Page 278 - demo
P. 278
PSAUTIER MONASTIQUE
II Par. 12, 2-9). Témoins des calamités du royaume de David et
de Salomon, l'auteur commence par rappeler brièvement les
promesses faites à David (vers. 2-5) par un Dieu tout puissant
(6-15), capable d'assurer le bonheur de son peuple (16-19) ;
puis il donne le texte même de ces promesses (20-38) ; enfin il
demande à Dieu un prompt secours (39-52). Le dernier verset
est une doxologie ou louange à Dieu, ajoutée comme
conclusion à la fin du troisième livre des Psaumes.
La prophétie qui remplit la deuxième partie du Psaume se
rapporte en définitive au Messie, dans lequel seul elle a été
pleinement réalisée. La race de David a été dépouillée de tout,
sauf de l'honneur du Messie au monde : c'est là la grande
miséricorde qui lui sera certainement accordée, le grand objet
de la vérité ou fidélité de Dieu dans ses promesses (Eccli. 47,
24 ; Luc, 1, 72 sv.).
89 Brièveté et misère de la vie (Dieu et l'homme) — Moïse,
l'auteur de ce Psaume, le composa à l’occasion de l'arrêt de mort
porté, en punition de leurs révoltes, contre les Israélites âgés de
plus de 20 ans ; tous, à l’exception de Josué et de Caleb,
devaient mourir et moururent en effet dans le désert, sans avoir
vu le pays de Chanaan. Il trace d’abord en traits grandioses le
contraste qui existe entre l'éternité de Dieu et la brièveté de la
vie humaine (vers. 1-6) ; il décrit ensuite, dans un tableau
empreint d'une profonde mélancolie, les misères de l'homme,
causées par le péché, qui attire la colère du ciel (7-12) ; enfin il
adresse à Dieu une prière confiante en faveur de son peuple (13-
17).
On a justement comparé ce cantique à la colonne de feu et de
nuée qui guidait les Israélites dans leur marche à travers le
désert ; il est tour à tour sombre et brillant : sombre quand il
regarde avec tristesse du côté de l'homme ; brillant quand il se
tourne plein d'espoir et de confiance du côté de Dieu.
90 Bonheur de celui qui se confie en Dieu (Si Dieu est pour
nous qui sera contre nous) - Ce beau Psaume est le
développement de cette pensée que S. Paul exprime en deux
mots: « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? » Rom. 8,
31. Dans la Vulgate, il a un titre qui l'attribue à David ; mais
comme ce titre manque dans l'hébreu, cette attribution n'est pas
certaine. L'Église l'a inséré dans l'office de Complies, qui
précède le repos du soir. S. Bernard nous en a laissé un éloquent
commentaire dans les sept homélies qu'il lui a consacrées.
Le refrain du vers. 9 marque nettement la division en deux
parties.
278

