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PSAUTIER MONASTIQUE


          II Par. 12, 2-9). Témoins des calamités du royaume de David et
          de Salomon, l'auteur commence par rappeler brièvement les
          promesses faites à David (vers. 2-5) par un Dieu tout puissant
          (6-15), capable d'assurer le bonheur de son peuple (16-19) ;
          puis il donne le texte même de ces promesses (20-38) ; enfin il
          demande à Dieu un prompt secours (39-52). Le dernier verset
          est une doxologie ou louange à Dieu, ajoutée comme
          conclusion à la fin du troisième livre des Psaumes.
             La prophétie qui remplit la deuxième partie du Psaume se
          rapporte en définitive au Messie, dans lequel seul elle a été
          pleinement réalisée. La race de David a été dépouillée de tout,
          sauf de l'honneur du Messie au monde : c'est là la grande
          miséricorde qui lui sera certainement accordée, le grand objet
          de la vérité ou fidélité de Dieu dans ses promesses (Eccli. 47,
          24 ; Luc, 1, 72 sv.).
             89 Brièveté et misère de la vie (Dieu et l'homme) — Moïse,
          l'auteur de ce Psaume, le composa à l’occasion de l'arrêt de mort
          porté, en punition de leurs révoltes, contre les Israélites âgés de
          plus de 20 ans ; tous, à l’exception de Josué et de Caleb,
          devaient mourir et moururent en effet dans le désert, sans avoir
          vu le pays de Chanaan. Il trace d’abord en traits grandioses le
          contraste qui existe entre l'éternité de Dieu et la brièveté de la
          vie humaine (vers. 1-6) ; il décrit ensuite, dans un tableau
          empreint d'une profonde mélancolie, les misères de l'homme,
          causées par le péché, qui attire la colère du ciel (7-12) ; enfin il
          adresse à Dieu une prière confiante en faveur de son peuple (13-
          17).
             On a justement comparé ce cantique à la colonne de feu et de
          nuée qui guidait les Israélites dans leur marche à travers le
          désert ; il est tour à tour sombre et brillant : sombre quand il
          regarde avec tristesse du côté de l'homme ; brillant quand il se
          tourne plein d'espoir et de confiance du côté de Dieu.
             90 Bonheur de celui qui se confie en Dieu (Si Dieu est pour
          nous qui sera contre nous) - Ce beau Psaume est le
          développement de cette pensée que S. Paul exprime en deux
          mots: « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? » Rom. 8,
          31. Dans la Vulgate, il a un titre qui l'attribue à David ; mais
          comme ce titre manque dans l'hébreu, cette attribution n'est pas
          certaine. L'Église l'a inséré dans l'office de Complies, qui
          précède le repos du soir. S. Bernard nous en a laissé un éloquent
          commentaire dans les sept homélies qu'il lui a consacrées.
             Le refrain du vers. 9 marque nettement la division en deux
          parties.


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