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PSAUTIER MONASTIQUE
69 Demande de secours — Ce petit Psaume n'est que la
reproduction à peu près littérale de la dernière partie du psaume
39, dont on l'a détaché pour un usage liturgique.
70 Prière pour la délivrance — Ce cantique se compose en
grande partie de passages empruntés aux Psaumes précédents,
et probablement d'un Psaume spécial que David aurait écrit
pendant la révolte d'Absalon, alors qu'il était déjà avancé en
âge. Jérémie, ou l'un des Israélites emmenés en captivité à la
première invasion de Nabuchodonosor, paraît l'avoir rédigé
pour être l'expression des plaintes et des espérances des exilés.
L'auteur rappelle à Dieu le secours et la protection qu'il a reçus
de lui dès son enfance (vers. 1-8) ; il le conjure de ne pas
l'abandonner dans sa vieillesse au milieu des nombreux
ennemis qui en veulent à sa vie (9-18) ; il promet en
reconnaissance d'offrir à Dieu des cantiques de louange et
d'actions de grâces (19-24).
71 Prière du roi Salomon, figure de Jésus-Christ — Ce
cantique, composé par Salomon dans les premières années de
son avènement au trône, est une prière dans laquelle le jeune roi
demande à Dieu de bénir son règne, et exprime ses loyales et
pieuses aspirations. Mais son langage et ses espérances
dépassent de beaucoup la sphère d'un petit souverain de
Jérusalem. Tout en ayant premièrement en vue son propre
gouvernement, il aperçoit dans un lointain avenir, à la lumière
de l’Esprit Saint, un autre Roi dont la domination s’étendra sur
le monde entier, et dont le règne sera éternel ; un Roi qui
délivrera tous les opprimés et fera fleurir la justice, la paix et le
bonheur. Ce Roi n'est autre que le Messie, le Fils de Dieu fait
homme, auquel son Père a donné les nations pour héritage (Ps.
2, 8), et dont le pacifique Salomon n'était que la figure.
72 La Providence justifiée — Le Psalmiste expose qu'il a été
ébranlé dans sa foi en la Providence en voyant l'insolente
prospérité des méchants (vers. 1-9), qui est un scandale pour le
peuple fidèle (10-15). Pour se raffermir, il pénètre par la
méditation et la prière dans les secrets de Dieu, et il découvre
que cette prospérité est passagère (16-20), que l'homme qui
s'éloigne de Dieu va à sa perte, et que près de Dieu seul on
trouve le bonheur (21-28). Ce sujet, on le voit, est le même que
celui des Psaumes 36 et 48, et de tout le livre de Job. Mais ici
l'auteur répond à la difficulté d'une manière plus victorieuse ; il
aperçoit plus clairement qu'il faut en chercher la solution dans
les justices futures de la Providence, et il aboutit, non pas
seulement à une humble et respectueuse résignation, mais à un
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