Ne rien préférer à l’amour du Christ "
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Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

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pour l'année

 

Benedictine
Oblates

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Il n'y a nulle si bonne et désirable finesse que la simplicité.
Saint François de Sales


« Je ne suis pas digne de te recevoir »

Dans l'amour qu'est Dieu, je supplie tous mes frères — ceux qui prêchent, ceux qui prient, ceux qui travaillent manuellement, clercs et laïcs — de s'appliquer à l'humilité en tout : de ne pas se glorifier, trouver sa joie ou s'enorgueillir intérieurement des bonnes paroles et des bonnes actions que Dieu dit ou accomplit parfois en eux ou par eux. Selon la parole du Seigneur : « Ne vous réjouissez pas de ce que les esprits mauvais vous sont soumis » (Lc 10,20). Soyons-en fermement convaincus : nous n'avons à nous que les fautes et les péchés. Réjouissons-nous plutôt dans les épreuves lorsque nous avons à supporter, dans notre âme et dans notre corps, toutes sortes d'angoisses et de tribulations en ce monde pour la vie éternelle.

Frères, gardons-nous donc de tout orgueil et de toute vaine gloire ; gardons-nous de la sagesse de ce monde et de la prudence égoïste. Celui qui est esclave de ses tendances égoïstes met beaucoup d'application à tenir des discours, mais beaucoup moins à passer aux actes. Au lieu de rechercher la religion et la sainteté intérieures de l'esprit, il désire une religion et une sainteté extérieures bien visibles aux yeux des hommes. C'est d'eux que le Seigneur dit : « Je vous le dis en vérité, ils ont reçu leur récompense » (Mt 6,2). Celui, au contraire, qui est docile à l'esprit du Seigneur veut mortifier et humilier ce qui est égoïste, vil et abject dans cette chair. Il s'applique à l'humilité et à la patience, à la pure simplicité et à la paix véritable de l'esprit ; ce qu'il désire toujours et par-dessus tout, c'est la crainte filiale de Dieu, la sagesse de Dieu, et l'amour de Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.

Saint François d'Assise (1182-1226)

fondateur des Frères mineurs

Première Règle, 17 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 70)

  

HILDEGARDE DE BINGEN
PROPHÉTESSE ET DOCTEUR DE L’ÉGLISE
17 septembre



Fête de la Croix glorieuse du Christ
17 septembre

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « Nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin qu'en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » (Jn 3, 13-17)

La Croix du Roi des rois

Celui qui veut mener la vie parfaite n'a rien d'autre à faire qu'à mépriser ce que le Christ a méprisé sur la croix et à désirer ce que le Christ a désiré. Car aucun exemple de vertu n'est absent de la croix.

Si tu cherches un exemple de charité : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13). C'est ce que le Christ a fait sur la croix. Et par conséquent, s'il a donné sa vie pour nous, il ne doit pas être trop dur de supporter n'importe quel mal pour lui.

Si tu cherches la patience, c'est sur la croix qu'on la trouve au maximum.

Si tu cherches un exemple d'humilité, regarde le Crucifié. Car un Dieu a voulu être jugé sous Ponce Pilate, et mourir.

Si tu cherches un exemple d'obéissance, tu n'as qu'à suivre celui qui s'est fait obéissant au Père jusqu'à la mort : De même que la faute commise par un seul, c'est-à-dire Adam, a rendu tous les hommes pécheurs, de même tous deviendront justes par l'obéissance d'un seul (Rm 5, 19 ; cf. Ph 2, 8).

Si tu cherches un exemple de mépris pour les biens terrestres, tu n'as qu'à suivre celui qui est le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance (Ap 17, 14 et Col 2, 3) ; sur la croix, il est nu, tourné en dérision, couvert de crachats, frappé, couronné d'épines, enfin abreuvé de fiel et de vinaigre.

St Thomas d'Aquin, o.p.

