Ne rien préférer à l’amour du Christ "
Toggle Menu

Devenir Oblat

 

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique I

Psautier
monastique II

Psautier
monastique III

Office des lectures
pour l'année

 

Benedictine
Oblates

________

OBLATS / OBLATES

Nom d'utilisateur



 

 

 

Le calendrier liturgique montre
l’union des deux cœurs de Jésus et de Marie

C’est le vendredi après l’Octave de la Fête-Dieu (ou fête du Saint Sacrement), que la liturgie de l’Église nous invite à célébrer avec reconnaissance le Cœur « doux et humble » (Mt 11, 29) de Jésus-Christ. Cette fête tombe toujours un vendredi et le lendemain, le samedi, nous fêtons le Cœur Immaculé de Marie. Ainsi, entre le vendredi du Sacré Cœur de Jésus et le samedi du Cœur Immaculé de Marie, nous fêtons les Cœurs Unis de Jésus et de Marie.

Le mot « Cœur » a un sens biblique : c’est le lieu de la volonté, de la sagesse et de l’amour. Le lendemain du Vendredi, solennité du Sacré-Cœur de Jésus, le samedi, l’Église fête la mémoire du Cœur Immaculé de Marie : ce n’est pas une solennité, mais une simple « mémoire liturgique ». En unissant les deux fêtes, l’une le vendredi, et l’autre le samedi, le calendrier liturgique montre l’union des deux cœurs.

En solennisant davantage la première fête, l’Église rappelle discrètement la place seconde de Marie : elle se reçoit de Jésus. Elle a été rendue sainte par Jésus.

1 minute avec Marie


12 juin - Fête du SACRÉ-COEUR DE JÉSUS
13 JUIN - FÊTE DU COEUR IMMACULÉE DE MARIE


Mois du Sacré-Cœur

Depuis le XVIe siècle, la piété catholique consacre des mois entiers à des dévotions spéciales. Le mois de juin est réservé à la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. « Parmi toutes les preuves de l’infinie bonté de notre Sauveur, aucune ne se distingue plus que le fait que, à mesure que l’amour des fidèles se refroidissait, Lui, l’Amour Divin Lui-même, s’est donné à nous pour être honoré par une dévotion très particulière et que le riche trésor de l’Église a été largement ouvert dans l’intérêt de cette dévotion. » Ces paroles du pape Pie XI font référence à la Dévotion du Sacré-Cœur, qui, sous sa forme actuelle, date des révélations données à sainte Marguerite Marie Alacoque en 1673-75.

La dévotion consiste dans le culte divin du cœur humain du Christ, qui est uni à Sa divinité et qui est un symbole de Son amour pour nous. Le but de la dévotion est de faire de notre Seigneur le roi sur nos cœurs en les incitant à lui rendre l’amour (notamment par un acte de consécration par lequel nous offrons au Cœur de Jésus à la fois nous-mêmes et tous ceux qui nous appartiennent) et à réparer notre ingratitude envers Dieu.

INVOCATION

Ô Cœur d’amour, je mets toute ma confiance en Toi ; car je crains tout de ma propre faiblesse, mais j’espère tout de ta bonté.

Saint Marguerite Marie Alacoque

 

 



Icône sur bois inspirée de Roublev


 


Les Sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie en 2013.

“Nous faisons maintenant pleinement partie de l’Église” :

le chemin de ces sœurs anglicanes devenues catholiques

Leur conversion fut l’aboutissement d’un long chemin spirituel. Douze religieuses anglicanes britanniques ont choisi de rejoindre l’Église catholique en 2013, encouragées par la création de l’Ordinariat personnel Notre-Dame-de-Walsingham voulu par le pape Benoît XVI. Devenues les Sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie, elles forment aujourd’hui la seule communauté monastique de cet ordinariat destiné aux anciens anglicans.

