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PSAUTIER MONASTIQUE
ennemis d'Israël : le Psalmiste demanderait à Dieu leur
délivrance et leur rétablissement sur le trône de leurs pères.
132 Concorde entre les frères — Ce cantique célèbre les
charmes de l’union fraternelle. Comme tous les Psaumes
graduels, il est probablement postérieur à l’exil; le nom de
David inscrit dans le titre signifierait seulement qu’il a été
composé à l’imitation des Psaumes qui ont ce roi pour auteur. Il
convenait parfaitement aux grands pèlerinages qui réunissaient
plusieurs fois chaque année à Jérusalem de nombreux Israélites
de toutes les contrées de la Palestine.
Dans le sens spirituel, le Psaume chante l’union des enfants
de l’Église de la terre, et surtout celles des enfants de l’Église
du ciel.
133 Invitation aux Lévites à louer Dieu (durant la nuit) — Le
peuple invite les prêtres et les lévites à louer Dieu nuit et jour ;
ceux-ci répondent au peuple en le bénissant au nom du
Seigneur. Ce Psaume étant le dernier des Cantiques des degrés,
on peut le considérer comme un dialogue entre les pèlerins qui
vont quitter la ville sainte, et les ministres du culte qui y font
leur séjour habituel.
134 Louange et action de grâces — Destiné à un usage
liturgique et postérieur à la captivité, ce Psaume est composé de
fragments ou de réminiscences d'ouvrages antérieurs. L'auteur
invite à louer le Seigneur, Dieu d'Israël (vers, 1-4), à cause de
ses oeuvres dans la nature (5-7), de ses bienfaits envers son
peuple (8-12), de sa bonté et de sa prééminence sur les idoles
(13-18) ; conclusion : que tout Israël bénisse le Seigneur (19-
21) !
135 Louange à Dieu ( Créateur et protecteur de l'Église) —
Ce Psaume, comme le précédent, est une exhortation à louer le
Seigneur, avec un refrain répété à chaque verset. Un ou des
lévites en chantaient sans doute la première partie, et le peuple
répondait par le refrain, comme dans nos litanies. Les motifs
invoqués sont les bienfaits généraux de Dieu dans la nature
(vers. 4-9) et les bienfaits particuliers envers son peuple (10-
25) ; les vers. 1-3 forment l'exorde ou début du cantique, et le
vers. 26 en est la conclusion.
136 Chant d'exil — Ce Psaume se rapporte au temps le plus
voisin du retour de l'exil, soit avant, soit après ce retour. C'est
un des chefs-d’œuvre de la poésie lyrique des Hébreux. La
tristesse du début, l'émotion touchante des strophes qui suivent,
et l'indignation qui éclate à la fin en imprécations terribles,
forment une gradation du plus grand effet. — Tout entiers aux
souvenirs de Sion (vers. 1), les Israélites refusent de chanter les
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