour détruit la crainte de la mort et nous comble de la joie que donne la promesse de l’éternité. Personne n’est tenu à l’écart de cette allégresse ; un seul et même motif de joie est commun à tous. Car notre Seigneur, en venant détruire le péché et la mort… est venu libérer tous les hommes. Que le saint exulte, car il approche de la victoire. Que le pécheur se réjouisse, car il est invité au pardon. Que le païen prenne courage, car il est appelé à la vie. En effet, quand est venue la plénitude des temps fixée par la profondeur insondable du plan divin, le Fils de Dieu a épousé notre nature humaine pour la réconcilier avec son Créateur…

Le Verbe, la Parole de Dieu, qui est Dieu, Fils de Dieu, «qui était auprès de Dieu au commencement, par qui tout a été fait et sans qui rien n’a été fait», est devenu homme pour délivrer l’homme d’une mort éternelle. Il s’est abaissé pour prendre notre humble condition sans que sa majesté en soit diminuée. Demeurant ce qu’il était et assumant ce qu’il n’était pas, il a uni notre condition d’esclave à sa condition d’égal de Dieu le Père… La majesté se revêt d’humilité, la force de faiblesse, l’éternité de mortalité: vrai Dieu et vrai homme, dans l’unité d’un seul Seigneur, « seul médiateur entre Dieu et les hommes » (1Tm 2,5)…

Rendons grâce donc, frères bien-aimés, à Dieu le Père, par son Fils, dans l’Esprit Saint. Car dans sa grande miséricorde et son amour pour nous, il nous a pris en pitié. « Alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre par le Christ », voulant que nous soyons en lui une nouvelle création, une nouvelle œuvre de ses mains (Ep 2,4-5; 2Co 5,17)…

DE L'IMITATION DE JÉSUS CHRIST 

« Je vous ai envoyé mes serviteurs les prophètes... »

 

Mon fils, écoute mes paroles, paroles pleines de douceur, qui surpassent toute la science des philosophes et des sages de ce monde. Mes paroles sont esprit et elles sont vie, elles ne doivent pas être évaluées par le jugement humain.

On ne doit pas les faire servir à une vaine complaisance, mais les écouter dans le silence et les accueillir en toute humilité, avec un grand amour.

— Et j'ai dit : Heureux l'homme que tu instruis, Seigneur, et à qui tu enseignes ta loi, afin de lui adoucir les jours mauvais, et de ne pas le laisser sans consolation sur la terre.

— Moi, dit le Seigneur, j'ai instruit les prophètes dès le commencement, et jusqu'à ce jour je ne cesse de parler à tous; mais beaucoup sont sourds à ma voix et endurcis.

Le plus grand nombre écoute le monde plus volontiers que Dieu ; ils suivent plus facilement le désir de leur chair que le bon plaisir de Dieu.

Le monde promet des biens passagers et médiocres, et on le sert avec beaucoup d'avidité ; moi, je promets des biens sublimes et éternels, et les cœurs des hommes demeurent engourdis.

Qui donc me sert et m'obéit en toute chose avec autant de soin que pour servir le monde et ses dirigeants ? ~

Serviteur paresseux et maussade, rougis donc de ce que ces hommes se montrent plus disposés à se perdre que tu ne l'es à vivre.

Ils trouvent plus de plaisir à la vanité que tu n'en trouves à la vérité.

Pourtant, ils sont souvent trompés dans leur espérance, tandis que ma promesse ne déçoit personne et ne renvoie jamais les mains vides celui qui met en moi sa confiance.

Ce que j'ai promis, je le donnerai, ce que j'ai annoncé je l'accomplirai, si du moins l'on demeure jusqu'au bout fidèle à mon amour.

C'est moi qui récompense les bons, et qui éprouve fortement tous les hommes dévoués.

Grave mes paroles dans ton cœur, médite-les attentivement ; car, au moment de la tentation, elles te seront très nécessaires.

Ce que tu ne comprends pas lorsque tu le lis, tu le découvriras le jour où je te visiterai.

Je continue de visiter mes élus de deux manières : par la tentation, et par la consolation.
Et chaque jour je leur propose deux leçons : l'une en reprenant leurs vices, l'autre en les exhortant à faire grandir leurs vertus.

Celui qui connaît mes paroles et les méprise aura quelqu'un pour le juger au dernier jour.

  Tota Pulchra es

   

   Tota pulchra es est une prière dédiée à la Vierge Marie. C'est l'abrègement de la formule latine Tota pulchra es, Maria qui signifie Tu es toute belle, Marie en français.

   Ce chant est très ancien. Il vient du XIVe siècle et son auteur est anonyme. On trouve les paroles Tota Pulchra Es dans le cantique des cantiques : Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut. (Ct 4:7).

   Les mots Tota Pulchra Es se trouvent également dans la prière O Sanctissima.

