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PSAUTIER MONASTIQUE


          destinées de l'âme après la mort n'ont plus guère de secret pour
          nous. Nous savons que la vie présente n'est qu'un passage et
          qu'une épreuve, et qu'une courte et légère tribulation,
          chrétiennement supportée, nous vaudra un poids immense de
          gloire. Le grand problème de la prospérité des impies opposée
          à la souffrance des justes est donc résolu : la vie éternelle
          réparera surabondamment cette injustice d'un jour.
             Quoique ce Psaume ait en vue spécialement les justes de
          l'ancienne loi, ceux de la loi nouvelle, les chrétiens, peuvent y
          trouver aussi de douces consolations pourvu qu'ils étendent à la
          vie future ce qui est dit ici de la vie présente.
             37 Prière pour demander le pardon des péchés — David
          composa ce Psaume quelque temps après son adultère avec
          Bethsabée, probablement dans les commencements de la
          révolte d’Absalon. Le prophète Nathan lui avait apporté de la
          part de Dieu le pardon de son péché ; mais, si la faute était
          remise, il devait l'expier par de dures épreuves : mort du
          premier-né de Bethsabée, attaque des ennemis du dehors,
          crimes et révoltes dans sa propre famille, abandon et hostilité de
          ses amis. — Il commence par peindre, sous la figure de
          souffrances corporelles, l’état de tristesse et d'accablement où
          l'ont réduit ces épreuves successives, et où il voit clairement la
          main de Dieu qui le frappe (vers. 2-9) ; il se plaint de l'abandon
          et même de l'hostilité que lui témoignent ses amis (10-15) ;
          enfin il invoque le Seigneur qui seul peut le secourir (16-23). Ce
          Psaume est le troisième des pénitentiaux : les sentiments qu'il
          exprime conviennent à tous les pécheurs repentants. Au sens
          spirituel, S. Augustin l'applique à Jésus-Christ souffrant, non
          pour ses fautes, mais pour l'expiation des péchés des hommes.
             38 Misère et brièveté de la vie présente — Ce Psaume est
          empreint de la plus touchante tristesse. On le rapporte avec une
          grande vraisemblance aux dernières années de David, à
          l'époque de la révolte d’Absalon. Après avoir longtemps retenu
          l'expression de sa douleur (vers. 2-4), le Psalmiste l'exhale enfin
          dans une plainte amère, mais soumise et résignée, sur les
          misères de la vie rapprochées de sa brièveté et de la faiblesse de
          l'homme (5-7). Puis, reprenant confiance, il conjure le Seigneur
          de l'épargner et de lui ménager quelque répit avant de mourir (8-
          14).
             39 Demande de secours — Ce petit Psaume n'est que la
          reproduction à peu près littérale de la dernière partie du psaume
          39, dont on l'a détaché pour un usage liturgique.
             40   Plainte  et   prière  (Dieu   fait  miséricorde  aux
          miséricordieux) — À l’homme qui pratique la miséricorde,

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