Thomas d'Aquin († 1274), théologien, membre de l'ordre dominicain, a enseigné à Paris, Rome et Naples. Canonisé en 1323, il a été proclamé docteur de l'Église en 1567. / Conférence de saint Thomas d'Aquin à ses étudiants sur le Credo, Liturgie des heures, Office des lectures, t. 1, 28 janvier, mémoire de saint Thomas d'Aquin, Paris, Cerf-Desclée-Desclée de Brouwer-Mame.

Fête de Notre Dame des douleurs
15 septembre
 

Voici la première étape de la contemplation selon saint Bernard

Si vous désirez progresser dans votre vie spirituelle, vous devez d'abord vous poser la question : « Que veut Dieu ? ».

Un aspect vital de la prière dans la tradition chrétienne est la contemplation de Dieu. Elle consiste en un simple regard intérieur, fixé sur Dieu. Saint Bernard de Clairvaux développe cette tradition de contemplation dans l’une de ses homélies présentées dans l’Office des lectures, expliquant que la première étape de la contemplation est la prise en considération de la volonté de Dieu :

La première étape de la contemplation, mes chers frères, est de considérer constamment ce que Dieu veut, ce qui Lui plaît et ce qui est acceptable à ses yeux. Nous sommes tous offensés dans beaucoup de choses ; notre force ne peut pas correspondre à la justesse de la volonté de Dieu et ne peut être jointe à elle ou adaptée à elle.

Parfois, cela peut être une étape difficile, car nous pouvons être tentés de rechercher notre propre volonté et de demander à Dieu de faciliter nos projets. La clé de cette étape est donc l’humilité, glisse encore le saint dans son sermon :

Alors soyons humbles sous la main puissante du Dieu Très-Haut et efforçons-nous de nous montrer indignes devant son regard miséricordieux… Une fois que l’œil de l’âme a été purifié par de telles considérations, nous ne demeurerons plus dans notre esprit en un sens de tristesse, mais demeurerons plutôt dans l’Esprit de Dieu avec une grande joie. Nous ne considérerons plus quelle est la volonté de Dieu pour nous, mais plutôt ce qu’elle est en soi.

De plus, saint Bernard croit que toute notre vie spirituelle doit tourner autour de l’accomplissement de la volonté de Dieu, et non de la nôtre « car notre vie est dans sa volonté ». « Ainsi sommes-nous convaincus que ce qui est selon sa volonté est à tous points de vue meilleur pour nous et plus convenable. Ainsi, si nous sommes soucieux de préserver la vie de notre âme, nous devons également être soucieux de nous écarter le moins possible de sa volonté », indique encore ce saint du XIIe siècle. Alors en cherchant à approfondir sa relation avec Dieu, tournons-nous vers sa volonté et ouvrons-nous aux voies de Dieu qui sont toujours meilleures que les nôtres.

Philip Koslosk - Aleteiai

  

  

Septembre, le mois consacré à Marie des Sept Douleurs

C’est le mois de Notre-Dame des Douleurs, depuis son approbation par Pie IX en 1857. Il s’agit de l'un des nombreux titres par lesquels l'Église catholique vénère la Vierge Marie, mère de Jésus. Il souligne l’association de la mère à la souffrance de son fils. Les « sept douleurs » font référence aux événements, relatés dans les évangiles, qui firent souffrir la mère de Jésus qui accompagnait son fils dans sa mission de Rédempteur.

Les sept grâces à recueillir des sept douleurs de Notre-Dame

Notre-Dame des Sept Douleurs. Adrain Isenbrandt. Vers 1530. Notre-Dame de Bruges.

Le mois de septembre, consacré à Notre-Dame des Douleurs, nous invite à méditer les sept douleurs de la Vierge et les fruits que nous pouvons tirer de chacune d'entre elles.

Le mois de septembre est consacré à la compassion de Marie au pied de la croix : Notre Dame des sept douleurs. Marie ne souffrit pas seulement avec son fils crucifié, mais tout au long de sa vie, elle s’unit avec lui à la peine des hommes pour leur rédemption. Les « sept douleurs » font référence à sept événements particuliers, relatés dans les évangiles, qui firent souffrir la mère de Jésus.

