"Ne rien préférer à l’amour du Christ"
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MÉDITATION
de la semaine avec ...

Saint Bernard
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Novembre 2018 -
PAX No. XLI

Devenir Oblat

Moniales bénédictines

Avec Dom Prosper Guéranger...

Saint Suaire de Turin

Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche
Oblate bénédictine
1916-1989

Chant grégorien

OBLATS / OBLATES


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OBLATS / OBLATES

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   « Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton cœur. Reçois volontiers l’enseignement d’un si bon père et mets-le en pratique, afin de retourner par l’exercice de l’obéissance à celui dont t’avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. C’est à toi donc maintenant que s’adresse ma parole, à toi, qui que tu sois, qui renonces à tes volontés propres et prends les fortes et nobles armes de l’obéissance, afin de combattre pour le Seigneur Christ, notre véritable Roi. »

Prologue de la Règle de Saint Benoît

LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT

Pensée de la semaine
Si Dieu te semble très loin... devine qui s’est éloigné ?
Auteur inconnu


SUGGESTIONS DE LECTURE ...
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  Ave mundi spes Maria

       Moines du monastère bénédictin de Silos




 

Ave mundi spes Maria, ave mitis, ave pia, ave plena gratia.

Ave virgo singularis, quae per rubum designaris non passus incendia.
Ave rosa speciosa, ave Jesse virgula:
Cujus fructus nostri luctus relaxavit vincula.

Ave cujus viscera contra mortis foedera ediderunt filium.
Ave carens simili, mundo diu flebili reparasti gaudium.
Ave virginum lucerna, per quam fulsit lux superna his quos umbra tenuit.
Ave virgo de qua nasci, et de cujus lacte pasci res caelorum voluit.

Ave gemma coeli luminarium.
Ave Sancti Spiritus sacrarium.

Oh, quam mirabilis, et quam laudabilis haec est virginitas!
In qua per spiritum facta paraclitum fulsit foecunditas.

Oh, quam sancta, quam serena, quam benigna, quam amoena esse virgo creditur!
Per quam servitus finitur, posta coeli aperitur, et libertas redditur.
Oh, castitatis lilium, tuum precare filium, qui salus est humilium:
Ne nos pro nostro vitio, in flebili judicio subjiciat supplicio.

Sed nos tua sancta prece mundans a peccati faece collocet in lucis domo.
Amen dicat omnis homo.

DE LA CITÉ DE DIEU DE SAINT AUGUSTIN
Le vrai sacrifice

 


 

Le vrai sacrifice, c'est toute action que nous accomplissons pour nous unir à Dieu en une société sainte ; c'est-à-dire toute action rapportée à cette fin, à ce bien par lequel nous pouvons être vraiment bienheureux. Il en résulte que la miséricorde elle-même, par laquelle on vient au secours de l'homme, si elle n'est pas accomplie pour Dieu, n'est pas un sacrifice. Car bien qu'il soit réalisé ou offert par l'homme, le sacrifice est une réalité divine, ce qui est le nom par lequel les anciens Latins le désignaient parfois. Par conséquent l'homme lui-même, consacré par le nom de Dieu et voué à Dieu, en tant qu'il meurt au monde et vit pour Dieu, l'homme lui-même est un sacrifice. Car cela aussi appartient à cette miséricorde qu'on se fait à soi-même. C'est pourquoi il est écrit : Fais miséricorde à ton âme en plaisant à Dieu. ~

Donc les œuvres de miséricorde, soit envers nous-même, soit envers le prochain, que nous rapportons à Dieu, sont de vrais sacrifices. Elles ne doivent donc pas être accomplies pour autre chose que nous libérer de la misère et par là nous rendre vraiment heureux. Car cela ne se réalise évidemment que par ce bonheur dont il est écrit : Mon bonheur, c'est d'être uni à Dieu. Il en résulte évidemment que toute la cité rachetée elle-même, c'est-à-dire le rassemblement et la société des saints, est offerte à Dieu comme un sacrifice universel par le grand prêtre qui s'est lui-même offert pour nous dans la Passion, afin que nous soyons le corps d'un tel chef, sous sa forme de serviteur. C'est elle, en effet, c'est son humanité qu'il a offerte, car c'est selon celle-ci qu'il est médiateur, qu'il est prêtre, qu'il est sacrifice.