À première vue, les Sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie ressemblent à n’importe quelle communauté de religieuses catholiques. Vêtues de leur habit noir et blanc et fidèles à la règle de saint Benoît, elles portent à la ceinture le chapelet, expression discrète de leur attachement à la Vierge Marie. Leur vie monastique s’inscrit ainsi pleinement dans la tradition romaine. Pourtant, elles étaient toutes autrefois religieuses anglicanes avant de rejoindre l’Église catholique en 2013. Aujourd’hui, elles constituent la seule communauté monastique de l’Ordinariat personnel Notre-Dame de Walsingham, structure ecclésiastique créée pour accueillir des anciens anglicans désireux d’entrer en pleine communion avec Rome.

De l’anglicanisme au catholicisme

L’histoire des Sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie s’inscrit dans un contexte religieux particulier, marqué par les relations complexes entre l’anglicanisme et le catholicisme au Royaume-Uni. Tout remonte au XVIe siècle, lorsque le roi Henri VIII rompit avec Rome et sépara l’Église d’Angleterre de l’Église catholique. Cette rupture entraîna la dissolution des couvents et des monastères du royaume. Les biens ecclésiastiques furent confisqués et le monachisme disparut presque entièrement de l’anglicanisme naissant.

Il fallut attendre le XIXe siècle pour voir réapparaître un véritable renouveau spirituel au sein de l’Église d’Angleterre. Ce mouvement, connu sous le nom de Mouvement d’Oxford, cherchait à redécouvrir les racines catholiques de l’anglicanisme à travers la liturgie, la théologie et la vie spirituelle. Ce courant favorisa notamment le retour de la vie monastique dans la Communion anglicane. Il donna également naissance à plusieurs grandes figures religieuses, parmi lesquelles saint John Henry Newman, probablement l’un des plus célèbres convertis de l’anglicanisme au catholicisme de ces derniers siècles.

C’est dans ce contexte qu’en 1848, le jeune vicaire anglican William John Butler fonda à Wantage, situé dans le sud de l'Angleterre, la Communauté de Sainte-Marie-la-Vierge. Inspirée de la règle de saint Augustin, cette communauté religieuse féminine s’est consacrée au fil des ans à diverses œuvres caritatives. Les sœurs s’engagèrent notamment dans les écoles, les foyers pour jeunes mères, l’accompagnement des personnes âgées ou encore l’aide aux personnes en réadaptation. Plus récemment, à la fin du XXe siècle, leur mission évolua progressivement. Elles s’éloignèrent peu à peu du travail institutionnel pour privilégier un accompagnement plus personnel dans les hôpitaux, les paroisses et les écoles, ainsi que la direction spirituelle.

Une conversion mûrement réfléchie

Dans un long témoignage publié sur le site de la communauté, Mère Winsome revient sur les raisons qui ont conduit ces religieuses anglicanes à rejoindre le catholicisme. Leur conversion ne fut ni soudaine ni motivée par un simple désaccord institutionnel, mais le fruit d’un cheminement spirituel profond, explique la mère supérieure.

Depuis longtemps déjà, les sœurs vivaient selon des pratiques très proches de celles des communautés catholiques traditionnelles. Elles portaient "l’habit religieux, chantaient le plain-chant grégorien, conservaient le Saint-Sacrement et prononçaient des vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance". Leur idéal monastique puisait ainsi largement dans la tradition catholique, au point que certaines avaient le sentiment de vivre déjà spirituellement très proches de Rome.

Parallèlement, Mère Winsome confie dans ce texte que la vie religieuse au sein de l’Église d’Angleterre s’était progressivement "marginalisée" Élue supérieure de la communauté en 2006, elle constate que les sœurs traversent une période de fragilité spirituelle et identitaire. Selon elle, la communauté a besoin d’une véritable réforme intérieure afin de retrouver le sens authentique de la vie consacrée. Certaines religieuses risquent, écrit-elle, de remplacer leur vocation monastique par "l’idée d’une association informelle de femmes bien intentionnées accomplissant de bonnes œuvres".

Les efforts entrepris pour redonner une place plus solide à la vie monastique dans l’anglicanisme se heurtèrent toutefois à des limites plus profondes liées à la structure même de l’Église d’Angleterre. Peu à peu, plusieurs sœurs ressentent le besoin de s’appuyer sur une autorité doctrinale stable et universelle. Peu à peu, les religieuses expriment le désir de s’appuyer sur une autorité spirituelle et doctrinale qu’elles jugeaient plus stable, choisissant de se placer sous l’autorité du Vicaire du Christ et du Magistère de l’Église plutôt que sous celle d’un synode élu.

Face aux évolutions théologiques de la Communion anglicane, et plus particulièrement de l’Église d’Angleterre, un nombre croissant d’anglicans envisageaient de rejoindre le catholicisme. Conscient de cette réalité et du riche héritage spirituel porté par ces fidèles, le pape Benoît XVI publia en 2009 la constitution apostolique Anglicanorum Coetibus. Un texte qui ouvre une voie nouvelle en prévoyant la création d’ordinariats personnels destinés aux anciens anglicans désireux d’entrer en pleine communion avec Rome tout en conservant certains aspects de leur patrimoine liturgique et spirituel.

Deux ans plus tard, en 2011, fut ainsi créé l’Ordinariat personnel Notre-Dame-de-Walsingham, destiné aux anglicans d’Angleterre et du pays de Galles. Pour plusieurs religieuses de la Communauté de Sainte-Marie-la-Vierge, cette initiative fut perçue comme une réponse concrète à leurs interrogations spirituelles. Mère Winsome raconte que certaines sœurs vinrent alors la trouver en privé pour lui confier qu’elles se sentaient appelées à accepter cette invitation de Rome.

Au départ, les religieuses n’envisageaient pourtant pas de quitter leur communauté d’origine. Beaucoup exprimaient le désir de faire ce chemin ensemble, tout en demeurant unies à leurs sœurs restées anglicanes. Cette solution paraissait alors possible, l’Ordinariat étant prêt à accueillir des communautés religieuses tout en leur permettant de préserver certains aspects de leur vie commune. L’ensemble de la communauté accepta d’entrer dans une période de discernement spirituel accompagnée par des représentants de l’Église catholique et de l’Ordinariat. Au terme de ce cheminement, onze religieuses discernèrent un appel à entrer en pleine communion avec Rome et choisirent d’adopter la règle de saint Benoît, marquant ainsi une nouvelle étape dans leur vie monastique.

Une nouvelle vie catholique

La décision des religieuses de rejoindre Rome ne fit cependant pas l’unanimité. Leurs supérieures au sein de l’Église d’Angleterre refusèrent de soutenir leur démarche. Les sœurs qui souhaitaient devenir catholiques durent alors quitter leur communauté d’origine, trouver un nouveau lieu de vie et fonder une nouvelle communauté religieuse.

C’est finalement l’abbaye bénédictine Sainte-Cécile de Ryde, sur l’île de Wight, au sud de l'Angleterre, qui leur ouvrit ses portes. Douze cellules y étaient justement libres à la suite de l’annulation d’un projet d’accueil de religieuses paraguayennes. Entre-temps, les onze sœurs de la communauté Sainte-Marie-la-Vierge avaient été rejointes par une religieuse issue d’une autre communauté. “Douze cellules vides, douze sœurs ! », résuma plus tard Mère Winsome, qui y vit un signe providentiel.

Après quatre années de discernement et de cheminement souvent marquées par l’incompréhension et l’opposition d’une partie du monde anglican, les douze religieuses furent finalement reçues dans l’Église catholique le 1er janvier 2013. Mère Winsome évoque cette étape comme une profonde expérience spirituelle : "Il me semble que chacune de nous a reçu une grâce toute particulière, une grâce guérissante, afin que nous puissions éprouver une joie véritable en étant enfin reçues dans la pleine communion de l’Église catholique."

"Lors de l’élection du pape François Ier, nous n’étions pas de simples spectateurs ; on élisait NOTRE Pape, NOTRE Saint-Père. Nous faisons maintenant pleinement partie de l’Église."