1 LA PROPHÉTIE DE SYMÉON : LE COURAGE

Le jour de la présentation de Jésus au temple de Jérusalem, le vieillard qui le reçut dans ses bras prophétisa à sa mère : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction — et toi même, un glaive te transpercera l’âme ! » Par cette première douleur, le chrétien demande à Dieu la force de regarder la réalité en face sans perdre courage et de conserver la paix de l’âme dans les moments critiques.

2 LA FUITE EN ÉGYPTE : LE DÉSIR DU CIEL

Marie et Joseph sont obligés de s’exiler en toute hâte pour échapper aux tueurs d’Hérode qui recherchent l’Enfant. Le fruit à demander à l’Esprit, par cette seconde douleur, est de comprendre que nous n’avons pas ici-bas de demeure permanente et que notre patrie définitive est aux cieux (Ph 3,20).

3 LA PERTE DE JÉSUS AU TEMPLE : LA CONSOLATION

Jésus est resté à Jérusalem lors de la fête de Pâques, tandis que ses parents rentraient à Nazareth. S’apercevant de son absence dans le caravansérail des pèlerins, ils se mettent à le chercher avec une angoisse mortelle. La grâce liée à cette troisième douleur consiste dans le réconfort à demander à Marie quand notre âme est désolée de ne plus sentir la présence de Jésus en elle. La Vierge nous enseigne alors que la nuit de la foi n’est pas la perte de la grâce.

4 LA RENCONTRE DE JÉSUS SUR LE CHEMIN DU CALVAIRE : LA PATIENCE DANS LES ÉPREUVES

Le fruit de cette douleur est la patience dans les épreuves, ainsi que la pleine compréhension de notre coopération à la Rédemption du monde lorsque nous portons nos croix, grandes ou petites, héroïques ou plus ternes, en union avec Jésus.

5LA MORT DE JÉSUS : LE RENONCEMENT AU PÉCHÉ

Sur le Calvaire, Marie est clouée spirituellement à la croix avec Jésus. En la contemplant dans cet état, le croyant est appelé à s’ausculter lui-même afin de renoncer au péché qui a conduit à ce résultat paradoxal : les deux êtres les plus aimants qui parurent jamais sur terre furent aussi ceux qui souffrirent le plus de la main des hommes ! Et de cet effet pitoyable, nul ne peut se déclarer quitte. 

6 LE COUP DE LANCE ET LA DESCENTE DE LA CROIX : L’ENTRÉE DANS LE CŒUR DE JÉSUS

Jésus est mort. C’est donc sa mère qui reçoit le coup de lance du soldat qui ouvre le cœur de son Fils. La douleur est pour elle. Puis, elle recueille le corps inerte de son Fils supplicié. Par cette douleur, la grâce à demander à la Vierge est de pouvoir entrer dans le Cœur de Jésus que la lance a ouvert, mais aussi la résolution de ne plus la faire souffrir par nos péchés, causes de la mort de Celui qu’elle aime plus qu’elle-même. À cet égard, on se souviendra avec profit que le Père ne refuse aucune prière formulée par la mère de son Fils au nom des douleurs qu’elle endura durant la durant la Passion.

7 L’ENSEVELISSEMENT DE JÉSUS : LA FORCE DE PARDONNER

Jésus était toute la vie de Marie. Elle le perd. La grâce à demander par cette ultime douleur est de quitter les fausses lumières du monde pour être caché avec le Christ en Dieu. Accompagnée de Jean, Marie rentre chez elle. Là, tout lui parle de Jésus. Cependant, elle n’a pas renoncé à aimer les hommes. Dans la septième douleur, le croyant puise la foi dans le pardon de ses fautes de la part de Dieu, mais aussi la force de pardonner à son tour comme le Fils et la Mère pardonnèrent aux bourreaux du Golgotha, la force de rendre le bien pour le mal. Et enfin la certitude que la Vierge l’invite dorénavant à se confier à elle pour le conduire à son Fils, comme saint Jean la reçut pour sa mère et confidente au Calvaire.

Jean-Michel Castaing - Aleteia


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT