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PSAUTIER MONASTIQUE
Le Psaume comprend deux parties bien distinctes : une
invitation à louer Dieu (vers. 1-7), un avertissement solennel de
ne manquer ni de foi ni d'obéissance (8-11). Cet avertissement
conserve pour nous toute sa signification. Car, vis-à-vis du
second avènement du Sauveur, dont nous ne savons ni le jour ni
l'heure, et qui doit arriver à l'improviste, nous sommes dans le
même rapport que le peuple d'Israël vis-à-vis du premier.
95 Que tous les peuples rendent hommage au Seigneur —
Ce Psaume est un extrait d'un cantique plus long (I Par. 16),
composé par David à l'occasion du transport de l'arche dans le
tabernacle, ou tente sacrée, qu'il avait fait disposer à Jérusalem
sur le mont Sion. Le titre nous apprend que cet extrait fut
employé dans une circonstance analogue, plusieurs siècles
après, lorsque les Israélites revenus de l'exil construisirent un
nouveau temple et restaurèrent le culte du Seigneur. David s'y
montre spécialement prophète. Déjà il avait entrevu que le vrai
Dieu, si peu connu alors, régnerait un jour sur tous les peuples
de la terre, et cela par le moyen de son Messie et de l'Église
(voy. Ps. 2, 8 ; 21, 28 ; 67, 31 sv.) ; ici, il le voit et l'annonce avec
une netteté, une clarté, qu'Isaïe seul devait surpasser. C'est
justement qu'on a appelé ce psaume un cantique de mission : les
Apôtres feront chanter à tous les peuples aussitôt qu'eux-mêmes
auront entendu de la bouche de leur Maître : « Allez, instruisez
les nations.»
Qu'on publie parmi les nations la grandeur du Seigneur
(vers. 1-8) ; que tous les peuples viennent lui rendre hommage
(7-10) ; que son avènement réjouisse toute la terre (11-13).
96 Le Seigneur vainqueur des idoles et protecteur des
justes — Ce Psaume célèbre le triomphe du vrai Dieu sur les
idoles du paganisme et la protection dont il couvre ses
serviteurs. Il n'a pas de titre en hébreu, et l’auteur ainsi que
l'occasion en sont également inconnus. Le titre qu'il a dans la
Vulgate l'attribue à David, qui l'aurait composé après
l'apaisement de la révolte d'Absalon ; mais cette indication
paraît fautive ; le cantique appartient à une époque plus récente,
probablement au retour de la captivité.
L'instrument de ce triomphe du vrai Dieu et de son jugement
souverain sera le Messie futur ; le Psaume doit donc s’entendre
indirectement de Notre-Seigneur et de sa venue sur la terre, soit
à son premier avènement, soit au second, à la consommation
des siècles.
97 Louange au Seigneur, qui a sauvé son peuple — Ce
Psaume a une grande ressemblance avec le précédent, auquel il
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