"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

SAINT JEAN-MARIE VIANNEY

AOÛT 2019 -
PAX No. XLX

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

Psautier
monastique

Office des lectures
Juillet

OBLATS / OBLATES


 

 

   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Il n'est rien de plus précieux que le temps,
puisque c'est le prix de l'éternité.
Bourdaloue


Chant sacré de la messe de l'Assomption-Fontgombault

Pour la fête de l'Assomption

 


SUGGESTIONS de lecture...

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Grégorien - Asperges me

« Un seul baptême ; un seul Dieu et Père... »

 

 

Mes frères, nous vous exhortons très vivement à la charité : non seulement envers vous-mêmes, mais aussi envers ceux qui sont au dehors ; qu'ils soient encore païens, ne croyant pas encore au Christ, ou bien qu'ils soient séparés de nous, reconnaissant le même chef tout en étant retranchés du corps. Bon gré mal gré, ils sont nos frères. Ils cesseraient d'être nos frères s'ils cessaient de dire : Notre Père.

Le prophète a dit, de certains d'entre eux : À ceux qui vous disent :  « Vous n'êtes pas nos frères », répondez : « Vous êtes nos frères ». Cherchez de qui il pouvait dire cela ? Serait-ce des païens ? Non, car nous ne disons pas qu'ils sont nos frères, selon les Écritures et selon le langage de l'Église. Parlait-il des Juifs, qui n'ont pas cru au Christ ? Lisez saint Paul, et vous verrez que le mot « frères », quand l'Apôtre l'emploie tout court, ne peut s'entendre que des chrétiens. ~ Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Et toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Et dans un autre passage : Vous commettez l'injustice et la fraude, et cela contre des frères !

Les donatistes qui disent : « Vous n'êtes pas nos frères » nous traitent donc de païens. C'est pourquoi ils veulent nous rebaptiser, car ils affirment que nous n'avons pas ce qu'ils nous donnent. De là découle leur erreur, de nier que nous soyons leurs frères. Mais pourquoi le Prophète nous a-t-il dit : Vous leur répondrez : « Vous êtes nos frères », sinon parce que nous reconnaissons en eux le baptême que nous ne réitérons pas. Eux donc, en ne reconnaissant pas notre baptême, nient que nous soyons leurs frères ; nous, en ne le réitérant pas sur eux, mais en reconnaissant le nôtre, nous leur disons : « Vous êtes nos frères. »

Ils diront : « Que nous demandez-vous ? Que nous voulez vous ? » Répondons : Vous êtes nos frères. Ils diront « Laissez-nous tranquilles, nous n'avons rien à faire avec vous. » Mais nous, nous avons parfaitement à faire avec vous : nous confessons un seul Christ, nous devons être dans un seul corps, sous un seul chef. ~

Nous vous adjurons donc, mes frères ; par cette tendresse de charité nourrissante comme le lait, fortifiante comme le pain, par le Christ notre Seigneur, par sa douceur, nous vous adjurons ! (Il est temps, en effet, que nous leur prodiguions une grande charité, une abondante miséricorde, en implorant Dieu pour eux : qu'il leur donne un jour du sang-froid, pour qu'ils se reprennent et qu'ils voient que leurs attaques contre la vérité sont sans aucun fondement ; il ne leur reste que la maladie de leur animosité, qui est d'autant plus malsaine qu'elle s'imagine avoir plus de forces.) Nous vous adjurons, dis-je, pour ces malades, soi-disant sages, mais d'une sagesse naturelle et charnelle ; ils sont pourtant nos frères. Ils célèbrent les mêmes sacrements, et bien qu'ils ne les célèbrent pas avec vous, ce sont bien les mêmes ; ils répondent un même : Amen, et si ce n'est pas avec nous, c'est bien le même. Priez Dieu pour eux, du plus profond de votre charité.