   La prière souligne la beauté de la Vierge Marie. Le corps miroite l'âme : cela est le sentiment exprimé par les fidèles. L'Ave Regina souligne aussi sa beauté par les vers Salut, splendeur radieuse et Belle entre toutes les femmes.

   Le 8 octobre 2004, Jean-Paul II a fait remarquer, en faisant allusion à cette prière, que la beauté de Marie miroite celle du Christ. Ce poème fait référence à l'Immaculée-Conception, parce qu'il dit que la faute originelle n'est pas en Marie. Aussi, puisque Marie ne subit pas le péché originel, elle est comme la Nouvelle Ève. La formule Toi, la gloire de Jérusalem renvoie au livre de Judith (Jdt 15:9).

 

Tota Pulchra es

 

Vous êtes toute belle, ô Marie, toute belle ! 
Il n'y a pas de tache en vous. 
Quelle grâce répand, quel charme rayonne 
Votre Conception immaculée ! 

Vous avancez, telle l'aurore rutilante,
Apportant la joie du salut. De vous, 
Dieu notre Christ, le Soleil de justice 
A surgi, ô Porte étincelante du jour ! 

Vous êtes, tel le lys entre les épines, 
Entre toutes les filles, la Vierge bénie. 
Comme la neige votre robe resplendit, 
Comme le soleil, votre face. 

En vous, nous espérons la vie et la vertu, 
Et la grâce, et la voie à toute vérité. 
A votre suite nous accourons sous l'attrait 
Qui émane de vos parfums. 

Jardin clos, puits scellé, paradis de la grâce, 
Vierge sainte, Mère de Dieu :
Voici que fuit l'hiver, la pluie et les nuées :
Déjà l'on voit pointer les fleurs. 

Sur notre terre un chant très doux s'est fait entendre :
Chant de la tourterelle ou voix de la colombe. 
Ô parfaite Colombe, en hâte, ouvrez vos ailes, Prenez votre essor et venez !

 


   

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice »

Le Seigneur a dit : Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Cette faim n'a rien de corporel, cette soif ne désire rien de terrestre. Elles aspirent à être rassasiées de justice et, lorsqu'elles ont été introduites dans le secret de tous les mystères, elles souhaitent être comblées du Seigneur lui-même.

Heureuse l'âme qui convoite cette nourriture et qui brûle de désir pour une telle boisson : elle n'y aspirerait pas si elle n'avait déjà goûté quelque chose de sa douceur. Elle a entendu l'Esprit qui fait parler les prophètes, quand il lui disait : Goûtez et voyez comme le Seigneur est doux ! Alors elle a reçu comme une parcelle de la douceur d'en haut, elle s'est enflammée d'amour pour cette volupté très pure. Aussi, méprisant tous les biens corporels, elle a brûlé de toute son ardeur pour cette nourriture et cette boisson de la justice, et elle a saisi la vérité de ce premier commandement qui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ta force. Car aimer Dieu n'est rien d'autre que désirer la justice.

Enfin, de même que le souci du prochain se rattache à l'amour de Dieu, ainsi la vertu de miséricorde s'unit à ce désir de la justice, si bien qu'il est dit : Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

Reconnais, chrétien, la valeur de ta sagesse ; comprends à quelles récompenses tu es appelé, et par la pratique de quels enseignements tu les obtiendras. La Miséricorde veut que tu sois miséricordieux ; la Justice, que tu sois juste, afin que le Créateur apparaisse dans sa créature et que, dans le miroir du cœur humain, resplendisse l'image de Dieu exprimée par les traits qui la reproduisent. Ta foi peut être assurée, si elle s'accompagne de la pratique : tout ce que tu désires viendra à ta rencontre, et tu posséderas sans fin ce que tu aimes.

Et parce que tout est pur pour toi grâce à ton aumône, tu parviendras aussi à la béatitude que le Seigneur promet ensuite lorsqu'il dit : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! Quelle grande félicité, mes bien-aimés, pour laquelle est préparée une telle récompense ! Qu'est-ce donc qu'avoir le cœur pur, sinon s'appliquer aux vertus qui viennent d'être énumérées ? Voir Dieu, quel esprit peut concevoir, quelle langue peut exprimer une telle béatitude ? C'est cependant ce qu'on obtiendra lorsque la nature humaine sera transformée : ce ne sera plus comme une image obscure, dans un miroir, mais face à face, qu'elle verra, telle qu'elle est, la divinité que nul être humain n'a jamais pu voir. Et alors, ce que personne n'avait vu de ses yeux ni entendu de ses oreilles, ce que le cœur de l'homme n'avait pas imaginé, elle le possédera dans la joie indicible d'une éternelle contemplation.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

Ô Fils du Dieu vivant, Jésus-Christ, de grâce, que mon amour se marie à toi, parce que tu es mon roi et mon Dieu.

 

 

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