C'est pourquoi l'Apôtre nous a d'abord exhortés à présenter nos propres corps en sacrifice saint, vivant, agréable à Dieu, en culte spirituel ; à ne pas nous conformer à ce monde, mais à nous réformer par le renouvellement de notre esprit ; et cela afin de savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait. C'est ainsi que nous-mêmes constituons tout le sacrifice. Et alors il ajoute : Au nom de la grâce qui m'a été donnée, je le dis à chacun d'entre vous : n'ayez pas de prétentions au-delà de ce qui est raisonnable, soyez raisonnables pour n'être pas prétentieux, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée en partage. En effet, comme nous avons plusieurs membres en un seul corps, que ces membres n'ont pas tous la même fonction, ainsi à plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, étant tous membres les uns des autres, chacun pour sa part. Et nous avons des dons qui diffèrent selon la grâce qui nous est accordée.

Voilà le sacrifice des chrétiens : à plusieurs nous sommes un seul corps dans le Christ. C'est ce que l'Église célèbre dans le sacrement de l'autel, bien commun des fidèles, où il lui est montré que dans cette réalité qu'elle offre, c'est elle-même qui est offerte.

HOMÉLIE DE S. AMBROISE 

POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE SON FRÈRE

 

Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire : Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Qu'est-ce que le Christ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort. En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. ~ Mais quel est le remède ? Qui me délivrera de ce corps de mort ? — La grâce de Dieu, par Jésus Christ, notre Seigneur.

Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps de mort, c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps ; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.

Qu'ajouter à cela? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.

Que dire encore de cette mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que la mort seule a recherché l'immortalité et que la mort s'est rachetée elle-même ? II ne faut pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée et n'a pas voulu fuir. ~

La mort n'était pas naturelle, mais elle l'est devenue ; car, au commencement, Dieu n'a pas créé la mort : il nous l'a donnée comme un remède. ~ L'homme, condamné pour sa désobéissance à un travail continuel et à une désolation insupportable, menait une vie devenue misérable. Il fallait mettre fin à ses malheurs, pour que la mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L'immortalité serait un fardeau plutôt qu'un profit, sans le souffle de la grâce. ~

L'âme a donc le pouvoir de quitter le labyrinthe de cette vie et la fange de ce corps, et de tendre vers l'assemblée du ciel, bien qu'il soit réservé aux saints d'y parvenir ; elle peut chanter la louange de Dieu dont le texte prophétique nous apprend qu'elle est chantée par des musiciens : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres. Seigneur, Dieu tout-puissant: justes et véritables sont tes chemins. Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint. Toutes les nations viendront se prosterner devant toi. Et l'âme peut voir tes noces, Jésus, où ton épouse est conduite de la terre jusqu'aux cieux, sous les acclamations joyeuses de tous — car vers toi vient toute chair — ton épouse qui n'est plus exposée aux dangers du monde, mais unie à ton Esprit. ~

C'est ce que le saint roi David a souhaité, plus que toute autre chose, pour lui-même, c'est ce qu'il a voulu voir et contempler : La seule chose que je demande au Seigneur, la seule que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, et de découvrir la douceur du Seigneur.

COMMONITORIUM DE SAINT VINCENT DE LÉRINS

Progrès ou changement dans la foi ?

 

Ne peut-il y avoir, dans l'Église du Christ, aucun progrès de la religion ? Si, assurément, et un très grand. Car qui serait assez jaloux des hommes et ennemi de Dieu pour essayer d'empêcher ce progrès ? À condition du moins qu’il s'agisse d'un véritable progrès dans la foi, et non d'un changement. Car il y a progrès, si une réalité s'amplifie en demeurant elle-même ; mais il y a changement si elle se transforme en une autre réalité. Il faut donc qu'en chacun et en tous, en chaque homme aussi bien qu'en l'Église entière au cours des âges et des générations, l'intelligence, la science et la sagesse croissent et progressent fortement, mais selon leur genre propre, c'est-à-dire dans le même sens, selon les mêmes dogmes et la même pensée.