Leur entrée dans l’Église catholique marqua la naissance de la  nouvelle communauté des Sœurs de la Bienheureuse Vierge Marie. Après leur conversion, les religieuses s’installèrent durablement à Aston Hall, dans le Staffordshire, un lieu marqué par l’histoire du catholicisme anglais et notamment lié à John Henry Newman. Elles constituent aujourd’hui la seule communauté monastique de l’Ordinariat personnel Notre-Dame-de-Walsingham.

Cette entrée dans l’Église catholique fut vécue par les sœurs comme l’aboutissement d’un long chemin spirituel. "Nous savons que nous sommes désormais en communion avec le Siège de Pierre, avec tous les saints que nous aimons. Lors de l’élection du pape François Ier, nous n’étions pas de simples spectateurs ; on élisait NOTRE Pape, NOTRE Saint-Père. Nous faisons maintenant pleinement partie de l’Église", confie Mère Winsome avec émotion.

Matthew Green - Laura Marchais - Aleteia






  


L'un des plus grand maître
de la spiritualité catholique

Un chapitre paraîtra chaque semaine

- textes choisis -


XIV - La perfection de la foi




Litanies de la Vierge Marie

 

À LIRE ...

 

     



  

Marie, la mission et l’Esprit Saint

La petite Marguerite, de Paris, se mourait de tuberculose pulmonaire, « Elle guérira ! promet Don Bosco à sa mère en larmes. Récitez chaque jour un Pater, Ave et Gloria, puis un Salve Regina pour que Notre-Dame Auxiliatrice vous exauce. Priez ainsi jusqu'au 15 août... »

« Dans deux mois et demi, mon Père ! se lamente la maman ; quand je pense que vous pourriez, tout simplement, prendre ma fille par la main et qu'elle serait guérie... » Don Bosco devient alors sévère : « Faites ce que je vous dis ! ... » ordonna-t-il.

La maladie continue son cours : les crachements de sang augmentent, la fièvre ne laisse aucune trêve ; l'enfant n'est plus qu'un squelette... Comme c'est dur de croire dans ces conditions ! Mais la maman tient bon : elle prie, elle espère.

Le 15 août, elle s'habille pour aller à la messe. Un cri l'appelle auprès de Marguerite : « Maman ! Maman ! Je suis guérie ! » Et de fait, la malade est rayonnante, ses joues sont rosées, son regard sans fièvre ! Elle s'habille immédiatement, part à la messe avec sa mère... Elle fut même si bien guérie, que son histoire finit comme les contes de fées de jadis : « Elle se maria, fut heureuse et eut beaucoup d'enfants... »

La Magnifique Aventure de M. Pélissier - p. 133


À méditer ...

Consolide-moi dans ton amour

Ô douceur et dilection, mon Dieu, ma miséricorde, ah, envoie maintenant des cieux ton Esprit Saint, et crée en moi un cœur nouveau et un esprit nouveau (Ez 18,31). Que ton onction m’enseigne sur toutes choses ; car je t’ai choisi entre mille (Ct 5,10), et je t’aime plus chèrement que tout autre amour, plus que l’amour de ma propre vie. Que la vertu de mon âme abonde de l’éclat et de la beauté de cette charité que tu convoites, car je te désire ardemment. Ah, fais-moi paraître en ta présence d’une façon digne de toi. Oui, me voici, je viens à toi que j’ai aimé, en qui j’ai cru, à qui j’ai donné mon cœur. (...)