C'est le Seigneur qui bâtit la maison

 

 

Salomon avait bâti un temple au Seigneur, image et préfiguration de la future Église et du corps du Seigneur. C'est pourquoi celui-ci dit dans l'Évangile : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. C'est donc parce que le premier Salomon avait bâti ce temple-là que le véritable Salomon s'est bâti un temple. Je parle de notre Seigneur Jésus Christ, le vrai pacifique. Car le nom de Salomon se traduit par « pacifique » et le véritable pacifique est celui dont l'Apôtre dit : Il est lui-même notre paix, lui qui de deux peuples en a fait un seul. Il est le véritable pacifique, lui qui a réuni en lui deux murs venant de côtés opposés, pour lesquels il est devenu pierre d'angle : pour le peuple des croyants venant de la circoncision, et pour le peuple venant de la non-circoncision des païens, lui aussi formé de croyants. De ces deux peuples il a fait une seule Église, il est devenu pour eux pierre d'angle, et c'est pourquoi il est vraiment pacifique.

Parce que l'authentique Salomon, le fils de David et de Bethsabée, le roi d'Israël, préfigurait ce vrai pacifique lorsqu'il bâtissait le temple, ne t'imagine pas que c'est Salomon qui a bâti pour Dieu une maison, et que l'Écriture te désigne un autre Salomon quand elle commence ainsi un psaume : Si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain qu'ils travaillent, ceux qui la bâtissent. C'est donc le Seigneur qui bâtit la maison, c'est le Seigneur Jésus qui bâtit sa maison. Beaucoup travaillent à bâtir ; mais si ce n'est pas lui qui bâtit, c'est en vain qu'ils travaillent, ceux qui la bâtissent.

Quels sont ces bâtisseurs qui travaillent ? Tous ceux qui prêchent dans l'Église la parole de Dieu, les ministres des sacrements de Dieu. Tous nous nous démenons, tous nous travaillons, tous nous bâtissons maintenant ; et avant nous d'autres se sont démenés, ont travaillé, ont bâti. Mais si le Seigneur ne bâtit la maison, c'est en vain qu'ils travaillent, ceux qui la bâtissent. C'est pourquoi les Apôtres en ont vu quelques-uns s'écrouler et Paul dit précisément : Vous observez religieusement les jours, les mois, les saisons, les années ! Vous me faites craindre d'avoir travaillé pour tous en pure perte ! Parce qu'il savait que la construction intérieure était l'œuvre du Seigneur. Paul plaignait ceux pour qui lui-même avait travaillé pour rien. Donc, si c'est nous qui parlons au-dehors, c'est lui qui construit au-dedans. Nous remarquons comment vous écoutez ; mais ce que vous pensez, celui-là seul le connaît, qui voit vos pensées. C'est lui qui bâtit, lui qui avertit, lui qui effraie, lui qui ouvre l'intelligence, lui qui conduit jusqu'à la foi votre connaissance ; pourtant, nous travaillons et nous sommes comme des ouvriers.


Celui qui est rempli du Saint-Esprit parle diverses langues. Ces diverses langues sont les divers témoignages rendus au Christ, comme l'humilité, la pauvreté, la patience et l'obéissance. Nous les parlons quand, en les pratiquant nous-mêmes, nous les montrons aux autres. La parole est vivante, lorsque ce sont les actions qui parlent. Je vous en prie, que les paroles se taisent, et que les actions parlent. Nous sommes pleins de paroles mais vides d'actions ; à cause de cela, le Seigneur nous maudit, lui qui a maudit le figuier où il n'a pas trouvé de fruits mais seulement des feuilles. « La loi, dit saint Grégoire, a été présentée au prédicateur pour qu'il pratique ce qu'il prêche. » Il perd son temps à répandre la connaissance de la loi, celui qui détruit son enseignement par ses actions.

Mais les Apôtres parlaient selon le don de l'Esprit. Heureux celui qui parle selon le don de l'Esprit, et non selon son propre sentiment. Car il y en a qui parlent selon leur propre esprit, dérobent les paroles d'autrui, les proposent comme si elles étaient à eux et se les attribuent. C'est de ces gens-là et de leurs pareils que le Seigneur dit en Jérémie : Je vais m'en prendre aux prophètes — parole du Seigneur — qui se dérobent mutuellement mes paroles. Je vais m'en prendre aux prophètes — parole du Seigneur — qui mettent leur langue en mouvement pour dire : Parole du Seigneur. Je vais m'en prendre aux prophètes qui ont des songes fallacieux — parole du Seigneur —, qui les racontent et qui égarent mon peuple par leurs mensonges et leurs prodiges. Moi, je ne les ai ni envoyés, ni chargés de mes ordres, et ils ne sont d'aucune utilité à ce peuple, parole du Seigneur.

Parlons donc selon ce que l'Esprit Saint nous donnera de dire. Demandons-lui humblement et pieusement de répandre en vous sa grâce, pour que nous atteignions le chiffre de la Pentecôte (cinquante) en multipliant la connaissance naturelle des cinq sens par l'observation des Dix Commandements ; pour que nous soyons remplis d'un violent esprit de contrition, que nous soyons embrasés par les langues de feu de la profession de notre foi ; pour qu'enfin, ainsi embrasés et illuminés, nous puissions, dans les splendeurs des saints, voir le Dieu unique en trois Personnes.

L'envoi de l'Esprit

 

Quand le Seigneur donna à ses disciples le pouvoir de régénérer les hommes en Dieu, il leur dit : Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

C'est cet Esprit dont il a promis par les prophètes l'effusion dans les temps derniers, sur les serviteurs et les servantes, afin qu'ils prophétisent. Voilà pourquoi l'Esprit est descendu dans le Fils de Dieu, devenu le fils de l'homme, pour s'habituer avec lui à habiter le genre humain, à reposer parmi les hommes, à habiter l'œuvre de Dieu, pour opérer en ces hommes la volonté du Père, et les renouveler de leur désuétude dans la nouveauté du Christ.

C'est l'Esprit, au dire de Luc, qui est descendu après l'Ascension du Seigneur sur les Apôtres à la Pentecôte, et qui a pouvoir sur tous les peuples pour les introduire à la vie et leur ouvrir la nouvelle Alliance.

C'est pourquoi, s'unissant à toutes les langues, ils chantaient une hymne à Dieu. L'Esprit ramenait à l'unité toutes les races éloignées, et offrait au Père les prémices de tous les peuples.

Voilà pourquoi aussi le Seigneur a promis de nous envoyer le Paraclet, qui nous adapte à Dieu. En effet la farine sèche ne peut sans eau devenir une seule pâte, pas davantage nous tous, ne pouvions devenir un en Jésus Christ sans l'eau qui vient du ciel. La terre aride, si elle ne reçoit pas d'eau, ne fructifie pas ; ainsi nous-mêmes, qui d'abord étions du bois sec, nous n'aurions jamais porté le fruit de la vie, sans l'eau librement donnée d'en haut. Ainsi nos corps ont reçu par l'eau du baptême l'unité qui les rend incorruptibles ; nos âmes l'ont reçue de l'Esprit. ~

L'Esprit de Dieu descendit sur le Seigneur, Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de science et de piété, Esprit de crainte de Dieu. À son tour le Seigneur l'a donné à l'Église, en envoyant des cieux le Paraclet sur toute la terre, là où le diable fut abattu comme la foudre, dit le Seigneur.

Ainsi cette rosée de Dieu nous est bien nécessaire pour n'être point consumés ni rendus stériles, et pour que là où nous avons l'accusateur, là nous ayons le Défenseur : car le Seigneur a confié à l'Esprit Saint l'homme qui est sien, cet homme qui était tombé aux mains des brigands. Il en a eu pitié et a pansé ses blessures, lui donnant deux pièces à l'effigie du Roi, pour qu'ayant reçu par l'Esprit l'image et le sceau du Père et du Fils, nous fassions fructifier la pièce qu'il nous a confiée, et la rendions multipliée au Seigneur.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

De grâce, ô Jésus, Époux tout en fleurs, comme la mort sépare l’âme du corps, que ton amour emporte mon cœur en toi, afin que je demeure attachée à toi par un lien indissoluble.

 

 

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