Que la religion imite donc la croissance des corps dont les éléments évoluent et se développent au rythme des années, mais demeurent eux-mêmes. Il y a grande différence entre la fleur de l'enfance et la maturité de la vieillesse, et pourtant ceux qui maintenant deviennent des vieillards sont bien les mêmes que les adolescents qu'ils furent autrefois. La stature et les manières d'un homme peuvent changer, mais sa nature demeure identique, ainsi que sa personne. Les membres des nouveau-nés sont tout petits, ceux des jeunes gens ont grandi, et pourtant ce sont les mêmes. Les petits enfants possèdent autant de membres que les adultes, et si certains apparaissent seulement à l'âge mûr, l'embryon ne les contenait pas moins en puissance ; si bien que rien de nouveau ne se manifeste chez le vieillard qui n'ait d'abord été en germe chez l'enfant. Il n'y a donc aucun doute : la règle de tout progrès légitime et la norme précise de toute croissance harmonieuse, c'est que le nombre des années révèle chez les plus grands la forme des membres que la sagesse du Créateur avait ébauchée lorsqu'ils étaient enfants. Et s'il arrivait qu'un être humain prît quelque apparence étrangère à son espèce, soit que le nombre de ses membres augmente, soit qu'il s'amenuise, tout le corps périrait nécessairement, et serait en tout cas gravement débilité. Il en va de même pour les dogmes de la religion chrétienne: la loi de leur progrès veut qu'ils se consolident au cours des ans, se développent avec le temps et grandissent au long des âges. ~

Nos ancêtres ont jadis ensemencé le champ de l'Église avec le blé de la foi. Il serait injuste et inconvenant pour nous, leurs descendants, de récolter l'ivraie de l'erreur au lieu du froment de la vérité. Au contraire, il est normal et il convient que la fin ne renie pas l'origine, et qu'au moment où le blé de la doctrine a levé, nous moissonnions l'épi du dogme. Ainsi, lorsque le grain des semailles a poussé avec le temps et se réjouit maintenant de mûrir rien cependant ne change des caractères propres du germe.


    VOUS aurez des tribulations en ce monde, disait Jésus aux siens; vous aurez des contradictions à subir en vous-mêmes, des tentations à supporter de la part du prince de ce monde, des contrariétés qui surgiront des événements. Mais, ajoutait-il, « que votre coeur ne se trouble pas; ayez confiance en Dieu et en moi », qui suis Dieu également et qui « demeure avec vous jusqu’à la fin des siècles »; « votre affliction se changera un jour en joie (1) ». L’heure sonnera, en effet, où « je viendrai vous chercher moi-même afin de vous donner place avec moi, où je suis dans le royaume de mon Père » Accipiam vos ad meipsum ut ubi sum ego et vos sitis.
Ô promesse divine, donnée par la Parole incréée, par la Vérité infaillible; promesse pleine de douceur: « Je viendrai moi-même!... » Nous serons au Christ, et par lui au Père, dans le sein de la béatitude. « En ce jour, dit Jésus, vous connaîtrez » — non plus in umbra fidei, « dans les ombres de la foi », mais dans « la pleine clarté de la lumière éternelle », in lumine gloriae — « que je suis dans le Père et vous en moi et moi en vous »; vous verrez «ma gloire de Fils unique», et cette vision bienheureuse sera pour vous la source toujours vive d›une joie inamissible.

Le Christ dans ses mystères, p. 60.

Courage donc! « Voyez, disait saint Paul en faisant allusion aux jeux publics qui avaient lieu de son temps, voyez à quel régime sévère se soumettent ceux qui veulent prendre part aux courses dans l’arène pour remporter le prix. Et quel prix? Une couronne d’un jour. Tandis que nous, c’est pour une couronne impérissable que nous nous imposons le renoncement, — et cette couronne, c’est de participer pour toujours à la gloire et à la béatitude de notre chef. »

Le Christ, vie de l’âme, p. 257.

(1) Cfr Évangile de la messe.


LA RÈGLE DE SAINT-BENOÎT


À la suite de Sainte-Gertrude...

Mon Seigneur Jésus-Christ, mon doux amour, qui est comme toi, comme toi qui es très haut et infini, et qui regardes les choses les plus basses?

 

 

Benedictine
Oblates

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What is a Benedictine oblate?

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The life and Révélation
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The life of
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The Life of Our Most
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