Mon très aimé Jésus, je désire suivre avec toi la règle d’amour, grâce à laquelle je pourrai renouveler ma vie et la passer en toi. Oh, place ma vie sous la garde de ton Esprit Saint afin qu’en tout temps je sois trouvée très empressée à tes commandements. Rends ma conduite conforme à la tienne ; consolide-moi dans ton amour et dans la paix. Enferme-mes sens dans la lumière de ta charité, afin que toi seul tu m’enseignes, me diriges et me formes, au plus intime de mon cœur. Absorbe mon esprit dans ton esprit, si puissamment et si profondément que vraiment je sois tout entière ensevelie en toi, et que dans cette union avec toi je me quitte moi-même, et que nul, si ce n’est ton amour, ne connaisse ma sépulture en toi. Là, que l’amour m’enferme sous son sceau et m’enchaîne à toi par un lien indivisible. Amen.

Sainte Gertrude d'Helfta

L’espoir de la résurrection nous est donné dans le Christ

Pourquoi est-ce le Verbe de Dieu qui devait s’incarner, et non un autre ? L’Écriture nous en indique la raison par ces mots : « Il convenait que, voulant conduire à la gloire un grand nombre de fils, celui pour qui et par qui sont toutes choses rendît parfait par des souffrances le chef qui devait les guider vers leur salut » (He 2,10). Par là nous est signifié que relever les hommes de la ruine où ils étaient tombés n’appartenait à nul autre qu’au Verbe de Dieu qui les avait faits au commencement.

Par le sacrifice de son corps, il a mis fin à la loi qui pesait sur nous, et il a renouvelé pour nous le principe de vie en nous donnant l’espoir de la résurrection. Car si c’est par les hommes que la mort a dominé sur les hommes, en revanche, c’est par l’incarnation du Verbe de Dieu que la mort a été détruite et que la vie est ressuscitée, comme le dit l’Apôtre rempli du Christ : « C’est par un homme que la mort est venue ; c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. Tous meurent en Adam, ainsi tous revivront dans le Christ » (1 Co 15,21-22).

Ce n’est plus comme des condamnés que nous mourons ; mais, dans l’espoir de nous réveiller des morts, nous attendons l’universelle résurrection que Dieu nous montrera en son temps, lui qui en est l’auteur et qui nous en fait la grâce.

Saint Athanase

Le grand bonheur de recevoir Jésus-Christ !

Qui de nous, mes frères, aurait jamais pu comprendre que Jésus-Christ eût porté son amour envers ses créatures jusqu’à leur donner son Corps adorable et Son Sang précieux pour servir de nourriture à nos âmes, si ce n’était lui-même qui nous le dise ? Eh quoi ! Mes frères, une âme se nourrir de son Sauveur !... et cela autant de fois qu’elle le désire !... Ô abîme de bonté et d’amour d’un Dieu pour ses créatures !...

Saint Paul nous dit, mes frères, que le Sauveur, en se revêtant de notre chair, a caché sa divinité et a porté l’humiliation jusqu’à l’anéantissement. Mais, en instituant le sacrement adorable de l’Eucharistie, il a voilé jusqu’à son humanité, il n’a laissé paraître que les entrailles de sa miséricorde. Oh ! mes frères, voyez de quoi est capable l’amour d’un Dieu pour ses créatures !... Non, mes frères, de tous les sacrements, il n’y en a point qui puisse être comparé à celui de l’Eucharistie. (…)

Saint Jean nous dit que Jésus-Christ « ayant aimé les hommes jusqu’à la fin » (Jn 13,1), trouva le moyen de monter au ciel sans quitter la terre : il prit du pain entre ses mains saintes et vénérables, le bénit et le changea en son Corps ; il prit du vin et le changea en son Sang précieux, et donna à tous les prêtres, dans la personne de ses apôtres, le pouvoir de faire le même miracle, toutes les fois qu’il prononceraient les mêmes paroles ; afin que, par ce miracle d’amour, il pût rester avec nous, nous servir de nourriture, nous consoler et nous tenir en compagnie. (…)

Oh ! mes frères, quel bonheur pour un chrétien d’aspirer à un si grand honneur que de se nourrir du pain des anges !... Ah ! mes frères, si nous comprenions la grandeur du bonheur que nous avons de recevoir Jésus-Christ, ne travaillerions-nous pas continuellement à le mériter ?

Saint Jean-Marie Vianney




  

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT