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PSAUTIER MONASTIQUE
Dans le sens spirituel, cette famille, c'est l'Église, dont notre
Seigneur est l'époux ; elle lui donne d'innombrables enfants,
qu'il invite à s'asseoir à sa table.
128 Action de grâces au retour de l'exil — Israël remercie le
Seigneur de l'avoir fait triompher de tous ses ennemis, et
prédit la ruine totale de ces derniers. Ce cantique appartient,
comme les précédents, à l'époque qui suivit le retour de la
captivité.
129 Un Israélite exilé demande à Dieu le pardon de ses
fautes et la délivrance (Psaume des âmes du purgatoire) —
Malheureux et repentant, le Psalmiste attend du Seigneur sa
délivrance et celle de sa nation. La vivacité de sentiment qui
anime ce Psaume fait penser au temps de la captivité ; il
conviendrait aussi à l'époque du retour, par exemple à la
circonstance relatée en I Esdr. 9, 5 sv. C'est le sixième des
pénitentiaux.
La délivrance d'Israël étant la figure de la rédemption du
genre humain, l'Église a inséré ce Psaume dans l'office de Noël
(aux Vêpres), c'est-à-dire du jour où naquit le Sauveur du
monde. Elle le récite aussi pour obtenir la délivrance des âmes
de ses enfants détenues dans le Purgatoire.
130 Humilité et abandon à Dieu — Pieux sentiments
d'humilité, de simplicité l'abandon à la Providence.
Ce Psaume paraît être un fragment d'un cantique plus ancien,
composé par David (voy. II Rois, 6, 22), et auquel on aurait
ajouté plus tard le vers. 3, pour l'adapter au service religieux du
second temple.
131 Prière pour la maison de David — Ce Psaume se divise
en deux parties : dans la première (vers. 1-10), l'auteur rappelle
ce que David a fait pour la maison du Seigneur (1-5), et raconte
la translation de l'arche sur le mont Sion (6-10) ; dans la
seconde (vers. 11-18), il rappelle les promesses que le Seigneur
a faites à David et à sa race (11-13), ainsi que les bénédictions
promises à Israël (14-18).
Ce cantique paraît avoir été composé par Salomon ou
quelqu'un de ses contemporains, à l'occasion de la consécration
du temple (vers. 8-10 comparés à II Par. 6, 41 sv.). Plusieurs
interprètes le rapportent néanmoins à une époque postérieure,
alors que la dynastie de David était profondément humiliée, et
que Dieu semblait avoir oublié les promesses faites à ce roi et à
sa descendance. À cette dernière idée répondraient assez bien
les règnes de Joachaz et de Joakim, tous deux prisonniers des
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